Type de contenu: Actualités
FT: Comment te présenterais-tu en quelques mots?
SSN: Je suis une professionnelle de la collecte de fonds dans les secteurs des services sociaux et communautaires, des soins de santé et des soins palliatifs en Nouvelle-Écosse. Je suis francophile et amatrice des arts et cultures d’ici depuis mon arrivée en 2021.
FT: Où es-tu née?
SSN: Je suis née à Edmonton, en Alberta.
FT: As-tu un lien particulier avec la Nouvelle-Écosse?
SSN: Oui, lorsque j’étais un enfant, je venais souvent passer mes étés en Nouvelle-Écosse à la ferme de mes grands-parents paternels.
FT: As-tu grandi dans une famille anglophone ou francophone?
SSN: J’ai grandi dans une famille uniquement anglophone, j’ai découvert le français à l’école.
Un de mes professeurs m’a encouragée à apprendre le français, car j’avais de la facilité. À l’âge de 17 ans, je suis allée à Jonquière pour participer à un programme d’immersion pour les étudiants qui allaient faire un BAC en éducation. En rentrant chez moi, à Edmonton, j’ai décidé de venir étudier à Québec. C’était le début de mes études en français. Ensuite, je suis retournée à l’Université Laval pour un programme d’immersion de six semaines et tout de suite, en septembre, je suis entrée dans un programme pour anglophones hors Québec. J’ai rapidement réalisé que je n’allais pas apprendre le français si je restais dans ce programme. Je me suis inscrite dans un programme en français en communication publique où quatre ans plus tard j’ai gradué.
FT: Comment ta famille percevait-elle que tu aies cette passion pour la langue et culture française?
SSN: Ils ne comprenaient pas. Encore aujourd’hui, à part apprendre quelques mots, expressions ou phrases simples, il n’y a personne d’autre dans ma famille qui a poursuivi l’apprentissage d’une deuxième langue. Pour moi, c’était comme un appel intérieur. Plus tard, en faisant des recherches généalogiques, nous avons découvert des liens du côté maternel, un cousin québécois francophone. Alexandre Vachon est devenu archevêque à Ottawa. Il a milité et il s’est engagé activement pour les droits éducatifs et culturels des Franco-Ontariens. En 2023, celui-ci a reçu une reconnaissance à titre de personnage historique national.
FT: Qu’est-ce qui te plaisait dans le fait d’apprendre une deuxième langue?
SSN: Ça ouvrait plein d’avenues. Aussi l’une de mes tantes avait hébergé une étudiante venue de France et le fait que je lui parlais un peu en français cela la rassurait. Aujourd’hui encore, nous sommes toujours en contact, et ce depuis plusieurs décennies.
FT: Parle-moi de la joie. Je crois que tu as une anecdote à propos de cette émotion spontanée et intense?
SSN: Lors d’un changement de carrière à l’âge adulte, j’ai poursuivi un certificat à l’Université Royal Roads, en Colombie-Britannique. L’un de mes professeurs m’a posé une question difficile: «Qu’est-ce que la joie?». Durant plusieurs mois, j’y ai réfléchi. J’ai réalisé que, pour moi, c’était de découvrir des nouveaux endroits, des nouvelles langues, l’exploration, et aussi partir à la découverte de l’inconnu.
FT: Y a-t-il un mot en français que tu trouves difficile à prononcer?
SSN: Quenouille.
FT: Quelques mots sur ton travail?
SSN: Ma carrière de collecte de fonds a débuté au Québec, j’ai contribué à de nombreux projets dans différents secteurs. Dans mon travail, on œuvre en autres avec différentes communautés autochtones pour la revitalisation de leur langue, la culture et les liens interpersonnels. Valeur d’équité, d’humanité, d’inclusion.
FT: Que dire de tes coups de cœur côté cinéma et littérature francophones?
SSN: J’ai beaucoup aimé lire La vraie histoire d’Émilie Bordeleau, la série télévisée Les Filles de Caleb. Les films comme La grande séduction et Crazy m’ont plu. Je consomme les médias en français tels que La Presse, Le Devoir et Radio-Canada.
FT: Comment décrirais-tu ta relation avec la langue et la culture françaises?
SSN: Une appréciation, une curiosité, un lien à des gens et des endroits. Cela enrichit ma vie énormément. Je suis tantine, j’ai plusieurs cousins et j’ai un filleul qui est bilingue.
FT: Quels endroits voudrais-tu nous faire découvrir dans la Vallée d’Annapolis?
SSN: Le lieu historique national de Grand-Pré et le vignoble L’Acadie. J’aime bien Annapolis Royal et de même que la région de la Baie Sainte-Marie.
FT: Quelles activités pratiques-tu lorsque tu veux te détendre?
SSN: Le vélo électrique, un nouveau passe-temps. La nature et les activités communautaires. Je suis impliquée avec Rotary International.
Il y a tant à partager avec vous à propos de Stacey, le temps me manque de même que l’espace ici même pour vous dévoiler ses passions et ses nombreux projets.
Pour découvrir Stacey:
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STACEY SCOTT NYKOLYSHYN: spécialiste en collecte de fonds en Nouvelle-Écosse |
Global Philanthropic Canada Spécialiste en collecte de fonds dans les secteurs des services sociaux et communautaires, des soins de santé et des soins palliatifs en Nouvelle-Écosse.
