À LA UNE CETTE SEMAINE

Le Courrier

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jeudi, 15 septembre 2016 03:54

Découverte du talent acadien outre-mer

 

Natalie Robichaud

 

FRANCE : Plusieurs artistes acadiens de la Nouvelle-Écosse ont vécu cette année un été de voyage de l’autre côté de l’Atlantique. Entre le Festival Pause Guitare à Albi, le Festival des cultures du Monde à Gannat, le Festival interceltique à Lorient, et la Semaine acadienne en Normandie, la présence de l’Acadie de la Nouvelle-Écosse s’est certainement fait sentir. 

Certains le disent tout bas, d’autres le disent tout haut : la culture acadienne n’a pas beaucoup de rayonnement à l’international. Il est impossible de comparer avec le Nouveau-Brunswick, car cette province se distingue de la Nouvelle-Écosse sur plusieurs plans, notamment sur le plan culturel. Il y a beaucoup plus d’Acadiens au Nouveau-Brunswick qu’en Nouvelle-Écosse. Cela veut dire plus d’argent dans les enveloppes culturelles, ce qui se traduit par un plus grand nombre d’artistes acadiens qui travaillent de façon professionnelle. 

En Acadie de la Nouvelle-Écosse, il y a toujours des artistes acadiens, mais c’est moins évident pour eux de faire carrière dans leur province natale, et surtout de pouvoir se rendre à l’étranger. C’est un des sujets que la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse va tenter de mettre sur la table et de faire progresser. La FéCane a cependant réussi à financer deux des missions en France cet été. D’abord, le Festival Pause Guitare à Albi, où on a retrouvé sur scène le groupe Cy. Daniel Theriault, directeur général de la FéCane, était sur place pour faire des rencontres et du réseautage. Il est important de noter que Elton John était la tête d’affiche de ce festival. C’est donc dire que ce n’est pas un petit festival!

La FéCane était aussi présente au Festival des cultures du Monde à Gannat. C’est un festival qui existe depuis bientôt cinquante ans dans un petit village de 6 000 habitants. En tout, 22 nations étaient présentes, dont l’Acadie. De la Nouvelle-Écosse, il y avait Natalie Robichaud, présidente de la FéCane, ainsi que Virick et Isabel Francis, qui fabriquent des paniers mi’kmaq. La délégation acadienne s’est produite sur scène avec le musicien Robin LeBlanc et sa famille de Bathurst et Natalie Robichaud aux claquettes. La délégation comprenait aussi la sculptrice Francine Simard-Levesque du Nouveau‑Brunswick, ainsi que Marie-Thérèse Landry et Ghislaine Foulem du Conseil provincial des sociétés culturelles du Nouveau-Brunswick.

La FéCane a profité de son passage en France pour se rendre à Astaffort, village natal de Francis Cabrel, pour des rencontres avec l’association Les Voix du Sud. L’association organise Les rencontres d’Astaffort, des séances de créations intensives pour des auteurs-compositeurs en herbe. L’association a déjà depuis quelques années des liens avec le Festival acadien de Caraquet. Ces rencontres avaient pour but de former un partenariat avec la Nouvelle-Écosse.

L’Acadie est toujours présente au Festival interceltique de Lorient, avec un pavillon où ça brasse jour et nuit avec des spectacles et des rencontres musicales. C’est organisé par un groupe du Nouveau‑Brunswick, avec principalement des artistes de cette province. Cette année toutefois, on y a encore retrouvé le groupe Cy ainsi que Mylène Comeau, danseuse de la Baie Sainte-Marie. Celle-ci a travaillé comme assistante auprès de la directrice des communications, mais elle a aussi eu l’occasion de danser plusieurs fois sur scène.

De son expérience à Lorient, Mylène relate : « qu’en tant que Néo-Écossaise, je me suis sentie comme si ma province pourrait être plus présente dans les années à venir. C’est un bel événement qui fait connaître une partie de l’Acadie à la population française, et les retombées artistiques et économiques sont remarquables. Je sais que, dans le passé, les organisateurs ont approché à plusieurs reprises les gouvernements de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard pour qu’elles y prennent part aux côtés du Nouveau-Brunswick, mais ce, sans succès. Par contre, grâce à une contribution du ministère des Affaires acadiennes de la Nouvelle-Écosse, on a pu avoir la participation du groupe Cy à Albi et à Lorient cette année. Participer pleinement à un événement d’une telle envergure est certes un atout pour la province de la Nouvelle-Écosse ainsi que pour les autres provinces de l’Atlantique. Ensemble, nous pourrions offrir une plus grande visibilité de notre Acadie qui mérite d’être représentée dans son entité. Les organisateurs, ainsi que moi‑même, espèrent vivement que c’est le début d’un changement de cap des gouvernements de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard pour les prochaines éditions d’Expérience Acadie à Lorient. Mon expérience à Lorient fut inoubliable. 

