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ISLE MADAME/LOUISDALE : C’est le vendredi soir 20 mai que l’ouverture officielle des Jeux régionaux de l’Acadie a eu lieu à l’aréna de Richmond. Christine Boucher, élève de 12e année à l’École Beau-Port, a souhaité la plus cordiale bienvenue à toutes et à tous réunis pour célébrer l’ouverture. En qualité de maîtresse de cérémonie, elle a présenté chaque délégation à tour de rôle aux applaudissements chaleureux de l’auditoire nombreux. Ce sont les délégations de Chéticamp, de Clare, de Dartmouth, de Greenwood, de Halifax, de Par-en-Bas, de Pomquet, de Rive-Sud, de Sydney, de Truro, de Sackville et de la région hôtesse, Richmond, qui sont venues prendre leur place, tout en saluant la foule et en dansant au rythme de la chanson thème des Jeux de l’Acadie, Je suis avec toi.

Une fois les délégations en place, Christine Boucher a présenté les invités d’honneur qui comprenaient : Chasta Boudreau, présidente du comité organisateur; Marie-Philip Poulin, présidente honoraire; l’honorable Michel Samson, ministre des Affaires acadiennes; François Rouleau, directeur régional du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP); Rod Samson, conseiller municipal du district 2, Petit-de-Grat; Chris Frotten, vice-président aux communications, finances et marketing de la Société des Jeux de l’Acadie; Angie Aucoin, présidente des Jeux de l’Acadie Nouvelle-Écosse; Francis Paradis, secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes; Daniel Thériault; Sandra Sassine, olympienne et représentante du Comité olympique canadien; et Vaughne Madden, directrice générale des Affaires acadiennes. 

Taylor LeBlanc, élève de 10e année, a interprété l’hymne national canadien et toutes et tous présents ont vite fait d’entonner avec elle pour créer une atmosphère spéciale et vivre un moment extraordinaire de fierté. Nombreux ont été les commentaires positifs suite à ce moment fort des Jeux régionaux. La présidente honoraire, Marie-Philipe Poulin, en a d’ailleurs fait mention dans son discours : « Lorsque j’ai entendu tout le monde entonner avec Taylor, j’en ai eu le frisson, comme à l’occasion de la remise de ma médaille d’or à Vancouver.»

Quelques invités d’honneur ont ensuite été conviés à prendre la parole. Mme Angie Aucoin, présidente des Jeux de l’Acadie, Nouvelle-Écosse, a souligné que les Jeux régionaux se tenaient en Richmond pour une 5e fois, la première ayant eu lieu en 1993. Elle a remercié le comité organisateur pour son travail exceptionnel dans la préparation d’un événement culturel d’envergure, « ce qui donnera le goût de participer encore l’année prochaine ». Chris Frotten, de la Société des Jeux de l’Acadie, a remercié la région hôtesse et a invité les gagnants à la 37e finale des Jeux de l’Acadie qui se tiendra à Caraquet. François Rouleau, représentant le CSAP, a souhaité la bienvenue en Richmond aux 750 athlètes et à plus de 200 accompagnateurs et accompagnatrices. Il a déclaré : « Vous participez au plus grand rassemblement de la jeunesse acadienne en Nouvelle-Écosse, et nous sommes fiers d’en faire partie comme conseil scolaire. » Rod Samson, conseiller du district 2, Petit-de-Grat, a souhaité la bienvenue à toutes et à tous, au nom de la municipalité de Richmond. L’honorable Michel Samson, ministre des Affaires acadiennes, a souligné l’importance de reconnaître le travail des parents, des enseignants et enseignantes, des entraîneurs et des bénévoles pour ce qui est de cette activité culturelle d’envergure. Il a dit en terminant : « Je suis confiant que la relève est là devant nous », en faisant référence aux jeunes rassemblés.

La troupe de danse, les Pieds au vol, sous la direction de son enseignante, Mme Renée Samson, a diverti la foule avec quelques numéros de danse et chorégraphies intéressantes. C’est une troupe de danse qui gagne en popularité et qui remporte bien des honneurs pour sa région. La mascotte Acajou est aussi sortie entre les présentations et discours. 

Marie-Philip Poulin, hockeyeuse de renommée et présidente honoraire des Jeux régionaux, a ensuite pris la parole. Elle s’est dite très contente de l’invitation et reconnaissante de l’accueil chaleureux qui lui a été réservé. Elle s’est empressée de raconter son parcours pour en arriver à être médaillée d’or au hockey féminin avec l’équipe canadienne. Passionnée de hockey, elle a fait ses débuts avec de l’équipement acheté « dans des marchés aux puces ». Elle vient d’un petit village, Beauceville au Québec, comme la plupart des athlètes aux Jeux régionaux qui habitent un petit village en Nouvelle-Écosse. Il est donc possible de réaliser son rêve, peu importe le statut social ou son lieu de naissance, si on se fie aux commentaires de l’invitée d’honneur. Tout en parlant aux jeunes de son parcours, elle souligne que rien n’arrive sans effort et sans sacrifice. « Partir de la maison à un jeune âge pour pratiquer son sport, c’est faire un sacrifice au niveau de la famille et c’est aussi prendre des risques », a-t-elle dit au groupe de jeunes. Elle a poursuivi : « Tu prends des risques, mais tu t’entoures de bonnes personnes; et les gens qui vous entourent aujourd’hui sont de bonnes personnes. Dites merci à ces bonnes personnes », a-t-elle conclu.

