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La cinéaste Natalie Robichaud, réalisatrice de Trécarré : à la source du son de la Baie Sainte-Marie.
Au programme, pas moins de 57 évènements, dont 47 films et 24 projections, le tout à un rythme ahurissant durant six jours où la joie de vivre était des plus présente.
Dans cette chronique je vous invite à découvrir la cinéaste Natalie Robichaud ainsi que l’auteure-compositrice-interprète québécoise Vaëlle.
Natalie Robichaud est bien connue pour son engagement communautaire dans la région de Clare. Toutefois, je vous la présente ici en tant que réalisatrice de son premier film professionnel.
QUESTION-RÉPONSE avec Natalie
FT: Pourrais-tu te décrire en cinq mots?
NR: Curieuse, optimiste, sérieuse, passionnée et geek.
FT: Est-ce que tu pourrais brièvement me parler de ton film? Quelle a été l’inspiration pour ton documentaire?
NR: Mon film aurait également pu être un livre. C’est vraiment un travail de recherche au sujet des musiciens de Clare, un projet sur lequel je travaillais depuis plusieurs années. Le film tente de répondre à la question: pourquoi est-ce qu’il y a autant de musiciens à la Baie Sainte-Marie? En faisant mes recherches, je suis tombé sur un article qui parlait du Trécarré. Ça m’a donné un cadre pour raconter l’histoire de ce film.
Mon inspiration, c’est la relève, les jeunes musiciens et les musiciens du futur. Mon souhait, c’est que la Baie Sainte-Marie reste un bastion de la musique et des arts en Acadie.
FT: Où pouvons-nous visionner ton documentaire?
NR: Je regrette vraiment que je [n’aie pas pu] être là [en personne] en raison de mon horaire chargé du moment. J’aime beaucoup ce festival. Il combine deux de mes choses préférées: la nourriture et le cinéma.
Je suis vraiment honoré qu’ils aient choisi Trécarré.
Le film est sur le site web de l’ONF.
Jeudi soir, après une journée bien remplie, j’ai eu le grand plaisir de découvrir Vaëlle, une étoile musicale de la ville de Québec. Colorée, vibrante et chaleureuse, elle nous a proposé ses compositions musicales et a interprété quelques chansons de différents univers musicaux, tels que le pop/indie.
J’étais ravie d’entendre des interprétations de chansons francophones. Certaines m’ont séduite à nouveau, car elles me rappelaient des évènements ou de beaux moments vécus.
QUESTION-RÉPONSE avec Vaëlle
FT: Pourrais-tu te décrire en quelques mots?
V: Curieuse, enfant colorée, penseuse professionnelle.
FT: Que représente pour toi l’invitation à l’évènement les Étoiles de Montréal?
V: Une des plus belles parties du métier d’artiste est de pouvoir aller à la rencontre des gens partout sur la planète et de connecter à l’aide d’une langue universelle: la musique. Qu’on m’invite à venir partager une petite parcelle de mon univers à un évènement mettant en lumière la créativité et le savoir-faire du Québec est un honneur que je porterai longtemps dans mon cœur!
FT: Quelle fut ton impression à titre d’artiste francophone d’avoir participé à cet évènement consacré à la gastronomie et au cinéma?
V: J’ai eu l’occasion d’échanger avec beaucoup d’anglophones des provinces maritimes et d’ailleurs lors du festival, et tout le monde m’a démontré une curiosité — presque amoureuse pour certains — envers la langue française, qu’ils la parlent ou non. Je pense que cette même curiosité habite tout ce qui entoure le festival, autant dans les découvertes culinaires, artistiques et cinématographiques que dans les rencontres humaines qu’on peut y faire. Cet heureux (et parfois improbable) mariage de cultures, de saveurs, de passions et d’arts m’a tellement inspirée.
FT: Quel souvenir gardes-tu de ton expérience à Devour?
V: Si je me fie au deuil qui m’habite depuis mon retour, je dirais que tous les souvenirs que j’en garde sont extrêmement heureux. L’accueil plus que chaleureux que les gens m’ont offert ainsi que l’ouverture et la créativité qui émane de tous les pores du festival ont été une vraie classe de maitre sur comment mener une vie remplie de sens et de beau. Je repars le cœur (et l’estomac) nourri et franchement inspiré de toute l’équipe de Devour.
Sur une note plus culinaire, je me dois de faire une mention au Poutine Smackdown pour une raison très québécoise: quel CADEAU que de découvrir les interprétations néoécossaises d’un grand classique de chez nous! J’ai adoré!
FT: Qu’est-ce qui t’a le plus surpris à propos de ta visite en Nouvelle-Écosse?
V: Ce n’était pas ma première visite en Nouvelle-Écosse, mais c’était toutefois bel et bien ma première visite à Wolfville. C’était mon premier spectacle dans la province.
Ma plus grande surprise: ne jamais vouloir en partir. Je vous savais chaleureux et je connaissais vaguement vos merveilleux paysages maritimes, mais je ne m’attendais pas à trouver en Wolfville une communauté si créative, forte et épanouie. Également, au risque de me répéter, j’ai été franchement étonnée et séduite par l’intérêt porté à la francophonie — et à mes chansons! Merci pour l’amour, et à bientôt, magique Nouvelle-Écosse!
Compte Instagram de Vaëlle.
Quant à moi, mon expérience fut multisensorielle et unique. Durant cinq jours, j’ai visionné plusieurs films et documentaires. J’ai fait de magnifiques rencontres avec des gens d’ici et d’ailleurs venus à la rencontre de cinéastes, chefs cuisiniers, sommeliers et chanteurs.
J’ai eu le privilège de converser avec maints restaurateurs, d’assister à une table ronde avec Lesley Chesterman et ses invité(e)s. Durant cet évènement, le balado Salt Lick a été enregistré devant public. Le lendemain matin, plusieurs auteures de livres de cuisine se sont réunies pour nous faire part de leurs expériences créatives de même que leurs inspirations.
Au fil des jours, mes papilles gustatives ont été choyées par l’originalité et les saveurs inoubliables créées par les chefs invités.
Pour conclure le festival, Dwayne Dopsie & the Zydeco Hellraisers, nous ont charmés et éblouis. Il est maintenant temps de se reposer!
