le Samedi 3 Décembre 2022
le Lundi 3 octobre 2022 8:01 Acadie et Francophonie

Une séance d’information pour créer des ponts

Les participants de la séance d'information à la Galerie Le Trécarré, le 21 septembre, pour connaître davantage sur les programmes des organismes invités à l’événement.  — PHOTO(S) - Jean-Philippe Giroux
Les participants de la séance d'information à la Galerie Le Trécarré, le 21 septembre, pour connaître davantage sur les programmes des organismes invités à l’événement.
PHOTO(S) - Jean-Philippe Giroux
Des organismes québécois ont visité trois communautés acadiennes en mi-septembre pour échanger avec les organismes francophones de la Nouvelle-Écosse et développer des partenariats.

Jean-Philippe Giroux – IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Le Centre de la Francophonie des Amériques (CFA), les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ) et le Bureau du Québec dans les Provinces atlantiques étaient au rendez-vous pour présenter leurs services et programmes d’aide financière, entre autres. 

Les délégations ont visité des régions acadiennes d’Halifax, d’Argyle et de Clare du 19 et le 21 septembre, grâce au soutien de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse. 

Il était important pour Selwa Abou-el-aazm, chargée de projets du programme Développement de carrière de LOJIQ, de venir à la rencontre des Néo-Écossais francophones pour mieux comprendre leurs besoins.

Selwa Abou-el-aazm, chargée de projets du programme Développement de carrière des Offices jeunesses internationaux du Québec (LOJIQ). 

« Même si aujourd’hui beaucoup de choses se font de façon virtuelle, on le sait : il faut venir se rencontrer », insiste-t-elle. 

Elle dit que sa visite a pour but de souligner toutes les possibilités d’échanges entre le Québec et le reste du Canada. 

Une grande partie des programmes de LOJIQ sont destinés aux résidents québécois, mais Mme Abou-el-aazm insiste sur le fait qu’il y a des occasions pour les Néo-Écossais de se tourner vers eux afin de vivre une nouvelle expérience de travail. 

Il y a notamment des possibilités d’échange interprovincial pour des stagiaires en entrepreneuriat ou en affaires qui souhaite suivre un mentorat et une formation en dehors de leur province d’origine. 

C’est aussi une manière de faire découvrir les autres provinces aux Québécois, qui méconnaissent parfois les communautés francophones du pays. 

« C’est de se dire que ça peut faire une différence d’avoir une expérience jeunesse avec d’autres milieux [du Canada] », lance-t-elle. 

La rencontre de travail en Clare s’est tenue le 21 septembre à la Galerie Le Trécarré, au Rendez-vous de la Baie. 

Le Bureau du Québec dans les Provinces atlantiques a également présenté ses programmes d’appui aux organismes francophones lors de cette séance.

Sonia Bertrand, conseillère en communication du Centre de la francophonie des Amériques. 

 

Découvrir les francophonies 

La troisième présentation de la journée a mis en lumière les ressources et services du CFA. 

Ce dernier a comme mission de tisser des liens avec les francophones et francophiles des Amériques et faire connaître ses outils. 

« On trouve ça très important de faire ces contacts-là », mentionne Sonia Bertrand,  conseillère en communication du CFA. 

L’un des outils du centre est la Bibliothèque des Amériques, avec un catalogue virtuel de plus de 15 000 livres numériques d’auteurs d’expression française. 

Il permet à des francophones dans des régions desservies comme la Nouvelle-Écosse d’avoir accès gratuitement à des œuvres littéraires, notamment des contes, des romans et des livres de recettes. 

Mme Bertrand raconte que, lors de sa visite, elle a rencontré des gens bien impliqués qui sont fiers de leur communauté et de leur appartenance à la francophonie. « Le degré d’engagement est extraordinaire », constate-t-elle.  

Quelque 1,53 % des membres canadiens du CFA sont de la Nouvelle-Écosse.