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«Mon business, c’est vraiment régler des problèmes», affirme l’homme d’affaires de longue date. «C’est juste que tu as plus de gens dans ta circonscription que tu as de clients.»
Bourgeois est le premier à être élu dans la nouvelle circonscription, la plus petite de la province. En entrevue, il est souvent revenu sur des préoccupations concrètes: les chemins, le service cellulaire, le tourisme, et la pêche.
«Ça fait depuis 1992 qu’il y a un groupe qui essayait d’avoir sa propre circonscription ici», dit-il, qualifiant son élection de «plus qu’un honneur». Il se donne de deux ans et demi à trois ans pour faire du siège «un avantage qu’on n’avait pas avant».
M. Bourgeois affirme qu’il dispose de son premier mandat pour démontrer que cette circonscription constitue un atout pour la région.
Si je pouvais le faire mieux d’un petit pourcentage, je dirais que j’ai fait un bon job. Puis s’ils me disent que rien n’a changé, je serai déçu.
Il compte s’occuper de dossiers provinciaux qui profitent aussi à sa région, à la manière d’un ministre qui sert toute la province. «On est tous un groupe», dit-il du caucus progressiste-conservateur.
La création de la circonscription n’a pas fait l’unanimité, explique-t-il: certains résidents des Margaree ou de Pleasant Bay voyaient leurs communautés comme ajoutées à un découpage pensé d’abord pour les francophones de Chéticamp.
«On va essayer d’amener ça tout comme un groupe, français, anglais, peu importe», souligne t-il. Les communautés se connaissent déjà, ajoute-t-il: «On est une circonscription […] on devrait faire sûr qu’on peut tous travailler ensemble.»
Quand on lui demande ce qu’il compte accomplir que les anciens députés de la région ne pouvaient pas, il répond qu’il est encore tôt, mais évoque ses connaissances locales:
«Si quelqu’un me pose une question au sujet de la région, je n’ai pas besoin de faire un appel ou deux pour comprendre. Je le sais déjà.»
Il parle du Cabot Trail, la pêche au saumon dans la Margaree, qui attire des visiteurs des États-Unis et d’Europe, et du potentiel hivernal de la motoneige.
Le Cap-Breton est souvent la seule région des environs à avoir de la neige. Il raconte avoir guidé un groupe des Îles-de-la-Madeleine qui veut déjà revenir, et dit pouvoir attirer des touristes francophones dans une région où «ils parlent leur langue comme chez-eux».
De meilleurs chemins, selon lui, garderaient ces visiteurs à Chéticamp plutôt qu’à Whycocomagh ou Baddeck.
Les portes sont ouvertes; ça dépend comment gros on va les ouvrir.
Pour le service cellulaire, il attribue le problème aux infrastructures, débordées l’été par les touristes et les travailleurs de l’usine de crabe, et rappelle que le dossier relève en grande partie du fédéral.
«C’est l’argent du peuple […] on ne peut pas faire des merveilles», souligne-t-il, tout en suggérant d’ajouter des antennes ou de les rendre plus puissantes.
Il raconte que la pêche «amène de 85 à 90 millions par année» par les quais du coin, soit près d’un milliard de dollars sur une douzaine d’années.
«Il faut se faire sûr que, même si on est petit, qu’on ait un retour de notre argent», rappelle-t-il, en pensant aux quais et aux chemins vieillissants.
Il revient à une priorité: «être là pour tous les résidents d’un bout à l’autre.» La petite taille de la circonscription devrait, selon lui, lui en laisser le temps. Il invite déjà à un suivi plus tard, «avec de l’expérience, pas juste avec ce que je pense qui va arriver».
