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«Ne’ata’q offre un potentiel immense pour permettre à la communauté d’apprendre, de cultiver, de se nourrir et de créer des liens. Accueillir des personnes qui possèdent des connaissances et des compétences locales est donc une façon mutuellement bénéfique de faire vivre la forêt nourricière auprès des membres de la communauté et des visiteurs», explique Teresa Quilty, Project Manager de Ne’ata’q.
Une activité qui s’intègre au jardin
Les quatre ateliers se sont tenus pendant les journées habituelles de rencontre et d’entretien du jardin. Cette formule permettait aux membres de Ne’ata’q de participer aux activités créatives tout en offrant aux habitués une expérience différente. Des personnes de passage, des touristes et des amis se sont également joints aux rencontres
Les ateliers permettaient aussi de faire appel à une personne possédant une expertise particulière pour prendre en charge leur dimension éducative et artistique. Les activités étaient conçues à partir des plantes présentes, des besoins du lieu et de ce que les participants observaient sur place.
Certaines rencontres commençaient toutefois par l’entretien du jardin : désherbage, observation et, lorsque le temps était sec, arrosage. Les activités étaient ainsi adaptées à la météo et aux besoins des plantes plutôt que de suivre un programme entièrement fixe.
Les plantes comme source de découvertes
Au fil des rencontres, les participants ont appris à identifier certaines plantes, à découvrir leur histoire et à s’interroger sur leur origine. Les ateliers abordaient notamment les savoirs mi’kmaq liés à certaines plantes ainsi que l’histoire d’espèces introduites d’Europe. Les participants ont également pu goûter certaines plantes comestibles.
L’activité ne se limitait toutefois pas à l’identification des végétaux. Les plantes devenaient aussi des matériaux et des sources d’inspiration artistique, permettant aux membres de Ne’ata’q d’observer leur jardin sous un autre angle.
Calendula, cosmos, feuilles de fougère, pétales de tournesol, hémérocalles et petits fruits, comme les groseilles, ont notamment servi à explorer les couleurs végétales. Un membre de Ne’ata’q a indiqué qu’il reproduisait désormais cette activité avec ses enfants, à partir des roses de son propre jardin.
Les ateliers permettaient également d’associer l’apprentissage du français aux histoires mi’kmaq et acadiennes liées aux plantes et au territoire.
Création d’empreinte végétale.
Créer avec ce que le jardin offre
Les participants ont également utilisé les plantes et d’autres éléments naturels comme matériaux de création. Des étoiles, des poissons, des libellules et des maisons ont ainsi été fabriqués uniquement à partir de matériaux naturels et biodégradables.
Des tiges d’ortie, des fibres d’hémérocalles, du bois de ronce ou encore une branche cassée par le vent provenant du pommier du jardin ont trouvé une seconde vie dans ces créations. Les enfants ont ensuite choisi eux-mêmes leur emplacement dans le jardin.
Ces créations font désormais partie du paysage de Ne’ata’q et évolueront au fil des saisons et des éléments.
Célébrer par le biais de l’art naturel
Entre six et douze personnes ont participé à chacune des rencontres, dont environ un tiers d’enfants. Certaines familles sont revenues à plusieurs reprises, tandis que les membres habituels de Ne’ata’q ont eux aussi participé aux activités.
Les enfants se portaient volontaires pour transporter les arrosoirs et participer au désherbage avant de rejoindre les activités artistiques. Le dernier jour, un petit garçon est arrivé en courant pour demander : « Quelle est l’activité artistique aujourd’hui ? »
Une petite fille, en vacances chez sa grand-mère, a quant à elle demandé à revenir la semaine suivante. Comme elle ne pratique le français que dans le cadre de son programme d’immersion, elle s’est fait une joie de jouer les interprètes pendant l’activité.
Certains moments se déroulaient en français, d’autres dans plusieurs langues. Pour certaines personnes, ces ateliers constituaient une occasion de parler français, une langue qu’elles ont peu souvent l’occasion de pratiquer. Les rencontres ont ainsi favorisé les échanges entre les langues, les générations et les participants.
Les ateliers ont proposé une autre manière de souligner le Mois du patrimoine acadien. Ils ont été rendus possibles grâce au soutien financier de l’Office des affaires acadiennes et de la francophonie.
Le thème du Mois du patrimoine acadien 2026, « Tisser des liens, célébrer nos voix », s’est reflété dans plusieurs aspects des rencontres : apprendre ensemble, transmettre des connaissances sur les plantes, prendre soin du jardin, créer et échanger dans différentes langues.
Pour Ne’ata’q, ces rencontres ont ajouté une dimension éducative et artistique aux activités régulières du jardin, tout en mettant en relation les plantes, les savoirs et les personnes.