Chasta Boudreau, présidente du comité organisateur, a été la dernière à prendre la parole pour remercier les athlètes, les membres du comité organisateur, les parents et les bénévoles. Elle a dit : « Vous aurez été gagnants par le fait d’avoir été là, peu importe si vous gagnez ou non sur le terrain de jeu. »  

Le serment des athlètes a été prononcé par Laurier Fougère et Lexie Thériault, tandis que Richard Boudreau, responsable de la programmation sportive, a prêté le serment des officiels.

Une cérémonie spéciale, soulignant le rôle de la famille et du flambeau des Jeux, a pris place immédiatement avant le lancement officiel des Jeux régionaux. Voici le texte intégral présenté en guise d’explication par la maîtresse de cérémonie :

« Depuis toujours, le feu occupe une place très importante dans la vie de l’homme. Comme le feu, la famille est un élément sacré de l’humanité.  

Ce soir, la flamme olympique représente le rayonnement du soleil qui brille sur la grande famille des Jeux de l’Acadie. Une tradition qui se passe de génération en génération.  

Ce soir, les porteurs du flambeau sont la preuve de ce rayonnement et de cette tradition.

« Accueillons la famille qui représente le début de notre histoire : Janelle Fougere, athlète en balle-molle aux Jeux dans la région de Clare en 1985 et ses fils, Gilles Fougere, ancien athlète en basketball et en tennis, et Joël Fougère, athlète en volleyball de plage.

« La prochaine famille qui recevra ce beau symbole est le conseiller Rod Samson, athlète en 1988, et son fils Liam, qui participe à ses premiers Jeux régionaux.

« Et comme la flamme représente la vie et la continuité, cette famille est la preuve de la grande tradition des Jeux; la mère, Earlene Samson, grande bénévole des Jeux et ses filles : Chasta, ancienne athlète, entraîneure, chef de mission et présidente du comité organisateur, et Jannick Boudreau, ancienne athlète, chef de mission, entraîneure et membre de l’équipe de mission à la grande finale.

« Cette famille passera le feu à notre futur. Mark Samson, bénévole extraordinaire, entraîneur et père d’Angèle Richard, ancienne athlète en balle-molle et en tennis. Récemment, Angèle a eu à surmonter une épreuve personnelle et elle est ainsi devenue un modèle de persévérance.

« Son fils Noah, futur athlète. Noah est porteur du feu, symbole d’une longue vie des Jeux de l’Acadie en Nouvelle-Écosse. »

C’est ainsi qu’on souhaite que l’esprit des Jeux et le sentiment d’appartenance à cette langue et culture soient transmis d’une génération à l’autre. Il faut à tout prix garder le flambeau allumé même s’il est éteint symboliquement, chaque année, à la fin des Jeux régionaux. 

Chasta Boudreau et Marie-Philip Poulin ont déclaré ouverts les 32es Jeux régionaux de l’Acadie.

 Programmation sportive et culturelle

Le comité organisateur avait fait le travail nécessaire au bon déroulement et fonctionnement des Jeux. Les terrains avaient été préparés, réservés et l’horaire était au point. Les locaux pour le logement, la nourriture, les soins médicaux, tout avait été prévu et préparé dans la mesure du possible. Les bénévoles avaient été inscrits à des horaires et ceux-ci ont été fidèles à leurs consignes. Ce qui était du ressort du comité avait été fait, et les plaintes n’ont pas été nombreuses, voire inexistantes.

Une chose dont on n’a pas pu se plaindre, c’est de la température et de la météo. C’était comme si le comité organisateur avait pu préparer et commander les conditions idéales. Les trois jours de Jeux se sont déroulés sous un ciel bleu, avec, la plupart du temps un très beau soleil! Lorsqu’il fait beau, les jeunes s’amusent et cela a été le cas cette fin de semaine. 

Les activités sportives et culturelles pratiquées lors de la 32e édition des Jeux régionaux ont été pour la plupart les activités usuelles, dont l’athlétisme, le mini handball, le soccer, le volleyball, le badminton, le vélo de montagne. Pour du nouveau, il ya eu l’ultimate frisbee et le volleyball de plage (mixte). Du côté culturel, il y avait de l’improvisation et, nouveauté cette année, il y a eu La voix.   

