À LA UNE CETTE SEMAINE

Le Courrier

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GRAND-PRÉ − Chaque année depuis 2005, une cérémonie de commémoration et de réconciliation est organisée à la croix de la Déportation à Horton Landing, endroit d’où ont été déportés les Acadiens de la région de Grand-Pré en 1755. C’est Betty Curry, descendante de Planters, qui a lancé cette initiative avec David Gagnon de l’Église unie du Canada et d’autres personnes qui s’intéressent à cette question, et qui a confié en 2009 à la Société Promotion Grand-Pré et à la Société Nationale de l’Acadie le soin d’organiser cette commémoration annuelle.

Les personnes suivantes étaient présentes à la cérémonie du 28 juillet dernier : Céleste Godin, au nom de la Société Nationale de l’Acadie, Nicole LeVert, au nom de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, Stan Surette, au nom de la Société Promotion Grand-Pré, Susan Surette-Draper, au nom des Amis de Grand-Pré, les chefs Sid Peters et Shirley Clarke, de la nation Glooscap, Gordon Halliburton, représentant la communauté des Planters, Mike Ennis, de la municipalité du comté de Kings, et Geraldine Browning, représentant la communauté noire.

La cérémonie a été suivie d’un service œcuménique à l’église Covenanter du village de Grand-Pré, d’une marche de solidarité à la chandelle et d’une réception offerte par les Amis de Grand-Pré au lieu historique national. Les cloches de l’église ont sonné à 17 h 55, selon la tradition établie par l’Église unie du Canada à Grand-Pré et perpétuée par la Société Nationale de l’Acadie.

Dans le cadre d’une randonnée spéciale organisée par Jean Gaudet, maître de cérémonie et président de la Commission de l’Odyssée acadienne, deux autres cérémonies ont eu lieu plus tôt ce même jour : une à Halifax sur le front de mer au monument acadien, suivie d’une autre à Falmouth au vieux cimetière Sainte-Famille. Aux trois endroits, les personnes présentes ont déposé des fleurs à la mémoire des Acadiens déportés, et la chanteuse Jeanette Arsenault, nièce d’Angèle Arsenault, a chanté des chansons d’inspiration acadienne.

Le titre donné à la cérémonie à Horton Landing  Lumière d’espoir et de guérison est d’autant plus approprié maintenant que le Paysage de Grand-Pré fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO et qu’il a pour thème Une terre riche d’histoire et un héritage en commun.

vendredi, 10 août 2012 00:00

Bonne fête nationale des Acadiens

OTTAWA − Tel un point d’orgue pour une communauté, les festivals et fêtes francophones en milieu minoritaire ne se résument pas qu’à une occasion de rencontres festives. Que ce soit aux nombreux festivals acadiens en Nouvelle-Écosse ou au Festival du Voyageur au Manitoba, ces grands rassemblements font sentir leur impact sur la francophonie tout au long de l’année. Longues traditions régionales ou événement unique, les festivals et fêtes francophones mettent en vedette une langue, une communauté et un sentiment d’appartenance à une culture.

Pierre Rivard est directeur général et artistique du Centre culturel francophone de Vancouver, l’organisme qui gère le Festival d’été francophone de Vancouver. À l’extrémité ouest du pays, cet événement répondait à un besoin. « Le festival a été créé en 1990. En 2012, nous avons célébré notre 23e édition. Au début, l’événement durait une journée, où nous présentions un spectacle sur une scène extérieure, afin de reprendre une formule semblable à celle des Francofolies de Montréal. Après quelques éditions, nous avons étendu la programmation de six événements sur une dizaine de journées, qui se concluent le 24 juin, lors de la Saint-Jean-Baptiste. »

Les festivals permettent entre autres de mettre en valeur la vitalité de la communauté francophone d’une région. En organisant les Choralies à Edmonton en 2012, Laurier Fagnan, directeur artistique de l’événement, a fait découvrir la vie francophone de sa ville à la terre entière. « Pour la communauté francophone, l’impact des Choralies a été énorme. Des choristes de la France, de l’Allemagne, du Québec ou de l’Acadie sont venus dans la région. Les gens étaient très surpris de découvrir notre communauté et notre quartier francophones avec la Faculté Saint-Jean et les rues où l’on parlait français. »

