le Dimanche 3 juillet 2022
le Vendredi 27 mai 2022 17:56 | mis à jour le 30 mai 2022 7:55 Actualités thématiques

Pas de Colonie de jeunesse acadienne en Clare cet été

Réanne Evans, présidente des Dames patronnesses de la CJA. — Crédit : Richard Landry
Réanne Evans, présidente des Dames patronnesses de la CJA.
Crédit : Richard Landry
POINTE-de-l’ÉGLISE – La Colonie de jeunesse acadienne de Clare (CJA) souhaitait reprendre ses camps de jour cet été pour les jeunes acadiens de la région. Ce ne sera cependant pas possible puisqu’elle n’a pas réussi à embaucher les six moniteurs/ monitrices nécessaires pour organiser la programmation et la sécurité pour les camps. Le Gouvernement fédéral, par son programme de Fonds d’été Canada, n’a pas accordé pour un deuxième été les fonds nécessaires pour embaucher le personnel pour l’été.

« Nous avons le cœur brisé d’être obligées d’annuler nos activités cet été. Cependant, afin de garantir la sécurité de nos campeurs et la qualité de notre programmation, il est impossible d’offrir nos camps de jour à l’heure actuelle », a dit Réanne Evans, présidente des Dames patronnesses de la CJA qui organise l’activité depuis 1968. Les camps ont été annulés en 2020 à cause de la pandémie. La CJA voulait reprendre ses activités aux yourtes installées sur le chemin du phare à la Pointe- de-l’Église.

Depuis 1968, donc, les enfants d’âge scolaire participaient à des camps de vacances pour se rapprocher au grand air, à la langue française et à la culture acadienne locale, surtout au début à l’ancien camp situé au Lac-à-Victor. Au cours des dernières années et jusqu’en 2019, les camps avaient lieu aux yourtes. Chaque année, les camps étaient organisés avec l’appui du Gouvernement fédéral qui permettait d’embaucher quatre moniteurs et du Gouvernement provincial qui permettait d’en embaucher deux autres. La province a accordé ses deux moniteurs cet été, mais ce n’est pas suffisant pour organiser les camps qui sauraient répondre aux besoins des jeunes. Il faut six moniteurs pour assurer la programmation et la sécurité des jeunes.

La demande a été soumise en 2022 par les services municipaux des Loisirs en partenariat avec les Dames patronnesses. Les Loisirs allaient s’occuper des camps cet été. Une demande semblable avait aussi été soumise en 2021 par les Dames patronnesses, mais elle avait aussi été refusée par le Gouvernement fédéral.

À l’origine formée comme groupe de femmes en 1962, cet organisme œuvre à la promotion de la langue française, de valeurs communautaires et de la culture acadienne parmi les jeunes de la région. Elles organisent et mènent le camp d’été CJA depuis 1968. La découverte de la nature et la célébration de la langue et de la culture acadiennes demeurent une priorité pour les organisateurs des camps. Il s’agit de l’un des rares camps de jour de langue française en Nouvelle-Écosse, et le seul camp de jour à temps plein dans la municipalité de Clare.

La Colonie Jeunesse Acadienne (CJA), un camp d’été pour les enfants acadiens et francophones, existe grâce au dévouement des Dames patronnesses de la CJA, un organisme sans l’origine formée comme groupe de femmes, cet organisme œuvre à la promotion de la langue française, de valeurs communautaires et de la culture acadienne parmi les jeunes de la région. Elles organisent et mènent le camp d’été CJA depuis 1968.

Crédit : Gilles Maillet

Les camps accueillaient récemment entre 15 à 30 jeunes par jour pendant une période de dix semaines. Les nombreuses activités comprenaient des jeux amusants, divers ateliers et des

sports avec des invités spéciaux bénévoles selon le thème de la semaine. Les jeunes habitaient dans les yourtes et devaient constamment être surveillés, surtout lors des sorties à la piscine, à la plage et ailleurs.

Les inscriptions pour le maximum de 30 jeunes sont pour une période d’une semaine (5 jours). Il y a d’habitude une moyenne de 20 jeunes par semaine. Il y a souvent des jeunes qui reviennent d’une semaine à l’autre, donc il s’agit d’un service de garde pour les parents dans le besoin. Il y a parfois des participants de l’extérieur de Clare.

C’est vraiment malheureux estime Natalie Robichaud, directrice générale de la Société acadienne de Clare. « La CJA a tenu la barque depuis 1968 pour en arriver ici. Un camp français est tellement important pour une communauté de langue officielle minoritaire, non seulement pour les services de gardes d’enfants, mais pour le développement de l’identité acadienne et de leadership chez nos jeunes. »

Selon Réanne Evans, plusieurs organisations et institutions de Clare ont participé à la programmation préliminaire de cette année. « Nous avions prévu une série d’activités passionnantes pour les enfants de notre communauté. Nous verrons comment ces activités peuvent être retravaillées dans un format différent pour offrir aux familles une forme de garde d’enfants cet été. En attendant, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que notre camp de jour CJA puisse revenir en force pour 2023. »

Les Dames patronnesses de la CJA tiendront leur assemblée générale annuelle le jeudi 9 juin, à 18 h 30, au Centre des anciens combattants de Clare à Saulnierville. Toutes et tous sont les bienvenus. Un service de garde d’enfants sera offert sur place. Pendant ce temps, la Société acadienne de Clare organise une campagne de rédaction de lettres pour encourager les jeunes, les parents et les intervenants de la communauté à exprimer leur besoin et leur appréciation pour une programmation estivale française fiable pour les enfants de Clare. Les détails sont disponibles sur la page Facebook de la Société acadienne de Clare (www.facebook.com/societeacadiennedeclare).