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Chaque année, elle attire plusieurs milliers de visiteurs. Lors de son summum, elle a atteint plus de 15 000 personnes assistant à l’événement.
Lumière se déroule toute en une soirée d’automne sur la rue Charlotte, avec des activités connexes qui arrivent la semaine d’avant partout dans la ville. Cette année, il y eut plus de 20 installations artistiques ayant pour thème central la métamorphose.
Le Courrier a interviewé Lucas Morneau, un artiste terre-neuvien de descendance québécoise, sur son œuvre Imago, un montage vidéo qu’il a créé spécialement pour Lumière en utilisant un mélange de vidéo 4K et de film Super 8.
Cette pièce explore la métamorphose comme allégorie pour le coming out, en juxtaposant des images en 4K de Lucas comme enfant et des images Super 8 de papillons qu’il a pris dans un jardin de papillons dans sa province natale, Terre-Neuve, lorsqu’il était là en visite.
Lucas a choisi cette interprétation du thème parce qu’il travaillait déjà beaucoup avec l’art du drag ainsi que les thèmes queers, mais il voulait «le prendre comme un défi de ne pas travailler avec du drag dans ce projet» en incorporant quand même des thèmes queers.
D’après Paulina Osorio, membre du conseil d’administration de Lumière et un parent au Centre scolaire Étoile de l’Acadie, le festival Lumière a fait ses débuts il y a 16 ans lorsque des artistes de la communauté ont vu la demande pour quelque chose de grand en arts ici au Cap-Breton et donc, ils l’ont réalisé.
Le nom Lumière a été choisi à cause de l’histoire du bilinguisme en Nouvelle-Écosse et du fait que le festival se passe en soirée, où tout est éclairé par des lumières. Le nom signifie, pour Mme Osorio, de «se souvenir qu’il y a encore de la lumière qui brille dans notre communauté, lorsqu’on se rassemble».
Le festival essaye d’avoir le plus de projets de qualité possible, venant d’artistes ou de groupes communautaires, et de les présenter au public gratuitement et de manière accessible.
Selon le parent, l’esprit du festival, c’est «de donner de l’art à toute la communauté, à tout le monde, gratuitement» qui suit leur slogan officiel: Contemporary art in unconventional spaces.
Si quelqu’un veut y participer comme artiste, Mme Osorio recommande de voir leur demande de soumissions, qui se trouve sur leurs médias sociaux et sur leur site Web, chaque année en juin.