Les voix des chorales se sont alors réunies pour célébrer la communauté franco-albertaine. « Nous avons ouvert plusieurs yeux et plusieurs cœurs à la francophonie canadienne. Un chef de chorale est venu me voir après le spectacle Elles s’appelaient Marie qui raconte l’histoire des Québécois venus s’établir dans l’Ouest Canadien. Il m’a dit : « Laurier, je dois te demander pardon. J’ai toujours cru que les Québécois étaient les seuls francophones et que nous étions la minorité. Ce n’est pas vrai du tout et j’ai pleuré comme un bébé pendant le concert. Votre communauté est si belle. Vous luttez avec joie et avec cœur », souligne Laurier Fagnan.

 

Se réconcilier, se rassembler

Organiser les Choralies dans une ville majoritairement anglophone a été un défi de taille pour Laurier Fagnan. « Oui, je ne peux pas mentir. Il a fallu faire beaucoup plus de traduction qu’à l’habitude. Étant donné que nous présentions huit concerts, nous avons fait appel aux auditoires des deux langues. Toutefois, nous à la Chorale Saint-Jean sommes habitués à tout cela. De plus, nous avons compté sur l’appui des médias anglophones et du maire d’Edmonton, qui a été l’hôte d’un souper et qui a assisté à deux événements. La semaine s’est passée en français du début à la fin. »

De son côté, la réputation du Festival d’été francophone de Vancouver est telle que le public des deux langues attend son arrivée avec impatience. « Le Festival est attendu autant par les francophones que les anglophones. Chaque année, près de 55 % des gens qui assistent aux concerts n’ont pas le français comme langue maternelle. En présentant des concerts de musique du monde, nous touchons des gens qui ont un lien avec la francophonie. La barrière linguistique est beaucoup plus facile à franchir en musique », affirme Pierre Rivard. Selon des sondages menés par l’équipe du festival, 90 % des gens affirment que cet événement permet de mieux vivre en français à Vancouver.

« À Vancouver, pour plusieurs francophones, le festival est un moment de très grande émotion. Ils ne travaillent pas en français et ce n’est pas la langue parlée à la maison. Ces gens viennent nous remercier les yeux dans l’eau. L’artiste ressent ces émotions, il est très sensible à cette réaction. »

Phare pour l’émergence d’une scène musicale francophone

Pour sa 37e édition, le Festival franco-ontarien (FFO) proposait une place de choix aux artistes émergents. Pour Laurier Vandeputte, directeur de la programmation du FFO, l’union fait la force. « La formule du festival permet de découvrir la relève franco-ontarienne. Nous circulons partout en province au courant de l’année pour remettre des prix lors d’événements comme Ontario POP. Avec l’APCM, nous réservons une place de choix à la relève, en lui donnant la chance d’assurer les premières parties d’artistes bien établis. »

À Vancouver, le festival sert de point de repère pour les auteurs-compositeurs-interprètes d’expression française. « Nous accordons une très grande importance à la relève musicale francophone de l’Ouest. Au début, il n’y avait pas tant d’artistes d’expression française en Colombie-Britannique. Étant donné que nous organisons d’autres activités au courant de l’année, comme la Nouvelle Scène ou le Coup de cœur francophone, nous avons mis tous nos efforts en synergie afin de permettre à la musique francophone de s’épanouir », explique Pierre Rivard.