Du 9 au 16 août, il y avait également la Semaine acadienne en Normandie. Plusieurs artistes de la Nouvelle-Écosse, dont la Baie en Joie, se sont produits à plusieurs reprises sur les scènes lors de ce festival. Cette année, le groupe Razzmatazz y a présenté des chansons pour enfants. 

Et ça continue toujours, car il y aura bientôt la deuxième partie de la production L’Acadie, un pays qui se raconte qui tournera en France de la mi-octobre à la fin décembre. Dans cette production, on retrouve les danseuses Mylène Comeau et Christiane Theriault ainsi que Dillon Robicheau de la Nouvelle-Écosse.

HALIFAX : Le mercredi 1er juin, lors d’un premier événement de lancement, le nouveau nom de Radio Halifax Métro a été dévoilé à la communauté. Pour commencer, le groupe Radio Radio s’est rendu disponible pour un concert éclair puis après la présentation de la nouvelle image, les artistes Clara Dugas, Ronald Bourgeois, Boudreau-Vanier et Sonia Losier sont montés sur scène.

Le nouveau nom Oui 98 a été choisi par le conseil d’administration. Oui 98, c’est ma radio, c’est notre radio. Oui 98 c’est la radio de la communauté. C’est un mot que tout le monde comprend, quelle que soit la langue maternelle. Oui, est rassembleur. Oui c’est « we ».

De nombreux bénévoles de la radio, membres des organismes communautaires francophones, artistes de la région et donateurs étaient présents pour assister à cet événement qui célèbre le renouveau de la radio.

Depuis plusieurs années, la seule radio communautaire francophone haligonienne traînait une dette importante (au-delà de 100 000 $). Une grande partie de cette dette (60 000 $) était redevable à Revenu Canada. Avec l’aide et le soutien de la communauté (principalement sous la forme de prêts de particuliers et avec l’aide du Conseil communautaire du Grand-Havre), la radio a pu payer ses dettes à Revenu Canada.

Grâce aux deux journées de planification stratégique animées par Serge Parent et Roland Bryar, des experts-conseils mandatés par Ronald Bourgeois et le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse, Oui 98 FM a pu discuter de l’avenir de la radio et de la stratégie à adopter pour le futur. 

Du côté programmation, le projet Jeunes Acadiens en direct a vu des radios mobiles installées dans les écoles du Conseil scolaire acadien provincial afin de permettre aux élèves de créer et produire leurs propres émissions. Ce projet reprend grâce au financement de Patrimoine canadien. Tendez l’oreille, nos jeunes seront à nouveau bientôt en ondes. D’autre part, un financement du Fonds canadien de la radio communautaire (FCRC), a permis à Oui 98 d’embaucher Yaye Peukassa afin qu’il anime à partir du 1er juillet, les émissions matinales Bonjour Halifax de 6 h à 9 h.

Mais Oui 98 est toujours à la recherche de soutien, que ce soit pour l’animation, la gestion de la radio ou pour une commandite. Entreprises, vous pouvez faire de la publicité en français, en ondes, à Halifax!

Oui 98 est un instrument de diffusion d’informations et de promotion des activités des membres de la communauté, ce qui apporte à tous les francophones et francophiles une visibilité dans la municipalité régionale de Halifax.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Plus d’un an après l’annonce de l’examen du secteur de la petite enfance par le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, la ministre Karen Casey a présenté les résultats des consultations et les recommandations suite à l’examen tôt en matinée le jeudi 31 mars 2016. Suzanne Saulnier, directrice générale du Centre provincial de ressources préscolaires (CPRPS), était présente au dévoilement du rapport lors d’une séance sur invitation seulement dans la salle de réunion de la ministre.

Suite à une présentation par Nathalie Blanchet, directrice administrative de la direction du développement de la petite enfance, les invités ont eu l’occasion de réviser le rapport et poser des questions par rapport aux données et aux recommandations émises.

Selon Mme Saulnier, dans le le rapport intitulé Étude des services agréés de garde d’enfants de la Nouvelle-Écosse - Rapport et recommandations des consultations mars 2016, le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance a su bien présenter un aperçu très clair de la situation du secteur des services de garde en Nouvelle-Écosse. 

En effet, le rapport identifie 5 domaines clés tout en soulignant les obstacles présents dans ces différents domaines. Il est question de l’accessibilité des services de garde d’enfants pour les familles, du caractère abordable des programmes de garde d’enfants, de la qualité des programmes proposés, du soutien aux travailleuses et travailleurs du secteur et de leur perfectionnement professionnel ainsi que de la structure et de la gouvernance du système. 

En identifiant plusieurs obstacles, la ministre Casey a accepté 18 recommandations qui sont continues dans le rapport. Pour le CPRPS, une des recommandations les plus importantes concerne le salaire des éducatrices. « Je pense que plusieurs vont se joindre avec moi pour féliciter le gouvernement d’avoir finalement reconnu le travail des éducatrices qualifiées et d’améliorer leurs salaires. »  En Nouvelle-Écosse, le salaire des éducatrices travaillant auprès des jeunes enfants se situe à un des niveaux les plus bas au Canada, comme l’indiquent les rapports You Bet I Care (1991, 1998) et You Bet We Still Care (2013).  Le salaire moyen d’une éducatrice en Nouvelle-Écosse est de 12,84 $/heure tandis qu’au Québec il est de19,13 $/heure, en Ontario, de 17,29 $/heure et à l’Ile-du-Prince-Edouard, de 15 $/heure.

