le Dimanche 28 mai 2023
le Vendredi 24 mars 2023 8:00 Actualités provinciales

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse veut mettre de l’ordre dans la pisciculture

L'activité de la pêche en Nouvelle-Écosse. — PHOTO - Francopresse
L'activité de la pêche en Nouvelle-Écosse.
PHOTO - Francopresse
Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse vient d’arrêter le développement des nouvelles fermes piscicoles dans les mers avant d’effectuer une évaluation minutieuse sur les côtes.

Steve Craig, ministre des Pêches et de l’Aquaculture en Nouvelle-Écosse.

PHOTO - Page Facebook du ministre

Ledit gouvernement, par l’entremise du ministère des Pêches et de l’Aquaculture et représenté par le ministre Steve Craig, veut mettre d’abord un terme à la classification côtière avant de donner l’accès aux nouvelles entreprises voulant s’y adonner à la pêche. 

Selon le gouvernement, beaucoup d’entreprises sont intéressées à exploiter les mers néo-écossaises. Cependant, ce travail cartographique doit se terminer d’abord avant qu’elle ait cet accès. 

Une classification des zones côtières se fera en trois parties avec un code de couleurs – vert, jaune ou rouge – en fonction de leur niveau d’élevage commercial de poissons à nageoires.

Ce projet de classification côtière, entamé par le gouvernement cette année, devrait durer trois ans. Un budget de 3,65 millions de dollars est disposé pour sa réalisation. 

Cette classification est sous les responsabilités du Centre de recherche appliquée marine, un organisme indépendant du gouvernement de la Nouvelle-Écosse.

Au terme de ce projet, la cartographie côtière pour l’aquaculture en Nouvelle-Écosse sera aussi disponible. Cette carte présentera de fil en aiguille les zones qui sont scientifiquement appropriées aux enclos à filet ouvert, pour une meilleure pêche.  

Les demandes d’exploitations piscicoles qui sont déjà en cours doivent suivre le processus qui existe. Selon M. Craig, ils ont le droit de passer par le système jusqu’à la commission d’examen de l’agriculture pour une décision. 

Selon le ministre des Pêches et de l’Aquaculture, sur les 13 000 kilomètres de côtes en Nouvelle-Écosse, il serait surpris qu’un millier d’entre eux soit adapté aux environnements de poissons marins. 

Si aujourd’hui personne ne connait le nombre de kilomètres qui sont appropriés pour la pêche, grâce à cette évaluation par le Centre, le gouvernement et les entreprises d’aquaculture auront une meilleure idée.

À rappeler que les mers de la Nouvelle-Écosse représentent une source intarissable de poissons et de fruits de mer pour des pêcheurs et de grandes entreprises. Les fruits de mer de cette province maritime, dont le homard, sont considérés par plusieurs comme étant parmi les meilleurs. D’ailleurs, ils se vendent partout dans le monde. Les grandes compagnies investissent beaucoup d’argent dans la pêche dans cette province maritime. 

Il y a Cooke Aquaculture qui possède des élevages de saumon dans diverses régions, dont la baie de Fundy près de Digby et à Halifax. Cette entreprise multinationale néo-brunswickoise compte dépenser 122 millions de dollars afin de moderniser ses opérations en Nouvelle-Écosse pour les cinq prochaines années. 

On ne saurait oublier le Centre de recherche et d’innovation sur la qualité du homard (CRIQH), créé par l’Université Sainte-Anne, dont le but est d’améliorer la valeur du homard pour les pêcheurs, les transformateurs, les exportateurs et les consommateurs de la Nouvelle-Écosse. 

Selon une entrevue que Kenneth Deveau a accordée au Courrier, il y a quatre mois de cela, le CRIQH contient à sa disposition des installations ultramodernes dans le laboratoire de ladite université, situé au Centre de recherche marine (CRM) du campus de Petit-de-Grat. 

Si les fruits de mer et les poissons représentent l’une des plus grandes richesses de la Nouvelle-Écosse, aujourd’hui, le gouvernement souhaite mettre de l’ordre dans ce marché florissant.