En plus d’inviter le gagnant du prix récompensant l’enregistrement francophone de l’année des Western Canadian Music Awards, pour le spectacle d’ouverture, le Festival d’été francophone de Vancouver multiplie les initiatives pour développer une relève de qualité. « Lors du 125e anniversaire de Vancouver, nous avons réuni 12 artistes francophones de la ville pour un spectacle avec l’Orchestre symphonique de l’Université de la Colombie-Britannique, immortalisé sur un album. Non seulement nous n’avons pas pu retenir tout le monde pour participer à ce concert, mais c’est une retombée concrète du festival et des événements organisés par le centre. »

Le festival agit alors comme parrain de la relève. « C’est important de proposer aux jeunes artistes un continuum qui leur convient. On peut leur offrir une première partie et ensuite au bon moment, leur offrir un spectacle solo. C’est essentiel pour professionnaliser nos artistes, mais aussi donner de la visibilité et de devenir un tremplin qui permet de penser à l’idée de faire une carrière en français. Après tout, chanter dans le même festival que Karkwa ou Malajube, c’est quelque chose d’impressionnant », souligne Pierre Rivard.

GREENWOOD – Trois activités organisées par l’Association francophone de la Vallée (AFV) ont gardé la communauté francophone des environs de Greenwood occupée la semaine dernière.

Le mardi 31 juillet dernier, une dizaine d’amateurs d’histoire et d’avions ont fait une visite du Musée de l’aviation militaire de Greenwood. La visite a été guidée en français par le capitaine Éric Duquette, militaire en fonction à la base de Greenwood et dont l’expérience professionnelle dans le domaine a rendu la visite d’autant plus intéressante. 

Le jeudi suivant, un atelier de danse folklorique acadienne offert par Lorie-Lynn Comeau, une danseuse de la troupe La Baie en joie, a égayé la journée. Mlle Comeau a enseigné au groupe de huit danseurs amateurs, dont la plus jeune n’avait que cinq ans, les pas de base de la danse traditionnelle acadienne. Ils ont aussi eu la chance d’apprendre et de présenter une splendide chorégraphie.

Et enfin, plus d’une demi-douzaine de francophones ont profité d’un magnifique vendredi ensoleillé lors d’une journée film et pique-nique dans la cour de l’école Rose-des-Vents. On pouvait aussi participer à des jeux avec des ballons remplis d’eau, à des parties de poches, à des parties de soccer et prendre des bains de soleil; tous y ont trouvé leur compte et se sont amusés!

L’AFV continuera d’offrir de telles activités tout l’été dans le but de promouvoir la langue française et de faire connaître la communauté francophone dans la Vallée de l’Annapolis. Mentionnons entre autres des ateliers de danse contemporaine et de ballet classique les 9 et 16 août respectivement, et une célébration de la fête de l’Acadie le 15 août à la plage d’Aylesford Lake.   

Collaboration spéciale
Véronique Hutton

GRAND-PRÉ – Après la visite non protocolaire le 4 août de Peter Kent, ministre de l’Environnement et ministre responsable de Parcs Canada, c’était au tour de Bernard Valcourt, ministre d’État de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA) et de la Francophonie, de venir faire une visite officielle au lieu historique national du Canada de Grand-Pré le 15 août à l’occasion de la Fête nationale des Acadiens. 

Après avoir souhaité une bonne fête aux Acadiennes et Acadiens, M. Valcourt s’est dit fier du rôle prépondérant joué par son gouvernement pour préserver et promouvoir l’héritage de Grand-Pré, qui constitue un important élément du patrimoine acadien et un symbole de la résilience et du courage du peuple acadien.

Stan Surette, président de la Société Promotion Grand-Pré qui partage la gestion du lieu historique avec Parcs Canada, a remercié le gouvernement du Canada, et plus spécialement l’APECA, dont le soutien financier a permis à la Société de mener à bien d’importantes activités de marketing et de promotion. René Légère, président de la Société nationale de l’Acadie, a également remercié l’APECA de son appui aux artistes acadiens, « sans qui l’Acadie ne serait certainement pas ce qu’elle est aujourd’hui. Ils sont au cœur de notre identité, et nous représentent sur scène ici au pays et ailleurs dans le monde », a précisé M. Légère. 

M. Valcourt a parlé de l’ajout récent du Paysage de Grand-Pré à la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il a expliqué l’importance de collaborer avec d’autres à la réalisation de projets, plus particulièrement avec les Autochtones, qui ont les premiers occupé les terres de Grand-Pré, ainsi qu’avec la communauté anglophone de la région qui a su préserver l’héritage agricole des Acadiens.