 « Nous aurions certainement voulu voir quelque chose de spécifique pour les services de garde en français dans le rapport présenté aujourd’hui », explique Suzanne Saulnier. « Toutefois, le rapport est sans doute un pas dans la bonne direction et nous avons très hâte de travailler en concertation avec les partenaires et le gouvernement pour arriver à un système de services de garde plus abordable et accessible pour les familles néo-écossaises. » Dans les prochaines semaines, la ministre Karen Casey fera connaître sa réaction au contenu du rapport. À ce moment, le CPRPS sera en meilleure position pour comprendre comment le rapport influencera l’avenir du secteur de la petite enfance en Nouvelle-Écosse et, plus précisément, dans les communautés acadiennes et francophones. 

Depuis 1992, le CPRPS, tout comme le secteur de la petite enfance, a vécu une évolution lente, mais toutefois continue. Il offre présentement des ressources, des sessions de formation et des services en français axés sur l’éducation et le développement de la petite enfance aux éducatrices de la petite enfance, aux divers intervenants ainsi qu’aux jeunes familles acadiennes et francophones de la province. Activement impliquée dans les affaires liées au secteur, Suzanne Saulnier siège à la table des partenaires provinciaux en petite enfance en plus d’être sur le conseil d’administration de l’Association des services de garde à l’enfance de la Nouvelle-Écosse. 

vendredi, 18 décembre 2015 04:46

Le 44e cahier de contes et de dessins de Noël

HALIFAX : Ce sont trois fonctionnaires provinciaux qui ont été mis à l’honneur aujourd’hui 20 mai lors de la remise des Prix d’excellence Bonjour! pour les services en français.

Le ministre des Affaires acadiennes, Michel Samson, était accompagné de partenaires communautaires et de collègues de la fonction publique pour faire la remise des prix.

« Le gouvernement joue un rôle essentiel dans l’élaboration et la prestation de services importants en français à l’intention des Néo-Écossais acadiens et francophones, de dire M. Samson. Offrir des programmes et des services en français demande énormément de travail et je tiens à féliciter les lauréats des Prix d’excellence Bonjour! pour leur rôle de premier plan dans ces efforts. »

Cette année, les lauréats sont :  

Marilyn Wallace, pour l’Excellence en matière de prestation de services au public;

Patricia Fricker-Bates, pour l’Excellence en matière de leadership;

Kelly Besler, pour l’Excellence en matière de développement de programme.

Mme Wallace, de Yarmouth, est porteuse à l’Hôpital de Yarmouth depuis 25 ans. Il est important pour les patients d’avoir quelqu’un qui peut parler leur langue maternelle. Le service qu’elle assure en français de manière chaleureuse, amicale et avec compassion calme les patients et les aide énormément dans des circonstances souvent difficiles.

Mme Fricker-Bates, de Sydney, a pris sa retraite récemment. Elle était la représentante des services en français pour l’Aide juridique de la Nouvelle-Écosse. Elle a assuré un soutien en français de différentes manières, y compris en coordonnant des cours de français pour le personnel de l’Aide juridique à l’échelle de la province. Son leadership a contribué à la traduction du Brydges After Hours Telephone Duty Counsel Manual, qui s’appelle en français le Manuel à l’intention des avocats de garde.

Mme Besler, de Halifax, est une coordonnatrice des services de protection de l’enfance au ministère des Services communautaires. Elle a joué un rôle clé dans les efforts déployés pour offrir en français tout le registre provincial des cas d’enfants maltraités. Grâce à sa détermination, les gens ont la possibilité de demander une recherche, de demander des renseignements par téléphone et de recevoir toute la documentation pertinente en français.

Trois anciens coordonnateurs des services en français ont également été mis à l’honneur pour leur travail dans la mise en valeur des services en français :

-- Joseph Muise, ministère des Communautés, de la Culture et du Patrimoine

-- Sylvie Lepine, ministère de l’Énergie

-- Peter Woolaver, ministère des Ressources naturelles.

 

lundi, 20 mai 2013 21:00

Imprimerie Lescarbot

Le vendredi 10 fevrier 2017 marquera le 80e anniversaire de l'Imprimerie Lescarbot Ltee. 

 

Restez au courant pour des nouvelles concernant le nouveau logo marquant l'anniversaire, des activites en regions acadiennes et francophones, l'edition meme qui paraitra le vendredi 10 fevrier 2017, un cahier special, entre autres. 

vendredi, 17 mai 2013 21:00

Liens

 

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mercredi, 01 janvier 2014 00:00

Photos

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