le Dimanche 3 juillet 2022
le Jeudi 23 juin 2022 9:00

Bio Courrier de la NE – Mélodie Jacquot-Paratte

Mélodie Jacquot-Paratte, pigiste pour Le Courrier de la N.-É. — PHOTO - Facebook
Mélodie Jacquot-Paratte, pigiste pour Le Courrier de la N.-É.
PHOTO - Facebook
HALIFAX - Je m’appelle Mélodie Jacquot-Paratte et je suis originaire de la Vallée d’Annapolis, dans le petit village de Grafton (si vous ne savez pas où cela se trouve, c’est normal — c’est un coin très tranquille).

J’ai fait mon parcours scolaire au CSAP à l’école Rose-des-Vents, à Greenwood, et ensuite je suis partie étudier différentes choses un peu aléatoires : théâtre, enseignement de l’anglais langue seconde et, finalement, la photographie, plus spécifiquement l’édition de photos. 

J’ai travaillé dans ce milieu, à Moncton, durant plusieurs années où j’ai pu participer à plusieurs activités artistiques, dont des soirées poésies et des présentations de monologues théâtrales à Moncton et à Montréal dans le cadre de la Fierté. J’ai pu créer des expositions visuelles combinées avec des levées de fonds pour des organismes caritatifs de la région, etc. Bref, je sais m’occuper. 

Je suis revenue en Nouvelle-Écosse, mais cette fois-ci dans la région de Halifax, en 2016. J’ai pu découvrir avec un nouvel œil la province et une communauté que je ne connaissais pas beaucoup. Entre mon travail au Francofest (festival des cultures francophones à Halifax) et la création de la campagne « J’aime right ton accent » avec le Conseil Jeunesse provincial ainsi que la mise en place des premières pièces du théâtre franco-bilingue le Théâtre DesAssimilés, j’ai pu faire ma place dans un endroit bourdonnant d’énergie créative. 

J’ai commencé à écrire pour le Courrier de la N.-É. lorsque j’ai découvert que le Comité de l’Alliance LGBTQ+ de l’école Mer et Monde avait remporté un prix important pour tous leurs efforts et initiatives. À l’époque, je m’étais dit qu’il était important de partager cette nouvelle de notre communauté à la fois francophone et queer, deux communautés qui me tiennent grandement à cœur. 

Ensuite, et grâce à l’encouragement de l’ancienne DG du Courrier, Amber d’Entremont, j’ai créé la chronique « On groove dans mon salon ». Elle est sortie de l’envie de créer une chronique musicale pour faire connaitre de nouveaux artistes néo-écossais qui créent en français, mais d’une façon plus accessible et amusante. En tout cas, cela m’amuse de l’écrire ! 

Les articles et entrevues que j’ai pu produire pour le Courrier durant la dernière année sont basés sur une idée simple : il existe des gens incroyables, impressionnants, inspirants et extrêmement doués qu’on ne connait tout simplement pas. Mon but est de les présenter, de les laisser s’exprimer et de les faire briller. 

L’article qui m’a le plus marqué… c’est difficile à dire, mais je crois que c’est celui qui a fait la couverture du Courrier cette année sur Mylène Thériault qui partait pour la compétition de Miss Canada. Les pageants, ce n’était pas mon sujet de prédilection, mais l’entrevue que j’ai faite avec Mylène Thériault (qui a ensuite donné l’article) était fascinante, touchante et inspirante. Je ne m’attendais pas du tout à parler de son expérience de survivante d’abus sexuel. Cela m’a surprise et réellement rendue émotive de voir une personne aussi ouverte et prête à en parler pour aider à prévenir et déstigmatiser cet enjeu. 

Enfin, tout cela pour dire que pour moi, une communauté, c’est un groupe de personnes qui fait vivre des valeurs, des échanges et une vision active d’un futur positif.