À LA UNE CETTE SEMAINE

Le Courrier

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MONCTON − L’auteur-compositeur-interprète BLOU a remporté le prix de la Musique de la Côte Est 2012 (ECMA) dans la catégorie Artiste de l’année 2012 (choix du public). C’est la première fois en 24 ans que ce prix va à un francophone.

Le prix a été attribué par vote du public. Comme Blou était le seul artiste francophone à être en lice pour ce prix, Blou est doublement fier d’avoir reçu la statuette au Casino Nouveau-Brunswick à Moncton. Ce prix signifie énormément pour l’artiste et pour la culture acadienne et francophone : « Quel honneur d’avoir reçu ce prix! Être nommé aux côtés de grands noms de la musique anglophone des provinces de l’Atlantique était déjà beaucoup, mais de remporter le prix me rend plein d’espoir pour la musique francophone de chez-nous! Je tiens à remercier mes fans et le public qui ont voté en si grand nombre. C’est grâce à eux que j’ai remporté ce prix. Un merci spécial à mon équipe de gérance À l’infini communications pour le travail au quotidien. »

Cette annonce l’a pris par surprise. Il était le seul artiste francophone parmi les 12 finalistes qui étaient, Dave Gunning, George Canyon, Hey Rosetta!, In-Flight Safety, Jenn Grant, Jimmy Rankin, Matt Andersen, Paper Lions, The Trews, Tim Chaisson et Morning Fold.
L’Association de la musique de la Côte Est est une organisation sans but lucratif qui se consacre à la promotion, au développement et à la célébration de la musique canadienne de la région de l’Atlantique aux niveaux régional et international. Elle présente chaque année la Conférence et les prix de musique de la Côte Est (AMCE).

Pour plus de renseignements sur le prix ainsi que l’artiste voir l’article intitulé Blou mis en nomination pour un prix de l’AMCE paru dans l’édition du 9 mars 2012 à la page 8 du Courrier de la Nouvelle-Écosse.

HALIFAX − « Deux langues… un monde de possibilités. » C’est ce qu’ont découvert presque 2 500 élèves du secondaire lorsqu’ils se sont rassemblés dans 13 villes à travers le Canada afin de participer aux Forums locaux organisés par Le français pour l’avenir.

Un événement annuel, les Forums locaux donnent la chance aux élèves francophones, ou aux élèves inscrits dans des programmes d’immersion française et français de base, de passer une journée complètement en français. Les Forums leur offrent la chance de se rencontrer hors des salles de classe et de participer à des ateliers interactifs, des discussions dynamiques et des présentations diverses, le tout axé sur les bénéfices du bilinguisme. Bien qu’ils aient lieu à travers le Canada, chaque Forum est organisé par un comité local, mettant en vedette la culture unique de sa communauté.

Cette année, la 13e édition du Forum local d’Halifax du Français pour l’avenir a eu lieu le 24 avril dernier à l’Université Mount Saint Vincent. L’événement a exploré l’industrie de la production télévisuelle et du cinéma francophone. En partenariat avec ViewFinders, le festival international du film pour jeune public et le ministère de l’Éducation, programme de langues secondes, le Forum a offert la chance à une école d’immersion en Nouvelle-Écosse de produire un film sur le bilinguisme. L’école gagnante, Halifax West, sera accompagnée tout au long du processus de création par des experts francophones dans le milieu du cinéma. Le film sera diffusé lors du Festival international du Film en Atlantique à l’automne et sera aussi diffusé dans diverses régions de la Nouvelle-Écosse et possiblement à travers le Canada.

De plus, l’édition 2012 du Forum local d’Halifax du Français pour l’avenir a permis aux élèves d’explorer l’impact de la Loi sur les langues officielles dans leurs vies de tous les jours. Accompagné par des jeunes francophones en provenance de diverses régions en Nouvelle-Écosse chaque élève a eu l’occasion de dialoguer avec d’autres élèves et d’apprendre davantage sur comment la Loi sur les langues officielles leur permet de réaliser leur rêve de vivre une vie enrichissante et dynamique dans les deux langues officielles du Canada.

