le Samedi 3 Décembre 2022
le Mardi 27 septembre 2022 7:00 Actualités provinciales

Hého : le « réseau francophone de Halifax »

Valentin Alfano, contributeur de Hého, et Marion Cousin, coordinatrice de la programmation du Conseil Communautaire du Grand-Havre.  — PHOTO(S) - Jean-Philippe Giroux
Valentin Alfano, contributeur de Hého, et Marion Cousin, coordinatrice de la programmation du Conseil Communautaire du Grand-Havre.
PHOTO(S) - Jean-Philippe Giroux
Plus besoin de se perdre sur le Web pour se retrouver. Les francophones et francophiles de la région de Halifax ont finalement un lieu désigné pour réseauter.

Jean-Philippe Giroux – IJL – Réseau Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Des membres de la communauté francophone de la municipalité régionale d’Halifax (MRH) se sont rencontrés au centre-ville, le 15 septembre, pour le lancement officiel du réseau Hého. 

Ce dernier est un site Web communautaire créé dans le but de faciliter le réseautage entre les Haligoniens d’expression française. 

Les membres de la communauté francophone de région de la capitale ne sont toujours pas dotés d’un centre de la francophonie au centre-ville. 

La croisée des chemins 

Comparativement à un réseau social comme Facebook, les utilisateurs qui ont recours à Hého sont certains d’y retrouver exclusivement des informations concernant ce qui se passe dans leur coin de pays. 

« Le but, ce n’est pas de remplacer un réseau social, un annuaire ou autre chose, explique Valentin Alfano, contributeur de Hého. C’est un endroit qui va distribuer là où les gens vont aller et là ce dont les gens ont besoin. » 

Les créateurs de Hého voulaient s’assurer que le réseau soit une ressource qui évite de jouer au favoritisme pour présenter le plus d’informations possible. 

« On est vraiment là pour présenter ce qu’il y a, pas forcément pour mettre en avant l’un par rapport à l’autre, contrairement aux médias sociaux où, maintenant […] c’est des algorithmes qui font qu’une personne plus puissante va être plus présente qu’une autre », affirme Marion Cousin, coordinatrice de la programmation du Conseil Communautaire du Grand-Havre. 

Hého peut servir d’outil pour des francophones nouvellement arrivés dans la MRH qui souhaitent réseauter et s’intégrer, ajoute-t-elle. 

Au lieu de chercher pour des informations éparpillées sur divers réseaux sociaux et site Internet, les francophones pourront maintenant consulter un seul endroit. 

Du papier au numérique

Hého est l’héritier du document papier Franco qui réunissait tout ce qui se passait dans la communauté francophone de Halifax. 

Le but était de l’avoir en version numérique pour aider les francophones à trouver des ressources sur la francophonie régionale. 

Pour ce faire, l’équipe de Hého utilise la technologie de l’entreprise NationBuilder, plateforme permettant de constituer des communautés actives de gens, surtout en politique. 

« On s’est dit qu’on pouvait détourner un peu l’usage de ça pour mobiliser des communautés de langues », raconte M. Alfano. 

Des membres de la communauté francophone de la région municipale d’Halifax se sont rassemblés autour d’un verre et des dégustations le 15 septembre au Bulwark Cider House. 

Plusieurs informations

Hého présente des publications et des informations sur les actualités francophones de Halifax. 

Il inclut également un répertoire d’événements et un espace d’échanges pour que les internautes puissent en apprendre davantage sur ce que les autres font professionnellement. 

« On se rend compte qu’il y a des gens qu’on pensait connaitre et, quand on va sur Hého, on remarque que leur description, c’est tout autre », constate M. Alfano. 

Quatre personnes dans la communauté ont été ciblées afin d’agir à titre d’influenceurs afin de faire vivre la plateforme en y ajoutant du contenu pertinent à la communauté. 

Il y a presque deux ans, l’équipe de Hého a commencé à développer sa plateforme. Même si le lancement a eu lieu, il reste encore certaines étapes de conception à terminer. 

« On veut vraiment faire les choses petit à petit, voir comment ça se passe et comment les gens réagissent », lance Mme Cousin.