CHÉTICAMP – La 9e Randonnée annuelle du Festival Hike the Highlands se tiendra du 14 au 23 septembre 2012 et comprendra 20 jours de randonnées guidées qui se dérouleront dans 26 sentiers, des présentations en soirée et des cérémonies d’ouverture et de clôture. Il y aura aussi des ateliers de photographie intitulés « Nature et paysages » (les 13 et 14 septembre) avec Wally Hayes, le programme Hikers Distance Award et le concours annuel de photos. 

Ce festival de randonnées d’automne est un événement clé de la Nouvelle-Écosse et attire des randonneurs de partout au Canada, des États-Unis et d’ailleurs dans le monde. Il dure 10 jours et a lieu dans le nord du Cap-Breton, depuis Ingonish jusqu’à Chéticamp.

La Hike the Highlands Festival Society est une société enregistrée à but non lucratif de la Nouvelle-Écosse et a été constituée en société en 2007. Avant cela, le Festival Highlands était coordonné par le Cape Breton Highlands Project. La mission de la société est d’accueillir un festival de randonnées dans les hautes-terres du cap Breton pendant le mois de septembre et s’assurer que l’expérience se déroule en toute sécurité et soit agréable!

Un des points saillants du festival est le Hiker Distance Award, randonnée pendant laquelle les participants font des parcours de 25, 50, 75 ou 100 km. Lors des cérémonies de clôture, les randonneurs reçoivent une épinglette pour leur effort. « On peut lire sur leur visage combien les randonneurs sont fiers d’y avoir participé », dit Tom Wilson, président bénévole du Hike the Highlands Festival Society.  

Une autre activité amusante est le concours de photos. Les participants doivent prendre des photos dans le cadre des catégories suivantes : Flore, Faune, Personnes, Paysages et Humour. Le gagnant du premier prix recevra un laisser-passer pour l’édition 2013 du Festival Hike the Highlands et les gagnants des 2e et 3e prix seront également récompensés et leurs photos seront utilisées à des fins de promotion. La provenance des photos sera mentionnée. 

Les randonneurs ont la possibilité de faire une courte ou une longue randonnée et plus chaque jour s’ils le souhaitent. Tous les participants sont guidés et les guides s’assurent que chacun d’entre eux rentre en toute sécurité. « Pour le programme 2012 il y a quatre nouveaux sentiers : Slatey Point, Meat Cove Look-off, Glasgow Lakes Look-off et Warren Brook, en plus d’une randonnée au lever du soleil dans le sentier Middle Head et une autre au coucher du soleil dans le sentier Skyline Trail. Sept randonnées se feront encore cette année dans les sentiers suivants : Jack Pine, la randonnée guidée Wilderness, MacIntosh Brook, The Bog, L’Acadien, Corney Brook et Smokey Towers », dit M. Wilson. Et il ajoute : « Notre équipe Hike the Highlands est prête pour le festival de cette année et très enthousiaste. Nous attendons avec plaisir tous les randonneurs, tant les habitués que ceux qui se joindront à nous pour la première fois! »

L’événement spécial se tient dans diverses régions du nord du Cap-Breton, incluant le parc national du Canada des hautes-terres-du-Cap-Breton qui offre des sentiers de niveau facile et d’autres qui représentent un plus gros défi. Les sentiers offrent une vue sur les canyons, les hautes terres ou les côtes ainsi que la possibilité d’explorer intimement l’habitat complexe du nord de l’île du Cap-Breton. La nature ne s’arrête pas aux frontières du parc. Plusieurs endroits entourant le parc regorgent de panoramas tout aussi stupéfiants que ceux que les randonneurs pourront voir depuis les sentiers inscrits au programme de cette année. 

Ce festival expose les randonneurs à la beauté naturelle de notre paysage et des alentours ainsi qu’à des activités sociales, physiques et davantage. C’est un événement amusant, éducatif et sain qui leur permet d’apprécier les merveilles de notre environnement pittoresque tout en rencontrant des gens et en créant des souvenirs qui resteront gravés dans leur mémoire à jamais. 

