le Vendredi 20 mai 2022
le Vendredi 1 avril 2022 13:50 | mis à jour le 1 avril 2022 13:57 Actualités

Édouard LeBlanc, 92 ans, le plus ancien des anciens élèves de l’Université Sainte-Anne

Édouard LeBlanc avec l’esquisse et avec le certificat d’honneur du Club Richelieu qui lui avait été remis par Maurice LeBlanc. La vraie peinture est montée depuis longtemps sur le mûr (au haut) dans le salon. — Richard Landry
Édouard LeBlanc avec l’esquisse et avec le certificat d’honneur du Club Richelieu qui lui avait été remis par Maurice LeBlanc. La vraie peinture est montée depuis longtemps sur le mûr (au haut) dans le salon.
Richard Landry
Édouard LeBlanc, 92 ans, le plus ancien des anciens élèves de l’Université Sainte-Anne

La classe des finissants du diplôme commercial du Collège (Université) Sainte-Anne en 1947. De gauche à droite en bas : Albert Comeau des États-Unis, Guy Chouinard du Québec et Édouard LeBlanc de Saulnierville et en haut : Médard Robichaud de Grosses-Coques, Alfred LeBlanc de Meteghan et Rudolphe Arsenault de Saint-Jean, N.-B. Seul Édouard demeure vivant.

collection Édouard LeBlanc

SAULNIERVILLE – J. Édouard LeBlanc a obtenu récemment l’esquisse d’une peinture de sa maison créée par feu père Maurice LeBlanc. Les héritiers du père Maurice, prêtre, musicien et artiste peintre reconnu de Pubnico-Ouest, lui ont remis l’esquisse. Le père Maurice LeBlanc est décédé subitement le 12 février 2021 à l’âge de 96 ans.

Édouard LeBlanc a reçu la vraie peinture, l’œuvre du père Maurice, à la fin du deuxième mandat d’Édouard comme membre du Conseil des gouverneurs de l’Université Sainte-Anne. C’était en 1989. La peinture avait été commanditée par l’Université pour lui présenter en reconnaissance de son travail au Conseil.

En fait, suite au décès du père Maurice LeBlanc, c’est Édouard LeBlanc qui succède au père Maurice comme étant le plus ancien des élèves vivants de l’Université. Édouard était diplômé il y a 74 ans, ayant complété ses études en 1947, et est âgé aujourd’hui de 92 ans. Les deux LeBlanc ont toujours été de grands amis. Édouard LeBlanc est aussi membre fondateur du Club Richelieu de la Pointe-de-l’Église, comme l’était Maurice LeBlanc à la présidence quand il a remis à Édouard un diplôme d’honneur.

Quand Édouard était membre du Conseil des gouverneurs de l’Université, il l’était sous le rectorat de Charles Gaudet et de Rosanne Runte. Le docteur Robert Belliveau était président du Conseil alors qu’Édouard était vice-président. Dans l’absence du président, Édouard présidait les réunions du Conseil qui étaient parfois houleuses, selon lui.

Édouard, connu comme Édouard de l’Assomption, a fait carrière auprès de la Société d’assurances l’Assomption-Vie. Il a expliqué son trajet.

« En 1934, la première Convention régionale de l’Assomption, comprenant les délégués de Par-en-Haut et de Par-en-Bas, a eu lieu à l’invitation du docteur Émile LeBlanc de Pubnico-Ouest (le père de père Maurice LeBlanc). La Société l’Assomption était, selon Édouard LeBlanc, le prélude de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE) de 1934 à 1969 (la Fédération francophone de la Nouvelle-Écosse aux origines). Les délégués de l’Assomption avaient discuté surtout de la langue et des écoles françaises. 

Il y avait aussi la Société Saint-Pierre au Cap-Breton et la Société Saint-Thomas-d’Aquin à l’Île-du-Prince-Édouard. En 1969, la FANE a pris le rôle que l’Assomption a occupé pendant 35 ans. La FANE allait continuer pour toute la province ce que les autres faisaient, sauf à l’Î.-P.-É. », a ajouté Édouard LeBlanc. 

En 1969, la mutualisation de la Société l’Assomption, une société mutuelle d’assurance-vie depuis 1903, a eu lieu et elle est devenue l’Assomption-Vie, Compagnie mutuelle d’assurance-vie. Édouard LeBlanc a été agent de l’Assomption depuis 1955 jusqu’à sa retraite en 1992. Depuis 63 ans, il est le visage de l’Assomption au Sud-Ouest.

En 1998, l’Assomption-Vie a annoncé la création de la bourse J.-Édouard-LeBlanc en hommage à ce pionnier de la compagnie en Nouvelle-Écosse. La bourse est remise à un finissant ou une finissante d’une école néo-écossaise francophone qui poursuit ses études postsecondaires. 

« M. LeBlanc a voulu, dans sa vie professionnelle comme ailleurs, aider les gens et leur permettre d’atteindre leur plein potentiel », a indiqué la Société en créant la bourse.