le Dimanche 27 novembre 2022
le Jeudi 2 Décembre 2021 10:57 Santé

Vaccination des 5 à 11 ans : les parents néo-écossais impatients malgré les inquiétudes

À partir du 2 décembre, les enfants de 5 à 11 ans en Nouvelle-Écosse pourront recevoir le vaccin pédiatrique de Pfizer contre la COVID-19. La province espère vacciner tous les jeunes de ce groupe d’âge avant la fin d’année. Nicole Dupuis, directrice de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse, observe que les parents sont impatients de faire vacciner leurs enfants afin de réduire les risques d’explosion des cas au sein des écoles.

Dans un communiqué de presse publié le 19 novembre, la ministre de la Santé et du Mieux-être, Michelle Thompson, se dit satisfaite d’apprendre que Santé Canada a approuvé le vaccin pédiatrique de Pfizer contre la COVID-19 pour les enfants de 5 à 11 ans. 

« La Nouvelle-Écosse suit les lignes directrices et les recommandations du CCNI [Comité consultatif national de l’immunisation] dans son programme de vaccination. La Santé publique évalue actuellement les plus récentes recommandations et la façon dont nous allons adapter notre programme de vaccination pour appuyer la vaccination des enfants de ce groupe d’âge », explique Michelle Thompson. 

Selon les recommandations du CCNI, le vaccin devrait être proposé aux enfants de 5 à 11 ans «qui ne présentent pas de contre-indications au vaccin, avec un intervalle d’au moins 8 semaines entre la première et la deuxième dose ».

Le rendez-vous pour se faire vacciner peut être pris en ligne ou par téléphone au 1 833-797-7772. Comme les adolescents et les adultes qui se sont fait vacciner auparavant, les enfants pourront recevoir leur dose principalement en pharmacie.  

Les parents enclins à la vaccination

Nicole Dupuis, directrice générale de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse (FPANE), observe que les parents néo-écossais sont très impatients de faire vacciner leurs enfants. 

« Les difficultés engendrées par les cas d’explosion au sein des écoles ont créé beaucoup de stress aux parents. De la garde des enfants, en passant par les tests ou encore l’isolation, ces situations ont poussé les parents à être plus enclins à la vaccination des enfants », explique-t-elle. 

Simone Webber, une mère néo-écossaise, était initialement craintive à l’idée de faire vacciner ses enfants. Les répercussions potentielles de la COVID-19 à long terme l’ont toutefois fait changer d’avis. 

« Oui, bien sûr que je compte vacciner mes enfants. Avant, je pensais que le fait que les enfants aient des corps sains, cela les protégeait de la COVID […] On a découvert qu’il est aussi dangereux pour les tout-petits […] Alors on a décidé de les vacciner pour qu’ils ne soient plus à risque», expose-t-elle.

Des inquiétudes qui persistent

Simone Webber a tout de même quelques inquiétudes vis-à-vis des conséquences à long terme de la vaccination sur ses enfants. 

« Même lorsque je vais faire un vaccin pour la grippe, je suis inquiète pour mes enfants. Vu que nous prenons la majeure partie des décisions pour eux, nous avons une grande responsabilité en cas de complications. Nous hésitons toujours », explique-t-elle. 

Elle se dit tout de même confiante dans le système de santé néo-écossais et elle croit en l’efficacité du vaccin. 

D’après Nicole Dupuis, de la FPANE, l’anxiété des parents est liée au manque d’informations mises à la disposition de la population.

« On attend depuis longtemps et on commence à s’habituer au processus qui a été mis en place par le gouvernement. On a un système en ligne qui fonctionne assez bien pour la prise des rendez-vous des adultes et des adolescents. On peut s’imaginer qu’ils vont utiliser un processus similaire pour les plus jeunes », ajoute-t-elle.

La directrice générale du FPANE est satisfaite des mesures prises jusqu’ici par le gouvernement provincial pour assurer la sécurité du public. Même si la situation peut-être parfois stressante, elle estime que les parents peuvent faire confiance au gouvernement dans le processus de vaccination.