le Vendredi 9 Décembre 2022
le Samedi 25 mai 2019 19:37 Éducation

Le français parlé en dehors du cadre scolaire, un suivi

Yvette Tougouri assise dans son bureau, à l’École Beau-Port,
le 15 mai 2019.  — Robert Fougère
Yvette Tougouri assise dans son bureau, à l’École Beau-Port, le 15 mai 2019.
Robert Fougère
PETIT-de-GRAT: C’est le 7 mai, à 13 h, au Centre culturel communautaire La Picasse que s’est déroulée une rencontre ayant comme thème : L’utilisation de la langue française en dehors du cadre scolaire et partout dans la communauté.

La session s’est bien déroulée, selon une des organisatrices, Yvette Tougouri, nouvelle agente scolaire-communautaire, en région de l’Isle Madame, rattachée à l’École Beau-Port (EBP), à Arichat. Elle dit au Courrier de la Nouvelle-Écosse, lors d’une entrevue dans son bureau : « Nous étions 14 participants, dont des élèves de l’EBP, des membres de la communauté, des parents, des enseignants, des partenaires communautaires et autres. J’aurais aimé que nous soyons plus nombreux certes, mais cela n’a pas affecté la qualité des idées qui sont ressorties pendant la session. »

En effet, trois projets sont ressortis dans l’optique de faire parler davantage le français dans la communauté et les participants ont démontré un engagement pour la réalisation de ces projets. Les projets identifiés et discutés sont les suivants : un projet intergénérationnel portant sur la cuisine acadienne où la communauté serait impliqué, des soirées de jeux de société et de films à La Picasse pour les jeunes et ce dans un cadre francophone et un pique-nique communautaire en famille à la plage de Pondville, ce qui se passera pendant l’été. Il est aussi évident que pour que ces activités deviennent réalité, des leaders devront s’avancer et prendre l’initiative.

Autres possibilités furent discutées, selon Mme Yvette, pour encore faire vivre davantage le français en région et en dehors du cadre scolaire. Notons quelques-unes de ces idées : plus d’affichage en français et des moyens d’identifier les gens capables d’offrir des services en français dans les entreprises de la région, avoir des menus en français dans les restaurants du coin et tenir des événements spéciaux, tels que des expositions d’art.

Cette rencontre importante, nécessaire et prometteuse était un partenariat entre le personnel de l’École Beau-Port, le Conseil scolaire acadien provincial, les élèves, le Centre culturel communautaire La Picasse et la communauté. C’était une autre occasion d’aborder la thématique de l’élargissement des espaces francophones, des actions à prendre pour favoriser l’utilisation du français en dehors de l’école ou du cadre scolaire et une occasion idéale de souligner l’importance de parler davantage en français dans la communauté.

Qui est Mme Yvette? Yvette Tougouri est la nouvelle agente scolaire-communautaire, à l’École Beau-Port. Elle est entrée en fonction le 19 février dernier. Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Mme Yvette dans son bureau à l’École Beau-Port. Et c’est lors de cet entretien qu’on a appris davantage sur cette nouvelle employée, au sein du CSAP.

Originaire du Burkina Faso, un pays d’Afrique de l’Ouest sans accès à la mer, elle est au Canada depuis cinq ans. Son parcours et ses études l’ont amenée à Edmundston, puis à Moncton (N.-B.), ensuite à Montréal (QC) pour revenir à Moncton et finalement à Arichat, son lieu de travail.

À la recherche d’un emploi en français, c’est par hasard qu’elle a découvert que le français se parlait en Nouvelle-Écosse. Et cet emploi, comme agente scolaire communautaire, correspondait bien au genre de travail qu’elle recherchait. Elle désirait travailler à l’année et c’est ce qu’elle peut faire avec cet emploi.

Comment s’adapte-t-elle? C’est bien plus petit que les villes qu’elle a déjà habitées. Tout le monde se connaît. Elle voit cela du côté positif. Elle arrivera à connaître plein de monde assez vite et aussi les gens qui peuvent influencer des changements et aider avec son travail. Au niveau de la langue, il y aura une période d’adaptation. Question de plusieurs mots anglais entremêlés de français, alors des leçons à apprendre.

Elle dit, en guise de conclusion : « Je ne veux pas imposer mes idées. J’invite tout le monde à me faire part de leurs idées et vous pouvez me joindre au 902-631-4243 ou à tougouriny@sepne.ca »

La communauté de l’Isle Madame, et de Richmond, souhaite la bienvenue à Mme Yvette dans la région. Bon séjour et bon succès dans les projets intéressants en voie de développement.