le Vendredi 9 Décembre 2022
le Samedi 25 mai 2019 20:17 Arts et culture

Une première dans Clare

De gauche à droite : Nil Doucet, sous-préfet; Carl Deveau, conseiller; Tristan MacAlpine, intervenant invité;
Evelyn LeBlanc-Joyce, intervenante invitée; Natalie Robichaud, directrice générale de la Société acadienne
de Clare; Ronnie LeBlanc, préfet; Eric Pothier, conseiller; Hector Thibault, conseiller et Brian Comeau, conseiller.  — Municipalité de Clare
De gauche à droite : Nil Doucet, sous-préfet; Carl Deveau, conseiller; Tristan MacAlpine, intervenant invité; Evelyn LeBlanc-Joyce, intervenante invitée; Natalie Robichaud, directrice générale de la Société acadienne de Clare; Ronnie LeBlanc, préfet; Eric Pothier, conseiller; Hector Thibault, conseiller et Brian Comeau, conseiller.
Municipalité de Clare
PETIT-RUISSEAU : La différence ne se limite pas seulement à la couleur de peau, de taille, d'origine ou de l'accent. La différence est aussi celle de l'orientation sexuelle. Alors, pour marquer cela, la municipalité de Clare et la Société acadienne de Clare (SAC) ont uni leurs efforts pour organiser une première dans la communauté : une cérémonie de levée du drapeau de la fierté le 15 mai 2019. Cet événement soulignait le 50eanniversaire de la décriminalisation partielle de l’homosexualité au Canada et la journée mondiale contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie qui est le 17 mai de chaque année.

Passé presque inaperçu dans sa promotion, cet événement a attiré environ 70 personnes, surtout des jeunes qui sont venus appuyer avec grande fierté cette belle initiative de la municipalité et de la Société acadienne de Clare.

Mais comment une telle initiative est-elle née? Selon Amy Paradis, agente de communication de la municipalité de Clare, c’est Charles MacDougall de l’organisme Rivière de la Fierté de Moncton qui l’a contacté et lui a demandé si la municipalité de Clare voulait faire partie de 50 municipalités à travers le Canada à hisser le drapeau arc-en-ciel et de la journéeinternationale contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie et le 50eanniversaire de la décriminalisation partielle de l’homosexualité au Canada.

MmeParadis ajoute que cette décision a été prise à l’unanimité par les conseillers de la municipalité. Pour la municipalité, « cet événement avait pour objectif d’illustrer les enjeux auxquels la communauté 2SLGBTQ+ affrontent, les réussites et les avancées jusqu’à présent, ainsi qu’une perspective sur le présent et l’avenir. » Quant à la SAC, la directrice de cet organisme Nathalie Robichaud explique que les deux communautés sont minoritaires et marginalisées, donc, il devrait avoir une solidarité entre ces deux communautés. Elle ajoute : « En tant que minorité, c’est important que ces deux communautés se soutiennent. Pour se rendre plus fort, il faut qu’une communauté embrasse la diversité et l’inclusion. »

Pour les personnes présentes à cet événement, leur réaction avait un dénominateur commun : cela aurait dû être fait depuis longtemps.

Parmi les participants, il y avait les membres du comité étudiant Arc-Ensemble de l’École secondaire de Clare qui sont venus appuyer Evelyn LeBlanc-Joyce et Tristan MacAlpine. Ces deux jeunes ont pris la parole en envoyant un message d’optimisme et de progrès quant à la reconnaissance et l’appui à cette communauté. Pour ce faire, Tristan MacAlpine ajoute: « J’espère que les gens passant devant la municipalité en voiture remarqueront le drapeau et penseront aux énormes progrès accomplis. »

La municipalité de Clare et la Société acadienne de Clare ont brisé ce tabou en emboîtant le pas avec d’autres municipalités à travers le Canada en acceptant de hisser le drapeau arc-en-ciel ou de la fierté de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle, transgenre et en questionnement (LGBTQ) flotte à côté de celui du Canada et de l’Acadie. Un pas de plus vers l’avenir.

Doris Ponce
Doris Ponce
Doris Ponce