Il est possible de se procurer un laisser-passer quotidien, hebdomadaire ou pour toute la durée du festival. Les participants peuvent s’inscrire et payer en ligne, au siège social du festival (Ingonish) ou au point de départ de chaque sentier. Les résidents de Chéticamp et Pleasant Bay peuvent s’inscrire à Les Amis du Plein Air Nature Bookstore. Pour plus d’information sur le festival et pour vous inscrire vous pouvez visiter le site web www.hikethehighlands.com.

DARTMOUTH – Le soleil était au rendez-vous le samedi 1er septembre pour fêter le premier événement de l’année soulignant le 40e anniversaire de l’ensemble vocal Les Voix d’Acadie. Le rendez-vous avait été donné en milieu d’après-midi. Tôt le matin, le directeur de la chorale André Mallet et son fils Marc-André s’occupaient déjà à préparer l’élément original de ces retrouvailles, un méchoui.

Tout au long de l’après-midi, avec dans l’air cette bonne odeur de méchoui, les invités – anciens directeurs, directrices, choristes, conjoints et conjointes – ont été accueillis au son des chansons composant le répertoire de toutes ces années. Cette atmosphère était entrecoupée d’exclamations de joie exprimées par les gens heureux de se revoir après tant d’années. Deux anciens choristes ont même fait le déplacement depuis Moncton et Gatineau.

Le voyage nostalgique s’est poursuivi dans un couloir de l’École du Carrefour où des albums photos, des affiches et des costumes de scène ramenaient les invités dans le temps. Une grande fresque peinte pour l’événement par Simonne Duguay Mallet. Elle représente la chorale… Les bouleaux symbolisent les cinq directions et, sur chaque feuille, il y a le nom des choristes (au moins 484). Dans deux racines, qui alimentent les cinq arbres, est inscrit le nom de nos doyennes : Lise Wilhelmy Steele et Pauline Chagnon. Et les bouleaux?… Parce que tout le monde a eu son petit boulot à faire selon l’artiste.

Le discours d’ouverture de la soirée par la présidente actuelle, Monique Simard Pelletier, a été bref et élogieux. Les choristes fondateurs ont été remerciés sous une salve d’applaudissements : Carmen Comeau-Anderson, ancienne membre fondatrice vivant maintenant à Moncton, au Nouveau-Brunswick, les directeurs Irène Comeau, Pierre Perron et Danielle Tardy, notre pianiste et chef de chœur actuel André Mallet, ainsi que les doyennes Pauline Chagnon et Lise Whilemy-Steele.

La chorale compte aujourd’hui une quarantaine de choristes et s’est taillé une belle réputation lors de concerts en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et au Québec. Durant toutes ces années, au-delà de 480 choristes ont prêté leur voix pour chanter plus de 500 chants.

« Les Voix d’Acadie, c’est une grande famille et son énergie est contagieuse » pour reprendre les termes de Monique Simard Pelletier. « Cette chorale a quelque chose de spécial », selon les termes de Simonne Duguay-Mallet, une choriste engagée de longue date. Au-delà de son répertoire original de chants qui fait l’éloge de la chanson acadienne, québécoise et française, c’est l’enthousiasme et l’énergie des choristes, un sentiment d’unité et d’harmonie qui se dégage du groupe.

Si les sourires que l’on voyait sur les visages de tous les membres de cette grande famille sont gages du succès de cet événement, alors il a été grand et mémorable.

 

Hélène Verrey et Serge Desjardins, membres de la chorale

ARICHAT − Le 30 août dernier, un défibrillateur externe automatisé (DEA) a été inauguré au Centre des aînés de l’Isle-Madame. Le centre est connu sous le nom de Isle-Madame Senior Citizens Club et se trouve en face de la pharmacie, à Arichat. Des représentants de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC sont venus présenter le nouvel équipement et faire une démonstration pour le public qui souhaitait en savoir davantage sur cet appareil pouvant sauver des vies. « Un partenariat entre la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC et Croix Bleue Medavie a rendu possible cet événement », selon Judy Black, chef des programmes de réanimation à la Fondation. 

