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«Pouvoir leur montrer que, oui, on peut très bien en Nouvelle-Écosse travailler en français»

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L’École Rose-des-Vents. — PHOTO: Facebook de l’École Rose-des-Vents
L’École Rose-des-Vents.
PHOTO: Facebook de l’École Rose-des-Vents

GREENWOOD - Le 25 mai prochain, les élèves de la 10e à la 12e année de l’École Rose-des-Vents feront tourner le restaurant Milestones dans le cadre d’un projet de cuisine entièrement en français. Une belle occasion de pratiquer leur langue tout en découvrant le milieu de la restauration.

«Pouvoir leur montrer que, oui, on peut très bien en Nouvelle-Écosse travailler en français»
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Type de contenu: Actualité

Cette activité proposée par le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) a été organisée par Isabelle Marcotte, conseillère en orientation, et Kathy Stien, agente de développement scolaire et communautaire. 

Revenant sur les origines du projet, Isabelle Marcotte raconte que c’est sa connaissance avec le propriétaire du restaurant Milestones, avec qui elle avait déjà collaboré par le passé, qui les a amenées à lancer ce partenariat pour les élèves de l’École Rose-des-Vents.

L’idée était de faire découvrir à ces derniers le monde du travail en restauration, leur offrant ainsi une expérience pratique et authentique du milieu professionnel.

«Les élèves vont pouvoir vivre au moins deux stations. On n’a pas encore décidé vraiment officiellement des stations, mais c’est sûr qu’il va y avoir comme la manipulation des aliments, la prise des commandes. Je sais qu’il va y avoir quelqu’un qui va faire les breuvages, il y a quelqu’un qui va faire le service, il y en a qui vont faire l’accueil des personnes. Donc c’est ça, les élèves vont être divisés en petits groupes et ils vont pouvoir avoir tous accès à ces stations-là.»

L’autre intérêt du projet était de pouvoir proposer aux élèves une activité entièrement en français, étant donné que le propriétaire du restaurant — tout comme plusieurs de ses employés — est francophone. 

Ainsi, les élèves seront amenés à servir les clients en français, ce qui leur donnera l’occasion de pratiquer la langue en dehors du milieu scolaire.

«Donc de pouvoir leur montrer que, oui, on peut très bien en Nouvelle-Écosse travailler en français et que ce soit vraiment vu de façon positive par la communauté», se réjouit Isabelle Marcotte.

Cette dernière et sa collègue Kathy Stien confient d’ailleurs la grande impatience exprimée d’ores et déjà par les élèves.

«Ils voient ça vraiment comme beau, partage Isabelle Marcotte, comme grand, comme, “Enfin, on peut! Enfin, on va utiliser notre langue!” Parce que c’est ça, dans le fond. Ce qu’on veut vraiment, c’est que les gens puissent se faire servir en français, mais, eux, d’offrir ce service en français, je trouve que ça amène une dimension encore plus grande à ce qu’on peut faire.»

Kathy Stien abonde dans son sens, souhaitant que cela leur apporte aussi de la valorisation et de l’estime de soi.

«Qu’ils peuvent continuer à parler le français par la suite et qu’ils continuent à être fiers d’eux», exprime-t-elle.

«Je veux que les élèves aient le plus de plaisir possible. C’est vraiment ça. Qu’ils en retirent une belle expérience, puis que ça reste avec eux», renchérit Isabelle Marcotte, ajoutant finalement: «J’espère juste qu’ils vont être fiers de rayonner en français dans le restant de leur vie. Il y en a quelques-uns qui ont choisi d’aller étudier en français et je suis vraiment fière de leur choix, et j’espère qu’ils vont continuer à le faire.»

Type: Actualités

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