le Samedi 13 août 2022
le Mercredi 6 juillet 2022 8:00 Santé

Des cliniques en milieu rural pour faire face à la crise des opioïdes 

  PHOTO - Hal Gatewood
PHOTO - Hal Gatewood
Nova Scotia Health a annoncé, début avril, la création de trois cliniques satellites  de traitements de troubles liés à l’utilisation d’opioïdes (TUO) dans l’ouest de la Nouvelle-Écosse en vue de soigner les personnes dépendantes plus près de leur communauté.

IJL – Réseau Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Ces cliniques ont ouvert leurs portes dans les hôpitaux de Digby, Shelburne et Yarmouth, trois points centraux pour les communautés rurales environnantes. Dans le passé, les personnes voulant suivre des traitements de TUO devaient voyager à Kentville, soit à 1 h 30 en voiture de Digby et à 2 h 30 de Yarmouth et Shelburne.

« Notre objectif [est] de fournir des services de santé de qualité et une accessibilité rurale aux traitements », explique Victoria Dixon, travailleuse communautaire en charge du programme de traitement aux opioïdes.

Elle dit que Nova Scotia Health a constaté des problèmes d’équitabilité par rapport à l’accès à ces services, incluant des soins en santé mentale, dans le sud-ouest.

La travailleuse communautaire remarque que les nouvelles cliniques ont créé un « changement important » pour les personnes à la recherche de traitements. « Ça ouvre la porte également aux clients n’étant pas capables de voyager, en raison des obstacles au traitement, qui sont maintenant en mesure de se faire soigner pour la première fois », ajoute-t-elle.

Elle précise que ces nouveaux centres offrent des services similaires à ceux des grandes villes en province et que les clients peuvent recevoir un « même niveau de soins » à n’importe quelle clinique de Nova Scotia Health.

Victoria Dixon, travailleuse communautaire en charge du programme de traitement aux opioïdes

PHOTO - Courtoisie

En outre, la pandémie de la COVID-19 a entraîné le virage vers le virtuel de certains services de soins, permettant d’effectuer plusieurs consultations à distance. Mme Dixon dit que ces options permettent aux clients en dehors des plus grands centres de faire, par exemple, un rendez-vous en personne une fois par mois et de rencontrer un professionnel de la santé le reste du temps.

La province signale 28 décès depuis janvier 2022 liés à une intoxication présumée ou confirmée aux opioïdes. En 2021, un total de 39 personnes avaient perdu la vie pour la même raison.

En dehors des cliniques 

Dans le cadre de son programme Take Home Naloxone, Nova Scotia Health Authority (NSHA) a publié en ligne une carte interactive incluant toutes les pharmacies où il est possible de se procurer une trousse de naloxone, un médicament administré en moment de crise pour renverser les effets des substances sur le corps.

Mme Dixon mentionne qu’il est à l’avantage à tout le monde d’avoir une trousse de naloxone à leur portée, au cas où quelqu’un faisait un overdose. « Même si tu n’utilises pas des opiacés, tu pourrais connaître quelqu’un ou tu pourrais entrer en contact avec quelqu’un qui en utilise », développe-t-elle.