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Établie en 2021, cette journée nationale de sensibilisation rend hommage aux milliers d’enfants disparus et aux survivants des pensionnats autochtones à la fin du 19e siècle et au courant du 20e ainsi qu’à leurs familles et à leurs communautés.
Le 30 septembre étant un jour férié, les établissements scolaires et préscolaires marquent cette commémoration nationale un jour plus tôt.
Aux Centres de la petite enfance (CPE), les tout-petits étaient invités à porter un chandail ou un accessoire orange, à la demande de leurs éducatrices, en signe de solidarité et en rappel du principe selon lequel «chaque enfant compte».
Ketty Langlois, directrice du CPE du Sommet, explique que les enfants d’aujourd’hui auront à vivre toute leur vie en société, au contact d’autrui.
Elle affirme que, tout en tenant compte de l’âge et de la capacité de compréhension des tout-petits, «cette journée nous a permis de mettre en avant des valeurs qui font partie de notre quotidien: le respect de soi et des autres, le partage, la solidarité, l’entraide, l’empathie et le vivre-ensemble».
Les différentes activités et les moments de discussion visaient à montrer aux enfants que chaque personne est unique et mérite d’être accueillie, respectée et traitée avec gentillesse.
«Les différentes activités et les moments de discussion visaient à montrer aux enfants que chaque personne est unique et mérite d’être accueillie, respectée et traitée avec gentillesse», insiste la directrice.
Selon elle, la participation des parents à cette démarche de sensibilisation a facilité l’implication des enfants, l’objectif de leur contribution étant de «favoriser la création d’un milieu de vie sécuritaire, inclusif et bienveillant pour tous».
Une lecture de On partage tout ! de Robert Munsch.
Une éducatrice raconte notamment qu’un moment de lecture autour d’un livre portant sur le partage a été organisé pour l’occasion, suivi d’un temps de discussion.
Les enfants se sont montrés intéressés par l’histoire, fait-elle valoir.
«Les petits ont pu faire des liens avec leur quotidien au Petit Voilier et réfléchir à de petites façons de démontrer leur gentillesse envers leurs amis», explique Ketty Langlois.
Lors des discussions ils ont découvert «l’importance de partager, de penser aux autres, de s’entraider et de faire une place à chacun dans le groupe».
Les échanges ont notamment porté sur l’importance de ne pas exclure ni juger une personne en raison de ses différences, mais plutôt de privilégier l’ouverture, le respect et la compassion.
Au-delà de cette journée, la démarche vise ainsi à transmettre, dès le plus jeune âge, des valeurs de respect, d’inclusion et d’empathie.
Pour les éducatrices, ces apprentissages du quotidien constituent autant de petites étapes vers un milieu où chaque enfant, citoyen en devenir, peut trouver sa place, être respecté et se sentir écouté et accepté.
