le Samedi 13 août 2022
le Vendredi 8 juillet 2022 8:00 Nos communautés - Clare

Soirée de réseautage en Clare lors de la Journée canadienne du multiculturalisme

De gauche à droite : le Dr Sukhdip Singh, Aïcha Dabo, Rose Madden du CBDC, André LeBlanc du CDÉNÉ, et Yalla Sangaré — PHOTO(S) - Richard Landry
De gauche à droite : le Dr Sukhdip Singh, Aïcha Dabo, Rose Madden du CBDC, André LeBlanc du CDÉNÉ, et Yalla Sangaré
PHOTO(S) - Richard Landry
COMEAUVILLE - Le 27 juin soulignait la Journée canadienne du multiculturalisme. Une soirée de réseautage a eu lieu au Club de golf à Comeauville, permettant à trois immigrants de la communauté de discuter de leurs expériences suite à leur arrivée dans la région. Il y a eu également une table ronde devant des gens de la communauté.

La Communauté accueillante de Clare (CAC) a organisé des activités du 24 au 27 juin pour souligner l’occasion. La table ronde a permis à Dr Sukhdip Singh, dentiste résidant de Meteghan, à Aïcha Dabo, enseignante à l’École Joseph-Dugas, et à Yalla Sangaré, professeur à l’Université Sainte-Anne, d’expliquer leur parcours menant à leur arrivée en Clare.

L’activité était organisée avec la collaboration du Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ), représenté par le gestionnaire André LeBlanc, et du CBDC représenté par la gestionnaire Rose Madden.

Les panélistes, le Dr Sukhdip Singh, l’enseignante Aïcha Dabo et le professeur Yalla Sangaré

Ces panélistes ont eu l’occasion de présenter leurs premières impressions de la région de Clare lors de leur arrivée, d’expliquer leurs défis et réussites dans la communauté locale, d’exprimer leurs opinions sur l’établissement de petites entreprises locales et d’aborder le sujet de l’immigration qui crée des avantages économiques.

Aïcha Dabo est originaire de la Guinée (Conakry) en Afrique de l’Ouest. En passant par Montréal, à son arrivée au pays en 1999 en tant qu’étudiante, et ensuite par Toronto, elle est arrivée en Nouvelle-Écosse comme enseignante en 2015.

Elle élève sa famille avec son mari. « J’ai vu juste des arbres quand je suis arrivée », raconte-t-elle.

Elle est arrivée à Meteghan et, au début, se donnait un an avant de repartir. Maintenant, non, elle ne veut pas aller ailleurs.

Elle a travaillé d’abord avec le personnel enseignant à l’École de Par-en-Bas. « Mes enfants rencontrent les enfants d’ici, explique-t-elle. Nous nous sentons bien en Clare. Je me sens valorisée dans les petites communautés. Je n’ai pas eu de problèmes d’intégration, mais j’ai connu des problèmes avec la langue. Je demande de répéter, et ça va bien après ça. »

Yalla Sangaré est professeur et directeur du département des Sciences administratives à l’Université Sainte-Anne. Il a travaillé avec plusieurs organismes acadiens de la Nouvelle-Écosse. Il réside en Clare depuis 22 ans, ayant vécu au Mali, en France, au Burkina Faso, au Togo et en Haïti. Il a fait ses études au Lycée Alexandre-Dumas à Port-au-Prince, à l’Université de Montréal et à l’Université d’Ottawa.

Il a noté comment il est arrivé dans la région et son interaction avec la communauté, avec son épouse et son fils qui jouait du hockey, ce qui leur a donné l’occasion de rencontrer bien des gens locaux. « La diversité, c’est un plus, selon lui. C’est une valeur ajoutée avec les perspectives différentes. Les gens pensent qu’en ville, tout est là. Le défi pour attirer les immigrants, c’est d’empêcher l’attrait à la ville. On a une mine d’or ici en Clare. Les jeunes veulent faire du travail de bureau au lieu de devenir entrepreneurs. Ici, il y a des possibilités. J’y vois une rétention, de plus en plus de gens entrepreneurs. »

Le Dr Sukhdip Singh est venu de l’Inde. Il a complété ses études en chirurgie dentaire à la Manipal University en 2010. Il est dentiste ici depuis 2018 et réside à Meteghan avec son épouse et leurs deux fils. Il dit être tombé en amour avec la région et a décidé d’inscrire ses fils à l’école du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) pour qu’ils apprennent à apprécier la culture locale.

Il a eu l’appui du dentiste Michel Comeau qui lui a présenté des gens de la région. Il ne savait même pas comment conduire un véhicule, puisqu’il n’en a pas vécu l’expérience en Inde. Il a raconté comment il est très facile d’ouvrir une entreprise au Canada alors qu’en Inde, ça prendrait au moins 10 ans.