Les autres Forums ont eu lieu dans les villes suivantes : Calgary, Charlottetown, Edmonton, Fredericton, Moncton, Montréal, Ottawa, St. John’s, Summerside, Toronto, Winnipeg et Vancouver.

vendredi, 04 mai 2012 00:00

Bénévoles de l'année 2012

Pour plus de détails sur l’hommage rendu aux bénévoles, voir la copie papier du journal.

PUBNICO-OUEST – Deux hommes originaires de Pubnico-Ouest ont reçu un prix le samedi 5 mai. Paul-Émile d’Entremont a reçu le prix de reconnaissance d’or lors d’un banquet de reconnaissance pour les journalistes des provinces atlantiques à l’hôtel Delta à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. Pour sa part, père Maurice LeBlanc a reçu un prix lors de la soirée organisée par l’Association acadienne des artistes professionnels du Nouveau-Brunswick (AAAPNB).

Paul Émile d’Entremont a obtenu son baccalauréat en psychologie de l’Université de Moncton et sa maîtrise en philosophie de Dalhousie University. Il travaille actuellement en tant que réalisateur pour la Société Radio-Canada.

M. d’Entremont a mérité la reconnaissance d’or pour les trois reportages que lui et ses collègues Marc-Antoine Ruest et Peter Dawson ont faits sur le contrat obtenu par Irving pour la construction des navires pour la Marine canadienne. M. Ruest a joué le rôle de journaliste, M. Dawson était le cameraman et monteur et M. d’Entremont a réalisé les trois reportages. Il s’agissait de reportages économiques, portant sur le contrat entre le ministère de la Défense nationale et la compagnie Irving. Les reportages ont aussi présenté les retombées économiques pour la province, la région atlantique et pour le reste du Canada.
Par ailleurs, pendant la semaine du 2 au 6 mai, la population de la région de Bathurst, au Nouveau-Brunswick, a été témoin d’un événement de première importance pour la promotion des arts en Acadie. En plus d’être reconnus au Gala des Éloizes du 5 mai, les artistes ont pu exposer leurs œuvres pendant quelques jours dans la région de Bathurst. Des prix ont été accordés dans 14 catégories.

En effet, l’AAAPNB a reconnu le travail de plusieurs artistes, dont celui du père Maurice LeBlanc pour son soutien aux arts. Lors de la présentation des Éloizes, le texte qui suit a été rédigé pour résumer la contribution du père LeBlanc à la vie artistique de sa communauté en Acadie : « Cet artiste multidisciplinaire et éducateur a fait sa marque autant en arts visuels qu’en théâtre et en musique. Parmi ses nombreuses réalisations, il a enseigné les lettres, l’histoire, le piano et l’histoire de l’art au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. En tant que peintre, il a présenté plusieurs expositions solos et de groupe… Le père LeBlanc a dirigé de nombreuses chorales et fanfares… »

Le père LeBlanc a confié qu’il était très content de recevoir cette reconnaissance de l’AAAPNB. Malheureusement, il n’a pas été en mesure de se rendre au Centre régional KC Irving de Bathurst pour assister au spectacle des Éloizes et pour recevoir son prix. Plus de 1 000 personnes ont participé à ce gala bisannuel.

Le père LeBlanc a cru bon de rester en région pour célébrer avec les jeunes familles la première communion des enfants des paroisses Sainte-Famille et Saint-Joseph. Cet événement avait lieu la même fin de semaine que la soirée gala.

GRAND-PRÉ – Le lieu historique national de Grand-Pré a ouvert ses portes le 15 mai pour une saison estivale qui s’annonce fort occupée.

Entre autres activités au programme de cette saison, mentionnons le 1er juillet, jour de la Fête du Canada, l’inauguration de la sculpture de l’orme symbolisant les cultures mi’kmaq, acadienne et Planter (entrée gratuite au lieu), et les Journées acadiennes les 20, 21 et 22 juillet (soirée sociale le vendredi; causeries le samedi; messe, spectacles, kiosques, et remise de certificats le dimanche). La communauté acadienne et francophone d’Halifax, Dartmouth et Chezzetcook est à l’honneur cette année à Grand-Pré. Le groupe Unisson et le groupe de Monique Poirier, anciennement de l’Ode à l’Acadie, assureront le divertissement musical.

Entre le 24 juin et le 6 juillet, l’UNESCO doit également rendre sa décision quant à l’ajout du paysage de Grand-Pré à la liste du patrimoine mondial.

