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La voix de la mer : un film fait par et pour les ressortissants de Par-en-Bas

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De gauche à droite: Shawn Burque, Anika Lirette, François d’Entremont, Yvette d’Entremont, Léo Leblanc, Claude Gaudet, Jacinta d’Entremont, Philippe Cottreau et Karmanda Murphy, tous membres de l’équipe de tournage du film La voix de la mer. — PHOTO: Yvette d’Entremont, Facebook
De gauche à droite: Shawn Burque, Anika Lirette, François d’Entremont, Yvette d’Entremont, Léo Leblanc, Claude Gaudet, Jacinta d’Entremont, Philippe Cottreau et Karmanda Murphy, tous membres de l’équipe de tournage du film La voix de la mer.
PHOTO: Yvette d’Entremont, Facebook

C’est au Centre communautaire de Par-en-Bas que s’est tenue, le vendredi 28 août, l’avant-première du tout premier film de fiction d’Yvette d’Entremont, La voix de la mer.

La voix de la mer : un film fait par et pour les ressortissants de Par-en-Bas
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Type de contenu: Actualités

Enseignante de français de profession, Yvette d’Entremont a endossé plusieurs casquettes au cours de sa vie.

D’auteure-compositrice à dramaturge, elle fait aujourd’hui ses premiers pas dans le monde du cinéma de fiction, comme réalisatrice, avec l’adaptation de La voix de la mer, une comédie musicale qu’elle a écrite et qui est parue en 2013.

La soirée a débuté par une séance photo sur le tapis rouge. Les membres de l’équipe de tournage, les habitants de la région et même le député d’Argyle, Colton LeBlanc, ont répondu présents pour soutenir le film.

Danielle Surette, directrice générale du Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB), a par la suite pris la parole afin d’expliquer l’origine de l’initiative. C’est à la suite d’un appel à projets du CAPEB, lancé sur Facebook, pour une réalisation cinématographique axée sur la culture acadienne que Shawn Bourque, vidéographe, a embauché Yvette d’Entremont pour cette collaboration.

Colton Leblanc, député d’Argyle, aux côtés de Yvette d’Entremont, réalisatrice du film La voix de la mer.

PHOTO: Colton Leblanc, Facebook

Colton LeBlanc a ensuite adressé ses félicitations à l’équipe de tournage. Quelques jours plus tard, dans une publication Facebook, il a décrit la production comme «une belle façon de faire écho au thème du Mois du patrimoine acadien : tisser des liens, célébrer nos voix».

Après les prises de parole, place au film. Les personnages principaux, Simon et Philippe, sont respectivement incarnés par Léo LeBlanc et Claude Gaudet. Ils partagent une relation père-fils et sont des pêcheurs passionnés. Mais le père, ancien marin estropié, ne peut s’empêcher de résister à la voix de la mer.

Le film met en avant avec réalisme le monde maritime en Acadie et est porté par toute la communauté. L’équipe de tournage a ensuite donné une conférence afin d’expliquer brièvement les coulisses du court métrage.

Anika Lirette, mentore du projet à la réalisation et au montage, a présenté la rigueur nécessaire à une telle production.

«Il fallait vraiment travailler l’histoire, puis comme chaque mot, chaque réplique, chaque affaire qui est dans le movie a été pensée», a-t-elle expliqué.

Les spectateurs venus découvrir le film avec impatience sont repartis avec la fierté de voir leur culture acadienne, et plus particulièrement celle des pêcheurs, représentée à l’écran.

«J’ai beaucoup aimé qu’Yvette ait choisi des personnes qui étaient tellement proches de la mer […] leur caractère était tellement honnête, leur caractère était tellement réel», a exprimé Anne d’Entremont, venue assister à la présentation du film depuis Wedgeport.

Un film réaliste et honnête, notamment sur le quotidien des pêcheurs, c’est l’objectif que Yvette d’Entremont souhaitait atteindre avec La voix de la mer.

Il y a une grande solidarité entre les pêcheurs, puis les familles et les gens des communautés côtières. Il y a une résilience, une force qui vient de la mer et qui nous aide à continuer les traditions.

— Yvette d’Entremont

«Il y a une grande solidarité entre les pêcheurs, puis les familles et les gens des communautés côtières, a-t-elle confié. Il y a une résilience, une force qui vient de la mer et qui nous aide à continuer les traditions.»

Au-delà de la représentation des marins, La voix de la mer a brillé par l’incarnation de la culture acadienne à l’écran.

Fière de son patois acadien, Donna d’Entremont, dont le père était également pêcheur, a trouvé que le pari du film était réussi.

«Il faut point perdre notre langage, de nos ancêtres, a-t-elle déclaré. C’est unique à nous autres […] J’ai aimé qu’ils avions eu le monde de Pubnico, et seulement Pubnico.»

La soirée s’est terminée autour d’un buffet, laissant l’occasion aux spectateurs d’échanger sur le film.

Une deuxième présentation a eu lieu le samedi 29 août, et une tournée du film est envisagée afin de le présenter aux différentes communautés acadiennes.

Type: Actualités

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