le Samedi 13 août 2022
le Mercredi 6 juillet 2022 8:52 Communautaire

Caroline Arsenault, le visage des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse

Caroline Arseneault, présidente de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse — PHOTO(S) - Courtoisie
Caroline Arseneault, présidente de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse
PHOTO(S) - Courtoisie
Mère, fonctionnaire et bénévole engagée dans sa communauté, Caroline Arsenault est l’une des personnalités acadiennes ayant marqué notre communauté au fil des dernières années. Originaire du Nouveau-Brunswick, elle siège à la présidence de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse (FPANÉ) depuis 4 ans. Grâce à son implication communautaire et son lourd bagage professionnel, elle a su mettre au-devant de la scène les préoccupations de familles acadiennes.

Diana Ombe — IJL — Réseau Presse — Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Qu’est-ce qui vous a motivé à faire du bénévolat au sein du FPANÉ ? 

Je suis mère de deux enfants. Quand ces derniers ont commencé l’école, j’ai décidé de faire du bénévolat au sein du comité d’école consultatif de leur institution. À travers ce groupe, nous avons fondé un comité d’action des parents pour réclamer l’ouverture d’une nouvelle école au centre-ville d’Halifax. À cause de cet engagement, j’ai commencé à collaborer avec le FPANÉ avant de rejoindre l’organisme. Depuis 2018, je suis la présidente de l’organisme et je travaille sans relâche pour l’amélioration les conditions des élèves francophones de la Nouvelle-Écosse. 

Comment votre expérience professionnelle a-t-elle influencé votre engagement communautaire ? 

J’ai déménagé à Ottawa pour mon emploi et c’est là que j’ai commencé à travailler sur les dossiers relatifs aux langues officielles. En travaillant pour l’ancien député fédéral Mauril Bélanger, j’ai été marqué par son enseignement et son travail. Cela a influencé le reste de mon cheminement. En apprenant davantage sur les langues officielles et les réalités des communautés vivant en situation minoritaire au Canada, j’ai décidé d’apporter ma pierre à cet édifice. 

Vous nous avez dit que votre situation familiale vous a outillé pour prendre ces responsabilités. En quoi cela fut-il un atout ? 

J’ai grandi avec des parents qui se sont beaucoup impliqués au sein de leur communauté. Ils faisaient du bénévolat auprès des instances sportives, communautaires et même paroissiales. Ils ont été de vrais modèles pour moi en grandissant. 

Quelles sont les difficultés auxquelles vous avez été confrontés ? 

Au sein du réseau de parents, il faut s’organiser et mobiliser un maximum de parents pour faire entendre nos revendications au plus grand nombre. Cependant, les parents n’ont pas toujours le temps, compte tenu de leur agenda très chargé. Nous avons donc généralement du mal à obtenir un taux élevé de participation. Tout de même, la Fédération est très choyée d’avoir une équipe efficace et proactive, qui travaille intensément pour faire avancer les dossiers. 

Quels sont les enjeux sur lesquels le FPANÉ travaille en ce moment ?

En ce moment, le FPANÉ continue sa collaboration avec le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) pour le développement de la Loi sur l’éducation acadienne et francophone. En parallèle, nous essayons de poursuivre les avancées sur le dossier de la petite enfance. Grâce à notre coopération avec le CAPENÉ (Centre d’appui à la petite enfance de la Nouvelle-Écosse), nous voulons que le gouvernement reconnaisse l’importance d’avoir un système géré par la communauté francophone. Par ailleurs, nous continuons la production d’outils et de ressources pour aider les parents. 

Pour vous, quel mot symbolise le mieux la notion de communauté ?

C’est difficile d’avoir un seul mot. Je préfère, en général, les notions de communauté. Dès lors, je dirais le rassemblement, la collaboration et même le partage. 

Quel est votre mot ou expression acadienne préféré ?

Tcheu harias, ou quel embêtement. Je l’utilise pour exprimer la complexité de certains projets ou situations du quotidien. 

Quelle est votre définition d’une Acadienne ?

Pour moi, il s’agit de toute personne qui a un sentiment d’appartenance et d’attachement à l’Acadie. Une Acadienne a un sentiment d’appartenance au lieu, à la culture, aux traditions et au potentiel de l’Acadie et des personnes qui y habitent. 

Caroline Arseneault avec son fils

Caroline Arseneault avec sa fille

Caroline Arsenault et sa famille