Le 3e Congrès des chefs canadiens se tiendra au lieu historique du 16 au 18 septembre. Le public sera invité à rencontrer les chefs et à déguster des mets du terroir le dimanche 16 septembre au cours de l’après-midi.

Pour en savoir plus sur ces activités et les autres activités prévues au lieu historique, consultez le site Web de la Société Promotion Grand-Pré à : www.grand-pre.com

DARTMOUTH – La Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse (FFANE) tenait sa 29e assemblée générale annuelle et sa rencontre provinciale les 1er et 2 juin 2012 sous le thème « Nous écoutons, vous partagez, elles agissent. »  Une cinquantaine de femmes provenant de différentes régions de la Nouvelle-Écosse ont participé à cette rencontre.

L’honorable Maria Chaput, sénatrice, nous a fait l’immense honneur de sa présence. Mme Chaput a présenté son discours officiel portant sur le dépôt du projet de loi S-211 : une modernisation nécessaire à la Loi sur les langues officielles.  Cette modernisation aura pour effet de mieux protéger les droits des communautés de langue officielle vivant en milieu minoritaire.  La sénatrice incarne aussi l’esprit de la Loi sur les langues officielles en ce sens qu’elle promeut l’utilisation des langues officielles et appuie le développement des communautés de langue officielle en milieu minoritaire.

Nous remercions les conférencières qui ont animé les journées de vendredi et samedi et qui ont fait un travail extraordinaire.  De nombreux ateliers et présentations ont agrémenté la rencontre :  un suivi du plan stratégique 2009-2014 de la FFANE avec la directrice de la FFANE, Micheline Gélinas; une mise à jour du projet La violence, ça suffit avec Karine Lahaie; un atelier sur la communication, avec Lyette Leblanc de l’Académie jeunesse régionale de la Nouvelle-Écosse; une table ronde Aider même quand elles ne veulent pas être aidées animée par Glenda Doucet-Boudreau avec des panélistes invitées; et pour terminer la journée de travail de samedi, l’atelier À l’écoute de soi-même, avec Jeannine Riant, spécialiste en ressenti corporel.

Nous avons aussi fait le lancement officiel du guide ressource Être là pour elle / Be there for her.  Ce guide se veut une réponse à la demande de nos membres de mieux outiller la communauté relativement à la violence familiale. Entièrement bilingue, le guide servira à la communauté francophone et anglophone.  Nous tenons à remercier vivement tous ceux et celles qui ont cru à ce guide ressource en achetant un espace 

Au nom de la présidente, du conseil d’administration et de l’ensemble des membres et employées de la FFANE, nous tenons à souligner le départ du conseil d’administration de la FFANE de Thérèse Benoit, Barbara d’Éon et Gabrielle Samson. Nous profitons de l’occasion pour les remercier de l’ensemble de leur travail durant leur mandat.

Nous tenons aussi à remercier nos partenaires et commanditaires de leur soutien : Patrimoine Canadien, Condition féminine canada (CFC), Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC), Conseil consultatif sur la condition féminine de la Nouvelle-Écosse (CCCFNE), Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE), Association des juristes d’expression française de la Nouvelle-Écosse (AJEFNE), Équipe d’alphabétisation − Nouvelle-Écosse (ÉANE), Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse (FéCANE), Regroupement des aînées et aînés de la Nouvelle-Écosse (RANE), Réseau Santé Nouvelle-Écosse (RSNÉ), Société Femmes Équité Atlantique (SFÉA), Immigration francophone de la Nouvelle-Écosse, Axxesmedia, Acco Brands ainsi que l’hôtel Park Place Ramada.

HALIFAX − Après cinq ans de travail ardu de la part de tous les ordres de gouvernement et des membres de la communauté, le paysage historique et culturel de Grand-Pré est devenu le plus récent site du patrimoine mondial de l’UNESCO de la Nouvelle-Écosse, aujourd’hui 29 juin.

« Grand-Pré occupe depuis longtemps une place spéciale dans le cœur des Acadiens et des communautés agricoles de la province, a dit Ramona Jennex, ministre de l’Éducation, au nom de Leonard Preyra, ministre des Communautés, de la Culture et du Patrimoine. Maintenant, grâce à cette prestigieuse reconnaissance et à la protection qu’elle offre, tous les Néo-Écossais et les gens de partout au monde seront en mesure d’apprécier la riche culture et le patrimoine de cette région pendant des années à venir. »

L’annonce a été faite dans le cadre de la rencontre du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO à Saint-Pétersbourg, en Russie.

