le Mercredi 25 mai 2022
le Vendredi 21 janvier 2022 9:40 Environnement/Agriculture

DES GENS PERSISTENT À NOURRIR LES RENARDS AU PARC NATIONAL KOUCHIBOUGUAC

Il est interdit de nourrir des animaux sauvages dans un parc national, mais des gens persistent à le faire à Kouchibouguac.   — gracieuseté © André Audet
Il est interdit de nourrir des animaux sauvages dans un parc national, mais des gens persistent à le faire à Kouchibouguac.  
gracieuseté © André Audet
En raison des problèmes persistants que posent les visiteurs qui nourrissent les renards et des risques pour la sécurité des humains et des animaux, Parcs Canada ferme temporairement le chemin Loggiecroft dans le parc national Kouchibouguac. ________________

Le chemin en question se trouve au nord de la rivière Kouchibouguac, à partir de la route 117 jusqu’au quai. Une barrière a été installée sur la route, à environ 200 mètres de l’accès à la 117. À partir de cet endroit, les véhicules et les piétons ne peuvent pas aller plus loin. La section fermée est d’une longueur de quatre kilomètres.

« Notre problème est avec les renards roux qui se tiennent dans ce secteur dans l›espoir d’avoir de la nourriture des humains, explique l’écologiste au parc national Kouchibouguac, Daniel Gallant. On continue d’observer une présence des renards dans le secteur. »

« Il est illégal de nourrir, d’attirer ou même de déranger un animal sauvage dans un parc national. »

Pour le bien ce cette population de petits omnivores, les autorités ont décidé de fermer l’accès à la route pour forcer un espace entre les renards et les gens qui les nourrissent.

Ce n’est pas la première fois que la direction du parc national Kouchibouguac fait face à cette situation. C’était la même chose l’hiver dernier et le problème a resurgi cet automne. « Malgré tous nos efforts d’éducation du public, les actes ont continué », indique le porte-parole du parc.

Selon Daniel Gallant, le comportement des renards était rendu extrême l’année dernière, au point où il a fallu euthanasier trois d’entre eux. Les autorités ont décidé cette année de prendre les moyens nécessaires pour éviter de répéter ce genre de situation.

« C’est quelque chose que l’on a à l’esprit cette année, dans le sens qu’on veut quand même essayer des approches pour forcer l›arrêt d’actes illégaux », exprime l›écologiste.

« Ça prend juste quelques personnes qui posent ce genre de geste pour créer un impact considérable, mentionne le porte-parole. Peut-être que ça nous suggère de maintenir nos efforts d’éducation. C’est ce qu’on fait aussi, en même temps qu’on annonce qu’on va restreindre l’accès dans ce secteur particulier du parc. »

Les autorités ont décidé de maintenir leurs efforts de communication. Les enseignes pour avertir les gens seront plus grandes cette année.

« Elles auront la taille d’un panneau de limite de vitesse », précise Daniel Gallant.

Il est illégal de nourrir, d’attirer ou même de déranger un animal sauvage dans un parc national. Les contrevenants s’exposent à des poursuites en justice et à des amendes pouvant aller jusqu’à 25 000 $ en vertu de la Loi sur les parcs nationaux du Canada.

Le reste du parc national reste ouvert pour les différentes activités au programme. Ce n’est qu’un secteur spécifique qui est touché par cette fermeture temporaire.

La route Loggiecroft sera fermée du 10 janvier au 31 mars.

« À ce moment-là, on va réévaluer la situation concernant l’accès à ce secteur », a précisé le porte-parole.

« Malgré tous nos efforts d’éducation du public, les actes ont continué », indique le porte-parole du parc.