le Lundi 26 septembre 2022
le Mardi 23 août 2022 7:00 | mis à jour le 23 août 2022 7:51 Acadie et Francophonie

Célébrations du 15 août dans la Municipalité régionale de Halifax

Festival Quinzou à Halifax — PHOTO(S) - Lucien Comeau
Festival Quinzou à Halifax
PHOTO(S) - Lucien Comeau
HALIFAX - Le spectacle de musique du Festival Quinzou a déclenché les célébrations devant plus de 3000 spectateurs au Grand Parade, à Halifax, suivi par la fête à l’Acadie de Chezzetcook et la levée du drapeau à la résidence du lieutenant-gouverneur, Arthur LeBlanc, du 12 au 15 août 2022 pour célébrer la Fête nationale de l’Acadie.

Il vise à soutenir l’avenir de l’Acadie tout en créant une célébration qui sera appréciée par les Acadiens, francophones, touristes et membres d’autres communautés.

Les spectacles prennent toujours de l’ampleur et sa visibilité augmente auprès de la population chaque année. 

Sonia Losier, maitresse de cérémonie, a commencé la soirée en invitant plusieurs dignitaires à prendre la parole. Ceux-ci étaient, entre autres, l’ainé Autochtone Alan Knockwood, Colton LeBlanc, ministre des Affaires acadiennes et de la Francophonie, Paul Boucher, président du CCGH, Martin Théberge, président de la Société nationale de l’Acadie, Lena Diab, membre du Parlement ainsi que les conseillers municipaux de Halifax, Pam Lovelace et David Hendsbee. 

Tous ont valorisé la communauté acadienne et lui ont souhaité une belle Fête nationale de l’Acadie. 

La soirée a commencé avec Weldon & Josée Boudreau, suivi par les autres artistes : Jacques Surrette, Ça Chante Encore, Ryan Boudreau, Maxim et Gervais Cormier, Serena Wu, Morgan Toney, et Keith Mullins. Le violoniste en vedette, Ashley MacIsaac, qui a des racines acadiennes a clôturé la soirée. 

À chacun leur tour, les artistes ont sauté et ont chanté sur l’estrade à la joie de la foule. Ce fut une représentation qui démontra bien la fusion et l’amitié entre la culture acadienne, mi’kmaq et écossaise.

Le directeur artistique du festival, souhaite augmenter la visibilité des artistes acadiens et convaincre les communautés de travailler ensemble pour mieux représenter la musique acadienne de la Nouvelle-Écosse. 

Avec espoir, il espère aussi réaliser de plus grands évènements avec des artistes de partout, notamment de la France, de la Louisiane, des maritimes et du Québec. 

« Mon point de vue sur tout cela est que je suis plus enthousiaste à l’idée de m’interroger sur ce que la culture acadienne peut devenir et d’avoir une pollinisation croisée entre les autres cultures de la région que de m’accrocher à un seul aspect de ce qui a fait de la culture ce qu’elle est aujourd’hui », explique Maxim Cormier. 

La meilleure façon de se rappeler comment prononcer le nom du Festival Quinzou est de le faire rimer avec l’expression quinzou (15 août). En anglais, elle sonne comme can do, démontrant l’attitude de l’organisation pour améliorer la célébration annuelle d’année en année. 

Le jour de la fête de l’Acadie fut choisi lors de la toute première convention nationale, à Memramcook en 1881, journée de l’Assomption et fête catholique de la Vierge Marie. 

L’abbé Marcel-François Richard contribue aussi à l’adoption de l’Ave Maris Stella comme hymne national des Acadiens et du tricolore étoilé comme drapeau de l’Acadie. 

Depuis plus de 400 ans, les Acadiens sont présents sur le territoire de la province et se sont donc intégrés à la communauté. Aujourd’hui, ils contribuent à l’économie, à la culture, à la vie politique et à l’éducation de la province, comme tous les autres Néo-Écossais. 

Encan de pain

L’Acadie de Chezzetcook – site du Musée Historique Acadien 

Et oui, même dans les petites communautés acadiennes, on célèbre la Fête nationale de l’Acadie. Du 13 et 14 août, les membres de la communauté de Chezzetcook s’est rassemblée pour faire des fêtes de cuisine avec divers musiciens comme Eastern Ridge. 

De plus, il y a eu des peintures au visage et des ballons artistiques pour les enfants ainsi que des démonstrations de barattage et du décorticage de coques. 

On parle aussi dernièrement d’une apparition soudaine sur le terrain du Musée de la cloche de l’ancienne église de la paroisse Saint-Anselme construite en 1894. Est-ce un fantôme qui proteste contre la fermeture de l’église, un site historique et un lieu de rassemblement communautaire qui, en collaboration avec la communauté mi’kmaq depuis 1740, ont établi la paroisse ?

Un mystère qui évolue toujours, car la communauté attend toujours des clarifications du diocèse catholique quant au résultat et à disposition finale de l’église, du presbytère et de la salle communautaire. 

Lever du drapeau à la résidence du lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse 

Le 15 août, Arthur LeBlanc a levé le drapeau acadien pour attirer l’attention sur la richesse de l’histoire, du patrimoine et de la culture du peuple acadien. 

Il souligne également les contributions des Acadiens à l’identité collective en tant que Néo-Écossais et en tant que Canadien. 

« Depuis maintenant 140 ans, nous nous rassemblons le 15 août pour rendre hommage à nos ancêtres acadiens, raconte-t-il. On leur attribue des innovations dans le domaine de l’agriculture qui a permis aux colons de cultiver dans les zones côtières où les marées sont les plus hautes au monde. Les Acadiens ont aussi bâti de solides rapports avec les communautés mi’kmaq. Grâce aux enseignements de ces dernières, ils ont appris à survivre dans des conditions climatiques difficiles. »

« Quand je parle avec les gens ici et là dans la province, je comprends que ces valeurs sont universelles, poursuit-il. Les choses qui me rendent fier d’être Acadien sont aussi celles qui me rapprochent de tous les gens de la Nouvelle-Écosse. Et c’est peut-être là le plus beau cadeau que l’on puisse recevoir. » 

L’histoire des Acadiens est aussi marquée par des périodes d’oppression et de discrimination, la plus importante étant celle de la Déportation des Acadiens. Durant cette grande épreuve, les Acadiens ont conservé leur identité et fait preuve d’une force de caractère extraordinaire devant tant de cruauté.