« Les Acadiens sont fiers de leur identité culturelle, a dit David Wilson, ministre des Affaires acadiennes. La désignation de l’UNESCO permet au monde entier de célébrer le riche patrimoine culturel des Acadiens en Nouvelle-Écosse. »

La désignation attire l’attention du monde entier sur la valeur agricole des terres endiguées et sur l’importance symbolique du paysage pour les Acadiens à l’échelle mondiale.

« Le gouvernement du Canada se réjouit que le paysage de Grand-Pré devienne site du patrimoine mondial de l’UNESCO, a expliqué Peter Kent, ministre canadien de l’Environnement et ministre responsable de Parcs Canada. Cette désignation reconnue à l’échelle de la planète établit que le paysage de Grand-Pré est un lieu culturel ayant une valeur universelle exceptionnelle. Elle attirera non seulement les Néo-Écossais, les Acadiens et d’autres Canadiens et Canadiennes, mais également les visiteurs étrangers à la recherche d’expériences uniques. »

La désignation de site du patrimoine mondial offre une excellente occasion d’attirer un plus grand nombre de visiteurs dans la province. Cette reconnaissance fait de la province une véritable destination de renommée internationale.

Grand-Pré est maintenant le troisième site du patrimoine mondial en Nouvelle-Écosse. Lunenburg a été inscrit à la liste en 1995, et les falaises fossilifères de Joggins en 2008.

De plus, l’UNESCO a reconnu deux réserves de la biosphère en Nouvelle-Écosse au cours de la dernière décennie. La réserve du Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse a été reconnue en 2011 et celle des lacs Bras d’Or en 2011.

Nomination Grand-Pré, qui est formé de représentants provinciaux, fédéraux et municipaux et d’autres partenaires, a travaillé fort pour préparer le dossier de candidature soumis à l’UNESCO en février 2011. 

« Il s’agit d’un énorme accomplissement symbolique pour le peuple acadien. En effet, leurs ancêtres ont persévéré dans l’adversité et ont pris part à la réconciliation qui a mené à ce jour historique. », a dit Gérald C. Boudreau, coprésident du comité consultatif Nomination Grand-Pré.

Grand-Pré se joint à certains des sites les plus remarquables du monde entier, y compris le Serengeti, les pyramides d’Égypte et la Grande Barrière de corail.

« La désignation de l’UNESCO confirme ce que nous savons depuis toujours, a dit Peter Herbin, coprésident du comité consultatif Nomination Grand-Pré. Le paysage de Grand-Pré est un trésor international de valeur universelle exceptionnelle. »

Depuis 2008-2009, le gouvernement provincial a alloué les sommes suivantes pour le projet : 105 000 $ de l’ancien ministère du Développement économique et rural, 83 000 $ de l’ancien ministère du Tourisme, de la Culture et du Patrimoine, et 42 000 $ des Affaires acadiennes en vertu de l’Entente Canada - Nouvelle-Écosse relative aux services en français. 

Maintenant que la désignation de l’UNESCO a été accordée, le gouvernement provincial respectera son engagement à verser un investissement de 2,5 millions de dollars pour la création d’un comité d’intendance responsable de la protection du site. Les noms des membres du comité seront dévoilés bientôt. 

Des renseignements supplémentaires sur le site du patrimoine mondial de Grand-Pré se trouvent au http://landscapeofgrandpre.ca/fr/

La BUTTE − Grâce à un projet du Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes, vous, les lecteurs du Courrier de la Nouvelle-Écosse, ferez d’intéressantes découvertes dans les semaines à venir!

Je reviens d’un voyage de cinq jours aux merveilleuses Îles-de-la-Madeleine, au Québec.

D’emblée, j’ai été charmée par l’accueil des gens, par leur fierté d’être Acadiens et par leurs magnifiques paysages… tant de plages sablonneuses, de paysages à couper le souffle. 

