le Vendredi 2 octobre 2026
le Mardi 29 septembre 2026 7:00 Arts et culture

L’AFCOOP, une coopérative qui soutient le cinéma indépendant

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Dans les locaux de l’AFCOOP. — PHOTO: Margaux Paz Paredes
Dans les locaux de l’AFCOOP.
PHOTO: Margaux Paz Paredes

Dans le cadre de l’Atlantic International Film Festival à Halifax, les membres de l’Atlantic Filmmakers Cooperative (AFCOOP) ont organisé une journée portes ouvertes spécialement pour l’occasion. Un échange qui s’est révélé très enthousiasmant pour la production de films indépendants dans les provinces maritimes.

L’AFCOOP, une coopérative qui soutient le cinéma indépendant
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Type de contenu: Actualités

L’AFCOOP est l’une des plus anciennes coopératives anglophones du Canada, qui encourage la production et la diffusion de films indépendants et d’œuvres audiovisuelles, comme l’a présentée Henry Colin, scénariste, réalisateur et coordinateur des programmes de l’organisme. 

«Nous voulons être une communauté pour les cinéastes, à la fois émergents et établis, afin qu’ils puissent venir ici, trouver un espace pour la communauté et également d’un soutien», a-t-il exprimé. 

Pour ce faire, l’AFCOOP offre plusieurs possibilités.

Tout d’abord, un système d’adhésion permettant aux membres inscrits d’avoir accès à du matériel en location bénéficiant d’une réduction de 75 %.

«L’idée est de faire tomber les barrières à la réalisation de films parce que c’est cher. Et nous voulons simplement que les gens puissent être capables d’aller faire leur art et de ne pas avoir à se soucier des contraintes financières. Donc, nous leur fournissons les services pour pouvoir faire en sorte que cela arrive», a affirmé Henry Colin.

Dans les locaux de l’AFCOOP.

PHOTO: Margaux Paz Paredes

L’AFCOOP propose également à des ateliers de découverte technique et des programmes d’accompagnement à la réalisation tout au long de l’année. Le programme Film 5, notamment, est l’un des plus importants de la région et a produit en 2026 quatre courts-métrages projetés durant l’AIFF.

Pour Henri Colin, il est fondamental de soutenir les cinéastes et de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de talents. D’autant plus qu’il estime aujourd’hui très difficile de réaliser des films au Canada, et ce, particulièrement en Nouvelle-Écosse. 

«Il est très important pour nous d’avoir davantage de voix ici, parce que c’est ce que nous voulons entendre: nous voulons entendre tout le monde.»

Pour autant, il s’est montré très enthousiaste quant à l’évolution actuelle de la représentation de la diversité au cinéma, constatée tant du côté des réalisateurs que des projets eux-mêmes. 

Il a souligné que c’était un point sur lequel ils travaillaient beaucoup au sein de l’AFCOOP, et s’est aussi dit très fier que leur programme ait participé à l’émergence de plus en plus grande de films autochtones dans le paysage audiovisuel au cours des dernières années. 

Il lui semble qu’un événement, tel que l’AIFF, a toute son importance, en particulier dans une ville comme Halifax parce que le festival permet de rassembler la communauté, mais également de rencontrer de nouvelles personnes qui ne connaîtraient pas encore l’organisme et ne seraient pas familières avec leurs films, mais qui pourraient être intéressées par ce qu’ils font et proposent.

Pour lui, s’assurer que cette communauté reste soudée est donc essentiel de nos jours, particulièrement depuis l’annonce des coupes budgétaires du gouvernement de Tim Houston survenue au cours de l’année, dont l’AFCOOP et d’autres organisations similaires ont aussi beaucoup souffert.

D’où tout l’intérêt à «pouvoir continuer à participer et à maintenir ce genre d’événements en vie, afin que nous puissions encore continuer à avoir une présence culturelle à Halifax et en Nouvelle-Écosse.»

Type: Actualités

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