le Dimanche 27 novembre 2022
le Vendredi 7 janvier 2022 10:30 Société

Du bénévolat inoubliable

Julien Comeau, à droite, avec des bénévoles et les enfants de l’école à la plage à Cape Town, Afrique du Sud.   —  gracieuseté Julien Comeau
Julien Comeau, à droite, avec des bénévoles et les enfants de l’école à la plage à Cape Town, Afrique du Sud.  
gracieuseté Julien Comeau
ANSE-des-BELLIVEAU – Après avoir voyagé partout au monde pendant 55 ans, Julien Comeau a décidé trois ans passés, à l’âge de 75 ans, de tenter du nouveau : le bénévolat international. Il est allé au Ghana (Afrique-de-l’Ouest) en 2019, en Tanzanie (Afrique-de-l’Est) en 2020 et plus récemment au Kenya et en Afrique du Sud en septembre-octobre 2021.

Il a expliqué qu’il y a plusieurs types de bénévolat, comme la Croix-Rouge internationale et les Médecins sans frontières, entre autres. D’autres visent des domaines spécifiques comme les missionnaires pour la foi, l’enseignement de la langue anglaise, les soins aux enfants, l’entraînement sportif, le soin des animaux, etc.

Il a choisi de participer dans les voyages d’International Volunteer HQ (www.ivhq.org) basé en Nouvelle-Zélande. Cet organisme a envoyé plus de 116 000 bénévoles à plus de 40 pays au monde depuis 15 ans. Il s’agit d’un des plus grands organismes du genre au monde.

« En 2019, lors de mon premier voyage, je suis allé au Ghana. Avec neuf autres jeunes adultes remarquables d’autour du monde, je suis allé à un tout petit village à l’intérieur du pays. J’étais le seul Canadien et de loin le plus âgé. En fait, j’étais le bénévole le plus âgé qu’ils aient eu. Le village n’avait aucune électricité (sauf pour quelques maisons le long de la route), aucune eau courante, aucun téléphone… rien. La plupart des maisons étaient petites avec une seule chambre bâtie de murs en boue sèche et des toits de tôle », a-t-il expliqué.

Avec deux autres bénévoles, il a marché pendant trente minutes chaque matin à une école en état de rénovations. « Nous mélangions le ciment dans une brouette, nous remplissions les murs, les planchers et les escaliers et nous avons peinturé. Nous demeurions dans une enceinte avec des fosses pour toilettes et aucune douche chaude. » Il est resté trois semaines au Ghana.

Lors de son deuxième voyage en 2020 en Tanzanie, la maison des bénévoles avait des toilettes régulières et des douches chaudes, une grande amélioration selon lui. « Nous étions seize. La plupart étaient dans l’enseignement et le soin des enfants. Trois d’entre nous étaient dans le programme de soins des animaux avec un vétérinaire. Nous passions la journée à visiter des fermes pour traiter les vaches, chevaux, poules, cochons, etc. Une des activités importantes était celle d’une clinique de rage où nous avons vacciné 424 chiens gratuitement en une fin de semaine. »

D’après lui, les fins de semaine sont pourtant pour les voyages touristiques. Il est allé sur un safari de quatre jours au parc reconnu mondialement, le Parc national Serengeti, où il a vu des lions, éléphants, hippopotames, girafes, rhinocéros, zèbres et plusieurs autres animaux. Mais le point culminant de son voyage était sa randonnée au camp de base du Mont Killimanjaro, la montagne la plus élevée en Afrique. « La tournée de trois heures normalement m’en a pris quatre. À cause de l’altitude élevée, le guide a dû me donner de l’oxygène à trois reprises. C’était le trajet le plus exigent physiquement que je n’ai jamais fait, mais une réussite dont je suis fier pour mon âge de 76 ans. » Il est demeuré 5 semaines en Tanzanie.

En septembre et octobre 2021, il a eu l’occasion de combiner deux pays : le Kenya et l’Afrique du Sud. Dans un petit village à deux heures de Nairobi, deux filles du Chili l’ont accompagné dans une salle de classe de 22 enfants âgés de 8 à 16 ans ayant des handicaps mentaux. « Les filles avaient recueilli des fonds chez elles au Chili et avaient assez de fonds pour acheter des robes pour les filles et des nouveaux souliers pour chacun des 22 enfants. La joie sur les visages des enfants en mettant leurs nouveaux souliers pour la première fois dans leurs vies est une expérience émotionnelle inoubliable pour moi. »

Il s’est ensuite rendu à Cape Town, Afrique du Sud. « Nous étions 22 dans la maison des bénévoles. Cinq d’entre-nous avons enseigné aux élèves (8 et 9 ans) comment utiliser un ordinateur et faire leurs devoirs en anglais. » Il est resté sept semaines sur ce voyage.

Julien Comeau planifie maintenant sa prochaine aventure pour mars ou avril 2022 : un nettoyage de plage à Madagascar et travaillée dans une cuisine à Amman en Jordanie durant le ramadan. Dans l’avenir : assister un dentiste en Inde (il est lui-même un ancien dentiste), la restauration d’un temple à Sri Lanka, et d’autres projets.

Julien recommande fortement ce type de voyage pour les gens âgés capables et les retraités qui ont le désir de l’aventure. Il n’y a pas de limite d’âge pour faire le bénévolat, selon lui. Mais, ce type de bénévolat n’est pas pour n’importe qui. Les bénévoles sont responsables de toutes leurs dépenses : le vol, le logement, les repas, les voyages touristiques, l’assurance-voyage, les visas et même pour payer des sacs de ciment et de la peinture.