Le but de ce voyage était de rencontrer l’équipe de l’hebdomadaire des Îles, Le Radar. Les échanges de connaissances avec les gens de ce journal, qui fête cette année ses 40 ans, ont été des plus profitables. Pendant la durée du projet, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse fera découvrir la Nouvelle-Écosse aux Madelinots et eux nous feront découvrir leur coin de pays. 

Nous avons beaucoup de choses en commun, en plus de la fierté acadienne. Nous avons la plus haute église en bois en Amérique du Nord et eux, la deuxième. À Fatima, un écomusée sur la mi-carême explique bien que cette tradition est encore vivante dans cette région. 

Leurs églises et leurs écoles portent les mêmes noms que ceux que nous retrouvons en Acadie de la Nouvelle-Écosse, telles que l’église Sacré-Cœur, l’église Saint-Pierre ou encore l’École Stella Maris.

Les villages de pêcheurs ressemblent beaucoup à ceux de la Nouvelle-Écosse.

Mentionnons également les noms de famille comme LeBlanc, Theriault, Chiasson, Landry, Miousse, entre autres.

Même sur le traversier en direction des Îles, les musiciens ont chanté des chansons de nos musiciens de la Nouvelle-Écosse!

Nous avons toujours eu des liens très forts avec les Îles-de-la-Madeleine. Lorsque j’étais étudiante au Collège Sainte-Anne (aujourd’hui l’Université Sainte-Anne), plusieurs jeunes hommes des Îles venaient faire leurs études à la Pointe-de-l’Église. 

Dans les prochaines semaines, je vous invite à faire la découverte d’un autre coin de l’Acadie!

 

Denise Comeau Desautels
directrice générale
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

vendredi, 27 juillet 2012 00:00

Une réunion remplie d'émotions à Tusket

TUSKET – Une réunion spéciale du conseil municipal d’Argyle a eu lieu le jeudi 19 juillet dernier. Cette rencontre avait pour but d’écouter les inquiétudes des résidents de la Petite-Rivière et de la Buttes des Comeau. Une cinquantaine de personnes de ces régions étaient présentes. Étant donné le grand intérêt que suscite la question des éoliennes proposées pour la région, le conseil municipal a enregistré et diffusé la réunion sur Internet. Huit des neuf conseillers étaient présents. 

Aldric d’Entremont, préfet de la municipalité, a présidé la réunion qui a été divisée en quatre parties. Alain Muise, directeur général de la municipalité, a utilisé une présentation PowerPoint pour parler des distances recommandées pour l’installation des éoliennes par rapport aux résidences. Il a expliqué au public que selon les politiques municipales actuelles, les éoliennes doivent être situées au moins à 242 mètres de la résidence la plus proche. Il a été très clair dans ses explications par rapport au rôle de la municipalité qui consiste à définir l’utilisation de ses terrains à l’intérieur de ses frontières.

À la suite de la présentation de M. Muise, Brad Fulton, planificateur municipal, a informé l’auditoire que les politiques concernant l’installation des éoliennes sont les mêmes depuis l’aménagement du parc éolien à Pubnico-Ouest. M. Fulton a expliqué que la loi actuelle exige que les éoliennes soient situées à une distance égale à deux fois la hauteur de l’éolienne.

La troisième partie de la réunion comportait une présentation de Rodrigo Maura, représentant de la compagnie Anaia Global. M. Maura a expliqué les raisons pour lesquelles sa compagnie avait choisi la municipalité d’Argyle pour installer un parc éolien. Il a aussi précisé qu’Anaia a l’intention d’installer de 15 à 25 éoliennes et que sa compagnie s’engage toujours à produire 50 mégawatts d’énergie.

Pendant la dernière partie de la réunion, le public était invité à se prononcer. Huit personnes ont parlé et sept d’entre elles ont rejeté le projet de construction d’un parc éolien dans la région de la Petite-Rivière et de la Butte des Comeau. Trois orateurs de la municipalité de Kings, Andrew Steeves, Dr Gordon Callon, et Chris Cann ont parlé de leurs inquiétudes quant à l’installation d’un parc éolien. Colton LeBlanc, adjoint administratif de Chris d’Entremont, député d’Argyle, a présenté les excuses du député local qui ne pouvait assister à la réunion. D’autres porte-paroles de la région ont exprimé beaucoup d’inquiétude. Guy Surette, conseiller de la municipalité a fait un discours passionnant sur sa recherche personnelle sur les éoliennes dans la région de Pubnico-Ouest. Les commentaires de M. Surette ont été bien reçus.

