le Samedi 3 Décembre 2022
le Mardi 1 novembre 2022 11:00 Actualités provinciales

L’humain est-il à l’abri de la grippe aviaire ?

Les canards sont l’une des espèces les plus susceptibles de transmettre la grippe aviaire.  — PHOTO(S) - de gracieuseté (ministère des Ressources naturelles et des Énergies renouvelables)
Les canards sont l’une des espèces les plus susceptibles de transmettre la grippe aviaire.
PHOTO(S) - de gracieuseté (ministère des Ressources naturelles et des Énergies renouvelables)
Il y a moins d’un an, la Nouvelle-Écosse a annoncé que la grippe aviaire a été détectée sur son territoire. Pour mettre les points sur les i concernant cette maladie, le Courrier a contacté le ministère des Ressources naturelles et des Énergies renouvelables.

Jean-Philippe Giroux – IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

La grippe aviaire est une maladie qui se propage facilement et rapidement parmi les volatiles qui forment des volées, surtout les oiseaux migrateurs. 

La province a signalé en février qu’une bernache du Canada dans la région de Grand Désert de la municipalité régionale de Halifax a été infectée par la maladie. 

« Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher sa propagation, car elle peut avoir des conséquences dramatiques sur les populations d’oiseaux sauvages et domestiques », précise Elizabeth Walsh, biologiste de la région de l’est du ministère responsable. 

Quelque 100 cas confirmés de la grippe aviaire ont été signalés parmi les oiseaux sauvages en Nouvelle-Écosse, d’après les données du Réseau canadien pour la santé de la faune (RCSF). 

Il n’y a aucun cas positif en province touchant l’humain et le risque est très faible.

Elizabeth Walsh, biologiste de la région de l’est de la Nouvelle-Écosse. 

Prévention et risques

Mme Walsh exhorte les Néo-Écossais à ne pas nourrir des oiseaux sur leur propriété pour éviter la propagation entre oiseaux qui se rassemblent. 

Le sous-type hautement pathogène H5N1 du virus se transmet à l’humain, d’où l’importance de rester vigilant en manipulant les animaux. 

La province rappelle aux chasseurs et trappeurs de ne pas manipuler ou manger la chair d’une volaille qui semble atteinte d’une maladie ou qui est morte de causes inconnues. 

« Nous sommes donc encouragés à éviter tout contact avec des oiseaux malades ou morts et à éviter tout contact avec les fluides des oiseaux tels que le sang, les excréments, la salive ou les sécrétions », explique Mme Walsh. 

Il est fortement recommandé de laver ses mains et ses vêtements si l’on croit avoir approché et touché un animal infecté. 

Les comportements de l’oiseau peuvent servir de signes d’avertissement : de la difficulté à marcher, voler, tenir la tête haute, ne pas avoir le réflexe de s’envoler face à un humain qui s’approche, etc. 

Malgré ces indices, le virus est généralement plus répandu parmi les oiseaux aquatiques comme les canards noirs qui sont asymptomatiques.  

Une montée de cas

La biologiste précise qu’il ne s’agit pas d’un nouveau phénomène, mais « l’étendue de ce que nous voyons dans cette souche est plutôt nouvelle ». 

Les virus responsables de la grippe aviaire (type A) ont été identifiés pour la première fois en 1955, quoique les premières découvertes de ce type de grippe datent de plus d’un siècle. 

En date du 25 octobre, le RCSF dénombre 1 447 échantillons positifs suspects et confirmés, principalement en Ontario, au Québec, en Saskatchewan et en Alberta.  

Mme Walsh invite les Néo-Écossais qui soupçonnent d’avoir été en contact avec un oiseau ou un animal infecté à communiquer avec le ministère des Ressources naturelles et des Énergies renouvelables.