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le Vendredi 5 mai 2023 7:00 Actualités thématiques

Un retour sur la vie de l’historien Régis Brun et son apport à l’Acadie

Régis Brun au bord de la mer. — PHOTO - Wikipédia
Régis Brun au bord de la mer.
PHOTO - Wikipédia
Régis Brun, Acadien de souche, est né en 1937 à Cap-Pelé, au Nouveau-Brunswick. L’Acadie en général a cessé de respirer quand Régis s’est éteint, le 14 juillet 2015, à l’âge de 77 ans. Quelque sept ans après cette perte irremplaçable, le Courrier a décidé de faire un retour sur la vie de Régis Brun et son apport à l’Acadie.

Une autre image de Régis Brun.

PHOTO - Simon Ouellette

M. Brun a passé quasiment tous ses parcours académiques en Acadie, sa terre natale. Après ses études primaires et secondaires dans sa région, il décroche son baccalauréat en histoire à l’Université de Moncton, en 1970. Après le baccalauréat, il s’est rendu en Europe, particulièrement à Londres où il a fait des études en archivistique. 

Il a fait son retour à Moncton non seulement pour travailler, mais aussi pour faire une étude à la maitrise en histoire, qui a été bouclée en 1988. S’il était toujours connu comme un historien et romancier, le webzine Astheure l’a décrit comme « un chasseur de documents, d’artefacts et d’informateurs, un auteur prolifique et une véritable encyclopédie humaine ». Ces qualificatifs ne sont pas des cadeaux, car le passé acadien de plusieurs générations est connu partout dans le monde grâce aux documents d’archives de M. Brun.

M. Brun a connu l’histoire de l’Acadie comme le fond de sa poche, comme s’il avait vécu toutes les périodes de cette histoire. D’ailleurs, en raison de son amour et de sa passion de l’histoire acadienne et du fait qu’il était un mentor de l’histoire et du patrimoine national, il fait souvent l’objet de source d’informations pour de nombreux chercheurs qui s’intéressent à l’étude acadienne. Il a travaillé pendant de longues années pour le Centre d’études acadiennes. Il a aussi collaboré sur plusieurs projets de recherche, dont la découverte de l’habitation canadienne. 

En tant que chasseur de documents, M. Brun a grandement contribué aux collections du Centre d’études acadiennes Ansèlme Chiasson et du Musée acadien de l’Université de Moncton. En ce sens, après sa mort, HommageNB a écrit sur son site que « Régis nous a laissé non seulement son œuvre comme écrivain et comme historien, mais également des documents d’archives qui ont servi à jeter un nouvel éclairage sur le passé acadien. »

Parmi ses ouvrages, on peut citer le roman La Mariecomo (1974), De Grand-Pré à Kouchibougouac (1982), Cap-Lumière (1986), La Ruée vers le homard des Maritimes, qui était son mémoire de maitrise en 1988, Les Acadiens à Moncton : Un siècle et demi de présence française au Coude (1999) et Les Acadiens avant 1755, paru en 2003. 

M. Brun a été dans tous les coins du monde en quête de documents d’archives concernant le peuple acadien. C’est pour ces raisons que de vibrants hommages pleuvent après sa mort et que son nom reste encore une référence pour tous ceux et toutes celles qui s’intéressent à l’Acadie et son histoire. 

Il s’est impliqué à fond non seulement dans les activités liées à l’Acadie, mais aussi il a assisté et contribué aux grandes transformations qu’a connues la société acadienne, laisse croire Clint Bruce, directeur de l’Observatoire Nord/Sud, qui a eu une entrevue avec l’historien avant sa mort. 

Selon le chercheur de l’Université Sainte-Anne, M. Brun « a participé aux premiers efforts de la Société historique acadienne, grâce à ses trouvailles documentaires et aux interprétations originales qu’il en proposait. » 

Si aujourd’hui on parle de Régis Brun au passé en raison de sa mort, il reste néanmoins présent dans les esprits de plusieurs Acadiens de souche et ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’Acadie.