La réunion s’est terminée par un vote. Une motion proposée par Guy Surette et appuyée par Charles LeBlanc a été acceptée par un vote de 7 à 1. Par cette motion, on demande au Conseil de reconsidérer un amendement à la loi existante qui détermine la distance proposée entre les éoliennes et les résidences les plus proches. M. Muise a informé l’auditoire que ces changements auront lieu selon les procédures de la province et de la municipalité.

vendredi, 27 juillet 2012 00:00

Grand-Pré : à tout jamais pour l'humanité

GRAND-PRÉ –  Le samedi 21 juillet 2012, dans le cadre des Journées acadiennes proposées chaque année au lieu historique national du Canada de Grand-Pré par la Société Promotion Grand-Pré, Parcs Canada a organisé à 13 h au lieu historique une cérémonie officielle de dévoilement d’une plaque marquant l’inscription du Paysage de Grand-Pré à la liste prestigieuse du patrimoine mondial de l’UNESCO. 

Les personnes suivantes étaient présentes à cette cérémonie : Robert Goguen, député de Moncton-Riverview-Dieppe, au nom de Peter Kent, ministre canadien de l’Environnement et responsable de Parcs Canada, Ramona Jennex, ministre de l’Éducation de la Nouvelle-Écosse et députée de Kings South, l’aînée Della Maguire et le chef Sid Peters, de la nation Glooscap, Diana Brothers, préfète de la municipalité du comté de Kings, Greg Kerr, député de Nova-Ouest, les deux coprésidents de Nomination Grand-Pré, Gérald C. Boudreau et Peter Herbin, ainsi que Christophe Rivet, directeur de projet pour la candidature de Grand-Pré au patrimoine mondial. L’Agence Parcs Canada était représentée par Alan Latourelle, directeur général de l’Agence, Carole Sheedy, vice-présidente, Est du Canada, et Robert Moreau, directeur de l’Unité de gestion du Nord du Nouveau-Brunswick, qui était aussi le maître de cérémonie. 

La présence acadienne était assurée par René Légère, président de la Société Nationale de l’Acadie, qui a exprimé l‘émotion et la fierté du peuple acadien, dont le génie agricole et le mode de vie communautaire sont maintenant reconnus à l’échelle mondiale, ainsi que par Stan Surette, président de la Société Promotion Grand-Pré.

Le chef mi’kmaq Sid Peters, Robert Goguen et Ramona Jennex ont également rappelé la responsabilité qui incombe maintenant aux partenaires d’assurer la protection des terres endiguées dans le respect de la nature et des traditions agricoles établies. Tous les dignitaires se sont entendus pour dire que cette désignation est un hommage rendu aux trois cultures présentes à Grand-Pré, soit les Acadiens, les Mi’kmaq et les Planters.

Ils se sont ensuite rendus au sommet du chemin Old Post pour une brève cérémonie d’inauguration des travaux sur les terres achetées en 2011 par la communauté locale et Parcs Canada. L’endroit est appelé Parc d’observation Grand-Pré. Les visiteurs seront invités à s’y rendre pour admirer le paysage de Grand-Pré. Un belvédère et une aire de stationnement y seront aménagés et des panneaux d’interprétation expliqueront les caractéristiques géographiques et culturelles du paysage.

Gérald C. Boudreau a aussi expliqué que le comité Nomination Grand-Pré sera dissout pour être remplacé par un conseil d’intendance qui rassemblera tous les partenaires; un fonds en fiducie sera créé pour recevoir les 2,5 millions de dollars que la province de la Nouvelle-Écosse s’était engagée à verser si la réponse de l’UNESCO était positive. La municipalité du comté de Kings fera également une contribution de 250 000 dollars au cours des dix prochaines années pour appuyer le projet du Paysage de Grand-Pré.

Plus tard dans l’après-midi, le comité Nomination Grand-Pré a donné une réception au lieu pour remercier la communauté locale et tous les partenaires qui ont travaillé sans relâche pendant cinq ans pour obtenir la désignation de l’UNESCO. Le public a pu également profiter de la nourriture et des rafraîchissements servis et d’un spectacle musical représentatif des trois cultures reconnues à Grand-Pré.

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