Le président du Centre des aînés de l’Isle-Madame, Velma Martell, a souhaité la bienvenue à la quarantaine de personnes rassemblées pour l’occasion. Il a d’abord présenté Mme Black, chef des programmes de réanimation à la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC. Mme Black a parlé de l’intention de la Fondation d’installer 100 appareils dans des communautés néo-écossaises, de 2011 à 2015. « Jusqu’ici, nous avons subventionné 40 appareils de réanimation (défibrillateurs externes automatisés) dans des communautés comme celle-ci », a-t-elle dit devant la foule. Elle s’est empressée de souligner que Croix Bleue Medavie était un partenaire précieux dans ce processus et que, sans les partenaires, il serait difficile d’atteindre l’objectif d’installation de 100 appareils d’ici 2015. 

À la suite de la présentation de Mme Black, deux membres des Services de santé d’urgence ont fait une démonstration de l’utilisation de l’appareil, il s’agit de Johanna Orton et Mike Janczyszyn. Ils ont invité deux personnes de la communauté à y participer. Selon les membres des Services de santé d’urgence, même une personne qui n’a pas reçu de formation peut utiliser l’appareil et sauver une vie. Les instructions sur l’appareil sont claires, nettes et précises. Une voix guide l’utilisateur et des dessins sont fournis, ce qui fait que tout le monde peut réussir du premier coup. Le but du programme est justement de rendre le défibrillateur utile et facile à manipuler, même pour ceux et celles qui n’ont pas l’habitude de le faire ou qui n’ont pas été initiés. 

Les personnes présentes ont eu l’occasion de poser des questions après la démonstration. Lors de la période de questions, on a constaté que cinq ou six personnes de la région avaient déjà été formées pour utiliser l’appareil. D’autres le seront d’ici la fin septembre. Mais il est important de se rappeler que l’utilisation de l’appareil n’est pas limitée aux personnes formées. Si l’occasion se présente et qu’il faut se servir du défibrillateur, Mme Black et M. Martell disent : « Faites vite et suivez les instructions! Lors d’un arrêt cardiaque, chaque minute qui s’écoule sans intervention réduit les chances de survie de 7 à 10 %. Cet appareil est là pour augmenter les chances de survie; on invite donc tout un chacun à agir le plus rapidement possible si jamais l’occasion se présente. »

En terminant, Mme Black a ajouté : « À l’aide de commanditaires comme Croix Bleue Medavie et de partenaires comme les Services de santé d’urgence et SMU Medavie, nous voulons faire en sorte que les DEA soient aussi banals en Nouvelle-Écosse que les extincteurs d’incendie et ainsi sauver des vies. »

Les régions qui souhaitent recevoir l’appareil peuvent faire la demande par le biais du programme Réanimer un cœur, redonner la vie. Pour de plus amples renseignements sur la façon de faire la demande, visitez le site : www.heartandstroke.ns.ca/restart. La date butoir pour les prochaines demandes est le 30 septembre 2012. 

 

La bicyclette géante

En parallèle avec la présentation décrite ci-dessus et pour célébrer le lancement du défibrillateur à Arichat, la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC avait apporté la grande bicyclette. Trente places sont disponibles pour les personnes qui souhaitent y monter. À Arichat, cette bicyclette géante a fait le trajet entre le Palais de justice et le Centre Sainte-Anne, pendant que les participants visaient à attirer l’attention des passants. Cet exercice se répète chaque été depuis 19 ans maintenant, dans diverses communautés, soulignant l’importance de soigner le cœur et de prévenir les maladies du cœur. Chaque participant sur la bicyclette avait amassé un montant à remettre à la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC. Les gens se sont amusés en aidant la cause, et ont recueilli 1 380 $ pour la Fondation.

