Type de contenu: Récit
Telle l’ambiance générale de son univers musical, la voix qui me parvient au téléphone au début de ma conversation avec Jacques Surette apparaît aussitôt comme authentique et dépouillée de toute superficialité.
N’ayant jamais encore eu l’occasion d’échanger avec ce jeune artiste déjà très apprécié du paysage néo-écossais, j’ai été agréablement surprise de la sincérité, mais aussi de la maturité, avec laquelle il répondait à mes questions.
Ainsi, il m’a raconté que la tournée allait s’étaler sur une couple de semaines, jusqu’au 8 octobre, le trio ayant pour projet de rencontrer les publics de Suisse, France et Belgique.
L’idée de cette expédition européenne est venue à la suite du lancement de son dernier album Les vieux chapeaux, sorti en octobre 2025 et présenté à son auditoire canadien à l’automne passé.
D’Ottawa à Québec, sans oublier de nombreux passages sur les terres acadiennes, le chanteur m’a confié avoir été satisfait de la réception des salles et avoir eu «beaucoup de fun à faire ça».
Il semblait donc heureux de réitérer l’expérience dans un autre contexte, le trio se produisant surtout dans le cadre de festivals, et auprès d’une autre audience.
«Ça va être intéressant de présenter ça dans un autre bout du monde», a-t-il exprimé, tout en soulignant que ce ne serait pas la première fois qu’il se rendrait en Europe non plus.
«Ça fait tout le temps plaisir de retourner», s’enthousiasmait-il alors, avant d’ajouter qu’il n’avait cependant encore jamais visité Paris, tout comme le drummer et violoneux, Léon Stuart, et qu’ils étaient tous les deux «beaucoup excités pour ça».
Car, outre l’intérêt du voyage et de découvrir de nouveaux paysages, pour Jacques Surette, peu importe le lieu où on le parle, le français est une langue universelle, l’essentiel demeurant que l’on puisse se comprendre, échanger ensemble des histoires et des chansons.
J’ai rencontré beaucoup de différentes personnes à travers de l’Europe, pas juste des fans, des autres artistes et tout que je suis encore en contact avec, et puis ça fait des liens pour la vie, puis c’est ça qu’est la magie de la musique, ça t’apporte partout.
D’où l’importance pour lui de faire découvrir son univers à travers le monde, que son audimat soit francophone ou anglophone, et de lui «amener des différents trucs dans les oreilles.»
De la même manière que chaque voyage qu’il fait lui apporte de nouvelles idées.
«Voir des différents pays, et puis des différents landscapes, et puis tous des stuffs comme ça, vraiment, ça inspire, moi, et puis le restant de la gang pour continuer, puis créer des différents morceaux de musique», a-t-il affirmé enjoué, avant d’ajouter plus loin: «J’ai tout le temps des projets qui sont en train de rouler dans ma tête.»
Ainsi, confiant que tout allait bien se passer tant qu’il restait dans un bon état d’esprit, le départ imminent, Jacques Surette partageait avec moi finalement son envie de tisser de nouveaux liens, et de mettre en commun sa culture avec ces autres coins du monde.
«Le français, c’est universel», assurait-il encore une fois.
Tout comme la musique. Une dernière idée que je lui soufflai à l’oreille avant qu’il ne s’envole, et qu’il ne manqua pas d’approuver, un sourire sur les lèvres, ainsi que j’osais me l’imaginer.
