Type de contenu: Récit
Tout a commencé par une cérémonie d’ouverture provinciale à Truro, qui a été représentée par Madame Nicole Bell de la Société acadienne de Torbé.
Par la suite, nous avons également fait notre propre célébration de lever du drapeau acadien devant le siège de notre Municipalité avec notre préfet, Paul Long, notre conseillère, Susan Cashin, et d’autres membres du conseil municipal.
Après quelques mots de M. Long et de notre présidente, Jennifer Delorey, de la Société acadienne de Torbé, nous avons levé notre drapeau avec la foule de nos citoyens et citoyennes chantant notre hymne historique. Un magnifique début du mois qui nous sert à réfléchir sur notre histoire autant qu’à réclamer notre fierté en célébrant notre histoire et notre culture.
Le thème du mois était: «Réclamer notre vie acadienne»! Notre 21e édition du Festival Savalette est ouverte à Port Félix sur le monument de la «Place Savalette» avec un défilé de bateaux devant l’étrave du monument.
Une fois que les discours par la conseillère Susan Cashin et la Société acadienne furent complétés, nos drapeaux ont été levés durant le chant de nos hymnes nationaux. Ce qui a suivi a été une vraie boucle sur notre très belle journée d’ouverture. La troupe de danseuses de La Swing du Suète de Chéticamp nous a présenté un spectacle de danse à claquettes inoubliable sur le bateau du Capitaine Savalette.
Cette danse de notre passé a servi comme un miroir de notre vie torbéenne. Nos pieds nous chatouillaient et nous avons eu la chance de «frapper la place» avec nos danseuses à la salle paroissiale de Port Félix.
Après une délicieuse tourtière préparée par Denise Jourdain et de plats traditionnels préparés par les bénévoles de Port Félix, ç’a été notre tour de «cliquer nos talons» avec les talentueuses membres de La Swing du Suète.
Les participantes et participants communautaires ont pris leur place avec eux et ont dansé comme «le bon vieux temps». Les sourires et les commentaires de toutes et tous étaient touchants. Une autre tradition a été réclamée avec fierté et remplie de belles mémoires.
Avec des comités de jeunes et des aînés très actifs, le Festival a connu un épanouissement incroyable. Des activités pour tous âges se sont présentées durant les quatre jours du festival et chaque événement a connu une augmentation de participantes et participants.
Le nombre de personnes qui assiste à ces activités n’est qu’un moyen de déterminer notre succès. Les autres sont la joie de vivre évidente dans les visages et les commentaires qui les suivent. Que ça soit le carnaval de jeunes, les jeux de cartes, le trivia, le tintamarre, la soirée d’intronisation, la grande foire artisanale, les repas traditionnels, la danse, les conférences, les jeux de baseball ou la course aux canards, tous se sont bien amusés.
Le linguiste québécois Robert Vézina est encore venu nous rejoindre afin de présenter son développement du dictionnaire de la langue acadienne, surtout axé sur le vocabulaire de Torbé. Il a déjà colligé plus de 700 mots et expressions, dont plusieurs ont été recueillis pendant sa visite de quelques jours.
Grâce à plusieurs bénévoles, et beaucoup de temps sur tâche, il est retourné à Québec, content de son temps dans la région avec ses bénévoles de chaque communauté. Comme tous les autres, il a été bien impressionné par toutes les activités, la joie de vivre, la fierté des gens et l’accueil chaleureux qu’il a vécu durant son séjour.
Pour nous, on est en pleine vigueur vers notre réclamation de notre langue et culture et nos célébrations le mettent en évidence. On comprend mieux notre histoire et les injustices du passé, mais on préfère axer notre énergie dans un nouveau commencement, au lieu de vivre en colère par les actions du passé. C’est notre collectivité positive et l’unité qui vont nous servir à avancer dans la lutte vers la réalisation de nos rêves.
Ce qui est clairement mis en évidence est notre besoin urgent pour un espace culturel qui deviendra le centre de nos activités culturelles, de développement de langue, et d’une vie acadienne pour toute la région.
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Réclamer notre culture et notre langue n’est pas facile et cela demande un dévouement complet par tous nos organisatrices et organisateurs. La Société acadienne de Torbé possède une des meilleures équipes, avec dévouement, habileté, vision et détermination, de la province.
Notre futur brille et nos possibilités sont sans limites, et notre succès est réfléchi dans les commentaires de 16 Américains, qui viennent de nous écrire un remerciement et de nous annoncer que chaque individu a déjà fait une demande de citoyenneté. Après 21 ans à venir nous voir chaque été pour notre festival et à faire partie de notre équipe, ils sont prêts!
Le chemin est long, mais notre fierté associée à la réclamation de notre langue et de notre culture en vaut la peine.
Le Quinzou a encore été célébré chez un des plus magnifiques sites au monde : Seawind Landing, à l’Anse à Charlo. Situé sur les rivages de Torbé, une région remplie d’histoire, visitée par Samuel de Champlain en 1607 pour une rencontre avec le capitaine Basque, Savalette et un groupe de Mi’kmaq, l’atmosphère est l’idéal pour un bel après-midi de musique inoubliable.
Notre propre jeune vedette, Kyle Delorey, et le joueur de cuillères, Leo Avery, se sont présentés sur l’estrade avec Mary-Beth Carty, John Pellerin et Jason Roache, qui ont envoyé leur musique à travers l’océan Atlantique. Même les navires au large voulaient nous rejoindre.
Encore, c’était notre musique traditionnelle avec le violon, les cuillères, le piano et la guitare qui nous a remplis de nostalgie, et les chansons de Kyle et Mary-Beth nous ont fait comprendre qui on est.
Un barbecue et des boissons ont assuré que personne ne quitte ayant faim ou soif. Un autre grand succès pour la région de Torbé et nos partenaires Dave et Ann Marie de Seawind Landing.
Nous avons terminé notre semaine de célébrations par un tour sur le bateau, «Get Kracken» avec le capitaine Damien Delorey. Cette excursion autour de notre baie historique a été pleinement appréciée par une vingtaine de participants, qui ont repris les pas des Basques, des Mi’kmaq, de Samuel de Champlain et de nos ancêtres.
Après avoir écouté cette histoire présentée à toutes et à tous à bord, nous avons jeté l’ancre dans une petite anse afin que nos jeunes plongent dans cette eau et explorent une des îles de sucre. Nous avons pêché du maquereau au large, et bien apprécié un barbecue, fourni par notre capitaine et sa famille, avant de visiter le site des vieilles cabanes de nos ancêtres, et ce, avant de compléter le tour de notre belle baie.
Quelle belle journée, quelle semaine, et quelles mémoires! «Get Kacken» est maintenant attaché au quai, mais nos expériences du mois d’août nous ont fourni avec le savoir qu’on est sur la bonne voie et que nos visions sont pleinement partagées par nous toutes et tous.
L’Union fait la force!