RIVIÈRE-aux-SAUMONS − Après avoir été élu à 10 élections comme conseiller municipal de Clare (la première fois en 1979) et avoir rempli 7 mandats en tant que préfet (depuis 1988), Jean Melanson tire sa révérence de la politique municipale. Il ne se présentera donc pas aux prochaines élections qui auront lieu le 20 octobre prochain. 

La communauté de Clare est venue lui rendre hommage lors d’une activité d’accueil à la Légion de Saulnierville le vendredi 7 septembre. On estime qu’environ 300 personnes étaient au rendez-vous de 12 h à 15 h.

L’implication de M. Melanson dans sa communauté ne date pas d’hier. Dans les années 1970, les gens venaient déjà le consulter quand il y avait des cas à résoudre. On l’a encouragé à prendre la présidence de la Wildlife Association de la Rivière-aux-Saumons, son lieu de résidence, quand l’organisme était en difficulté, à collaborer avec les pompiers de Hectanooga et ceux de la Rivière-aux-Saumons afin qu’ils travaillent ensemble, à diriger le Comité des loisirs de Clare pour en assurer la survie, entre autres. « Quand ça allait mal, on venait me chercher », a-t-il confié. 

Plusieurs accomplissements ont été réalisés dans la municipalité de Clare sous la direction de M. Melanson : le nouveau Bureau municipal, le poste de transfert des déchets à Meteghan, le Rendez-vous de la Baie, le Centre de recyclage, le système d’égout allongé à Meteghan, les terrains de balle molle, le système d’égout à l’Anse-des-Belliveau, la fondation de Waste Check et de Fundy Web Broadband Board, le département du Tourisme, entre autres. De plus, il était membre du conseil d’administration du Congrès mondial acadien en 2004, et il a vu au jumelage de la municipalité avec Port Allen en Louisiane et avec Selkirk au Manitoba.

Alors qu’il était directeur général de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE) dans les années 1990, Louis R. Comeau lui a demandé de prendre la présidence. C’était à l’époque où la FANE se restructurait pour ne recruter que des associations membres (et non plus des membres individuels). Le jour où il est devenu président, Louis Comeau lui a annoncé qu’il démissionnait pour des raisons professionnelles. En tant que nouveau président, M. Melanson a alors géré la transition de la FANE avec René AuCoin. Ce dernier a aussi démissionné après six mois pour accepter un poste plus près de chez lui. M. Melanson a continué le travail avec James AuCoin. Son expertise reconnue lui a bien servi lors de cette transition. 

M. Melanson a enseigné pendant 28 ans et demi après avoir obtenu un diplôme en Arts de l’Université (Collège) Sainte-Anne. « Dans les années 1960, il n’y avait pas assez d’enseignants dans la province, a-t-il précisé. Afin de combler cette lacune, le gouvernement a mis en place le Emergency Teachers Training Program qui permettait aux titulaires d’un baccalauréat de prendre des cours d’été en éducation tout en enseignant pendant l’année dans le but d’obtenir la même licence qu’un enseignant. » C’est ainsi qu’il a commencé sa carrière en enseignement. 

Trente ans plus tard, il y avait trop d’enseignants dans la province. Le gouvernement de l’époque a donc offert des incitatifs aux enseignants afin qu’ils prennent leur retraite plus tôt. C’est alors que M. Melanson a pris sa retraite, soit 18 mois avant le moment où il avait prévu de le faire.

Il est demeuré à l’école Hebron toute sa carrière. Il y a enseigné au premier cycle du secondaire pendant six ans, il a été directeur de l’école pendant six ans, après avoir pris des cours de niveau maîtrise au ministère de l’Éducation, et il a été enseignant à nouveau puis directeur adjoint.

De plus, M. Melanson est membre du Conseil des gouverneurs de l’Université Sainte-Anne, il a reçu le prix Library Association of Nova Scotia Merit pour son leadership dans la promotion de l’administration des bibliothèques publiques, il est ancien propriétaire du restaurant Cape View à Mavillette, il a fait pression pour obtenir des médecins dans le district de Clare, il a encouragé la promotion du tourisme dans la région et il a siégé à de nombreux comités municipaux pendant 33 ans. 

