le Mardi 7 février 2023
le Lundi 19 Décembre 2022 8:15 | mis à jour le 10 janvier 2023 10:05 Nos communautés - Isle Madame

Un troisième livre pour Gabriel LeBlanc

Gabriel Leblanc, auteur du nouvel ouvrage Les remèdes acadiens de mon Isle Madame.  — PHOTO(S) - Vanessa Roy-Savoie
Gabriel Leblanc, auteur du nouvel ouvrage Les remèdes acadiens de mon Isle Madame.
PHOTO(S) - Vanessa Roy-Savoie
Gabriel Leblanc est bien connu dans la région de Richmond. Son troisième ouvrage, qui explore les remèdes naturels de l’Isle Madame, est disponible depuis peu.

Gabriel Leblanc (Babs) est un bon raconteur. Il est aussi très fier de ses racines acadiennes et il a une passion pour l’histoire et la langue française. 

Il a enseigné à l’École de Petit-de-Grat, celle d’Escousse et l’École secondaire d’Arichat. Ensuite, il a passé 10 ans à l’Université Sainte-Anne. 

M. Leblanc a commencé à écrire après avoir pris sa retraite. Il a travaillé deux ans sur son plus récent ouvrage, Les remèdes acadiens de mon Isle Madame, qui est sortie vers la fin novembre.

Gabriel Leblanc, auteur du nouvel ouvrage Les remèdes acadiens de mon Isle Madame. 

Dans ce nouvel ouvrage, M. Leblanc voulait rendre hommage aux sages-femmes et aux remèdes utilisés par celles-ci. Les sages-femmes agissaient autrefois un peu comme des médecins. Elles passaient beaucoup de temps avec les malades, mais aussi avec les femmes enceintes qui donnaient naissance, les malades et les mourants. Les sages-femmes concoctaient des « potions avec différentes plantes ». 

M. Leblanc raconte : « Beaucoup de pilules que tu attrapes aujourd’hui à la pharmacie, ils te disent, si ça travaille pas, viens me voir dans 3-4 jours. Les potions de ma grand-mère, si tu y croyais, ça travaillait ! »

Il fait d’ailleurs le lien entre les Acadiens et les Mi’kmaq, qui avaient cette connaissance des plantes. Les deux peuples utilisaient les ressources naturelles pour guérir ou pour soulager les douleurs. 

M. Leblanc dit à la blague : « Ça faisait la même chose que ce qu’ils nous vendent aujourd’hui à la pharmacie, mais c’était 100% naturel. C’était des tonics, fait à base d’alcool et de plantes ». 

Lorsque l’auteur me parle d’un remède, à base d’œuf et de rhum, qui avait pour but d’ouvrir l’appétit, le mien disparaît immédiatement, en imaginant la sensation de l’œuf cru descendant le long de mon œsophage.  

Il faut dire qu’il y a beaucoup de femmes de sa famille qui sont impliquées dans la santé. Sa grand-mère était elle-même une sage-femme. L’une de ses filles travaille au foyer de personnes âgées ainsi que l’une de ses petites-filles. 

L’Isle Madame, comme plusieurs autres régions acadiennes, est une petite communauté, un peu éloignée, où on ne retrouve pas d’hôpital avec tous les services. C’était donc bien pratique de connaître les remèdes et de savoir concocter des potions avec des plantes. 

« Icitte, à l’Isle Madame, on a une grande variété de plantes et d’ingrédients qui poussent parce qu’on est un archipel, avec un climat moins froid qu’au Nord ou sur les terres saintes, dit-il. Les autochtones venaient d’ailleurs collectionner des plantes ici pendant l’été. Et si ce n’était pas des autochtones, nous [Acadiens] n’auraient peut-être pas survécu ici. »

Dans le même ordre d’idée que son premier ouvrage, Mon Isle Madame – une histoire acadienne, et son second, La tradition orale de mon Isle Madame – Le conte acadien», M. Leblanc écrit ses livres en pensant aux gens de sa région, surtout aux plus jeunes. 

D’ailleurs, deux de ses livres ont pour couverture des illustrations faites par des élèves de l’École Beau-Port. 

Il trouve important que les jeunes de l’Isle Madame puissent se reconnaître, ou avoir des référents régionaux quand ils lisent ses livres. 

Il est en train de léguer un héritage significatif aux gens de l’Isle Madame. 

Où trouver ses livres ?

L’auteur est publié par les Éditions de la Francophonie, maison d’édition qui est basée à Caraquet, au Nouveau-Brunswick. Ses livres sur le site de l’éditeur ou sur l’Isle Madame à La Goélette à Pépé, qui est la station d’essence et café, ou au centre communautaire La Picasse.