le Mardi 16 juin 2026
le Mercredi 25 février 2026 11:00 Nos communautés - Clare

Julie Malenfant: «N’importe quelle raison que j’ai de retourner dans cette région, je vais la prendre»

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La marionnettiste Julie Malenfant. — PHOTO: Jonathan Lorange
La marionnettiste Julie Malenfant.
PHOTO: Jonathan Lorange

METEGHAN - Aurores Théâtrales, un projet de l’Association des théâtres francophones du Canada (ATFC), a invité Julie Malenfant en résidence artistique à Clare pour y enseigner la marionnette à gaine.

Julie Malenfant: «N’importe quelle raison que j’ai de retourner dans cette région, je vais la prendre»
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Type de contenu: Actualité

Récemment installée dans la région, la jeune artiste se livre sur ce nouveau projet et d’autres opportunités qui se profilent à l’horizon.

«La vie s’est juste ouverte à moi», exprime Julie Malenfant, qui se dit très épanouie depuis son arrivée au Nouveau-Brunswick, en décembre dernier.

En effet, elle confie avoir reçu rapidement des propositions théâtrales à Caraquet et à Moncton, notamment grâce au soutien de ses amis.

«La vie m’a été super généreuse dans les derniers mois.»

C’est dans ce contexte qu’est arrivée sa participation aux Aurores théâtrales, où on l’a invitée à animer un atelier de fabrication de marionnette à gaine à des adolescents de l’École secondaire de Clare.

Elle leur montrera surtout comment concevoir la tête de la marionnette, puis son corps, et souhaite également organiser un vernissage et des présentations.

L’artiste exprime déjà un grand emballement, se réjouissant particulièrement de pouvoir apporter sa contribution à Clare, une collectivité qui lui est très chère.

«J’aime beaucoup la communauté. C’est des gens vraiment accueillants, vraiment gentils», s’enthousiasme-t-elle, ajoutant plus loin: «N’importe quelle raison que j’ai de retourner dans cette région-là, je vais la prendre.»

Julie Malenfant confie que cette expérience sera une première pour elle. En effet, si la jeune artiste a déjà enseigné, elle explique que cela ne s’était pas fait dans les mêmes circonstances, car elle travaillait avec des participants plus âgés, une durée d’atelier et du matériel différents.

«Originellement, je souhaitais enseigner des marionnettes en tête de latex, mais c’est un processus qui peut prendre plus de deux semaines. Puis, puisque je suis avec les élèves pour un temps limité, ça va être du papier mâché à partir de carton pour les têtes. Donc c’est un différent temps de préparation.»

De ce fait, elle raconte qu’elle est actuellement en train de réaliser des essais avec le papier mâché pour s’assurer que cette méthode fonctionne.

«Il y a toujours le risque, à cause que c’est un matériel organique, que ça moisisse. Donc, c’est ça, j’ai fait des échantillons. C’est un peu comme un test scientifique.»

Aussi passionnée que soit Julie Malenfant par l’univers de la marionnette, elle s’avoue toutefois tout autant surprise que ravie de l’intérêt qu’il suscite.

«Je pense qu’il y a un engouement pour la marionnette parce qu’on a des choses à dire et on a besoin d’un bouclier. Puis, j’ai découvert des vraiment bons marionnettistes dans les élèves les plus gênés. Quand c’est pas nous qui revendiquons, c’est plutôt la marionnette qui revendique, on dirait que ça ajoute un degré de séparation à notre personne.» 

«Ça, c’est ma théorie. Ça se peut que c’est vraiment juste parce qu’on est tanné de toujours être sur des écrans, puis on souhaite travailler quelque chose d’un petit peu plus tactile. Mais, je pense également [qu’] on vit dans un monde où on a besoin de dire des choses.»

Pour sa part, elle raconte: c’est lorsqu’elle avait 19 ans qu’elle est tombée sous le charme de cette pratique artistique, à la suite d’une rencontre avec Hélène Ducharme, directrice artistique du Théâtre Motus de Longueuil, venue enseigner la mise en scène de la marionnette aux candidats à la maitrise, alors qu’elle étudiait à l’Université d’Ottawa.

«J’ai ramassé une marionnette, puis tout a fait du sens. C’est là où j’ai commencé à me former en manipulation, puis, plus tard, en fabrication.»

C’est avec cet intérêt, qui n’a cessé d’évoluer au fil du temps, qu’elle souhaite profiter de cette période à Clare pour développer des projets personnels entre ses ateliers.

À ce sujet, elle travaille actuellement avec le collectif Le Cahier et le théâtre populaire d’Acadie sur le spectacle Bubble Gum, un texte de Mara Saulnier mis en scène par Ludger Beaulieu, attendu en avril, ainsi que sur la préparation de représentations scolaires avec l’artiste Stacy Arseneault.

Aujourd’hui, finalement bien installée dans la région et face à tous ses nouveaux projets qui l’attendent, Julie Malenfant se dit émerveillée de la vie qu’elle mène désormais.

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