Lors de sa dernière réunion à titre de préfet le mercredi 5 septembre, M. Melanson a remercié les nombreux conseillers municipaux avec qui il a eu le privilège et le plaisir de servir la population de la municipalité de Clare au fil des années. Il habite à la Rivière-aux-Saumons avec sa femme, Beverley. Ses trois enfants et ses trois arrière-petits-enfants habitent en Nouvelle-Écosse. 

Que va-t-il faire de son temps alors qu’il prend sa deuxième retraite? « J’ai acheté un tracteur, dit-il. Je vais travailler dans mon jardin et dans le bois et je vais embellir mon terrain avec des roches et des plantes. Je vais faire du travail physique autant que je peux. »

vendredi, 21 septembre 2012 00:00

Claude Picard : l'Acadie en deuil

GRAND-PRÉ – C’est avec grande tristesse que la Société Promotion Grand-Pré a appris le décès du peintre Claude Picard le jeudi 13 septembre dernier. Le conseil d’administration et la direction générale de la Société désirent transmettre leurs plus sincères condoléances à l’épouse, aux filles et à la famille de M. Picard.

M. Picard est l’auteur des six peintures qui ornent l’église-souvenir du lieu historique national de Grand-Pré et qui racontent la vie des Acadiens à Grand-Pré avant 1755 et leur déportation cette même année. M. Picard a profondément enrichi par ses tableaux l’interprétation de la vie des Acadiens et du Grand Dérangement au lieu historique national, géré en partenariat par Parcs Canada et la Société Promotion Grand-Pré. Deux de ses tableaux, Le paradis terrestre et Le départ vers l’exil, sont devenus des symboles incontournables de Grand-Pré. Par son art raffiné et précis, il a su illustrer de façon à la fois éloquente et poignante la vie rurale paisible des Acadiens et la tragédie de leur déportation. 

La Société avait eu le plaisir de rendre hommage à M. Picard en 2009 au cours des Journées acadiennes. M. Picard avait alors exprimé sa joie de se retrouver à Grand-Pré, qui avait toujours occupé une place privilégiée dans son cœur. Il avait d’ailleurs appelé Victor Tétrault, directeur général de la Société Promotion Grand-Pré, le 30 juin de cette année, pour exprimer sa joie et sa fierté à l’annonce de l’ajout du paysage culturel de Grand-Pré à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

M. Picard nous a quittés, mais il continuera de vivre à travers ses œuvres exposées à Grand-Pré et admirées chaque année par des milliers de visiteurs. M. Picard a également illustré à travers ses peintures d’autres aspects fort importants de l’Acadie qui sont racontés, notamment au Musée acadien de Miscouche, à l’Île-du-Prince-Édouard.

L’Acadie vient de perdre l’un de ses plus grands illustrateurs de l’épopée acadienne, d’autrefois à aujourd’hui, et l’un des ses plus grands peintres. Merci M. Picard!

vendredi, 28 septembre 2012 00:00

Les Acadiens vont-ils perdre leur voix?

Le mardi 25 septembre, la Commission de délimitation des circonscriptions électorales de la Nouvelle-Écosse a rendu public son rapport définitif sur la refonte des circonscriptions électorales.

La commission recommande que trois circonscriptions dites acadiennes soient élargies. La circonscription de Clare serait fusionnée avec celle de Digby et se nommerait donc Clare-Digby. Celle de Richmond serait agrandie pour être intégrée à la ville de Port Hawkesbury (Cap-Breton Richmond) et celle d’Argyle serait réunie avec Barrington (Argyle-Barrington). L’autre circonscription qui était protégée auparavant, celle de Preston, serait aussi agrandie tandis que deux nouvelles circonscriptions seraient créées à Halifax. 

Rappelons que les collectivités acadiennes se sont fortement opposées à ces changements et que, dans différents entretiens, la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse se disait prête à recourir aux tribunaux pour défendre les circonscriptions électorales protégées si une telle décision était prise. (Article complet dans l’édition du journal du 5 octobre prochain.)

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