Selon les rapports, les jeux sportifs et activités culturelles se sont déroulés à la hauteur des attentes et dans l’harmonie. La présidente honoraire, Marie-Philip Poulin, a dit avoir assisté à de nombreuses compétitions et elle a résumé ainsi ses observations : « Tout en donnant un plein effort, vous avez démontré un bel esprit de camaraderie et d’équipe. Félicitations! »  

Tout au long de la fin de semaine, les athlètes ont eu l’occasion de rencontrer et de jaser avec l’invitée spéciale, Marie-Philip Poulin. Souvent on la voyait aux côtés des jeunes qui voulaient poser avec elle, tout en enfilant autour de leur cou, la médaille d’or de la hockeyeuse de renommée. Aussi, elle a été invitée à signer les chandails des jeunes, un peu partout sur les terrains de jeu et lors de rencontres impromptues avec les jeunes.

Clôture et résultats

Ce sont deux jeunes de la 11année qui ont animé la séance de clôture des 32es Jeux régionaux : Victoria David et Laurier Fougère. Les deux jeunes ont souhaité la bienvenue aux spectateurs et ont invité les jeunes participants des douze régions à s’installer afin de découvrir qui étaient les grands gagnants de ces Jeux régionaux.

Avant de procéder à la désignation des délégations gagnantes et à la remise des bannières, les jeunes animateurs ont souligné la présence des personnes suivantes : Chasta Boudreau, Marie‑Philip Poulin, Chris d’Entremont, Chris Frotten, Angie Aucoin et Kenneth Aucoin, directeur général des Jeux de l’Acadie Nouvelle-Écosse. 

Marie-Philip Poulin a été invitée à dire quelques mots d’adieu aux athlètes. Elle a d’abord félicité les jeunes de leur esprit d’équipe et de leurs grands efforts déployés tout au long de la fin de semaine. Elle a aussi voulu souligner et expliquer comment elle en est arrivée à être invitée aux Jeux régionaux. Pour ce faire, elle a demandé à deux jeunes de l’École Beau-Port de monter sur l’estrade. C’est Adèle Joshua et Kiley Bona qui sont montées se placer à côté d’elle, pendant que Marie-Philip a expliqué que ces deux jeunes filles avaient fait un projet d’école sur sa personne, la hockeyeuse, médaillée d’or. Comme partie du projet, elles avaient exprimé le souhait de la rencontrer en personne et de l’avoir en région pour les Jeux régionaux. Et de là, les démarches ont été faites et une réponse positive n’a pas tardé à venir. 

Marie-Philip Poulin a remercié les jeunes et la communauté de leur accueil chaleureux en disant qu’elle en garderait un excellent souvenir.

Chris Frotten a aussi été remercié et reconnu pour toutes ses années comme bénévole auprès des Jeux de l’Acadie. 

Richard Boudreau a ensuite pris la parole, à titre de responsable de la programmation sportive, pour féliciter les jeunes et annoncer les délégations gagnantes. Il a d’abord qualifié ces Jeux régionaux de formidable succès. 

M. Boudreau a annoncé les gagnants, par région et selon les sports pratiqués. Les bannières ont été décernées comme suit :

Impro………………………….Greenwood

Mini handball…………………Par-en-Bas

Soccer féminin………………Dartmouth

Soccer masculin…………….……

Par-en-Bas

Ultimate frisbee……………..Dartmouth

La voix……………………………..

Truro

Volleyball masculin………...……

Par-en-Bas

Volleyball féminin…………..……

Par-en-Bas

Volleyball de plage mixte……...Par-en-Bas

Vélo de montagne………….Dartmouth

Badminton mixte…………...……

Par-en-Bas

Athlétisme…………………..Dartmouth

Des bannières pour l’esprit sportif dans chaque domaine ont aussi été présentées, et les gagnants ont été : 

Impro………………………….Halifax

Mini handball…………………Greenwood

Soccer féminin……………………

Par-en-Bas

Soccer masculin…………….Sydney

Ultimate frisbee……………..Rive-Sud

La voix……………………… Dartmouth

Volleyball masculin………...……

Par-en-Bas

Volleyball féminin…………..Chéticamp

Volleyball de plage mixte……...Pomquet

Vélo de montagne………….……

Par-en-bas

Badminton mixte…………...Halifax

C’est la présidente du comité organisateur qui est montée annoncer que la région gagnante des Jeux régionaux 2016 était Par-en-Bas.

La fiche de Par-en-Bas montrait que cette région avait remporté la bannière dans six disciplines. La région de Dartmouth a remporté dans quatre disciplines. Les deux autres régions à mériter des bannières ont été Greenwood et Truro. Pour résumer, quatre régions ont réussi à se classer tandis que huit régions sont reparties les mains vides, pour ce qui était de bannières des sports. Toutes les régions sont toutefois reparties riches d’expériences et d’amitiés forgées lors des Jeux.

Pour ce qui était des bannières offertes selon l’esprit sportif, la répartition a touché à huit différentes régions, ce qui a laissé quatre régions sans gains dans cette catégorie.

Les organisateurs souhaitent bon succès à la délégation Nouvelle-Écosse qui se prépare maintenant pour la Finale des Jeux de l’Acadie qui se tiendra à Caraquet à la fin juin. 

C’est la région de Clare qui sera la région hôtesse des 33es Jeux régionaux de l’Acadie en 2017. À l’année prochaine!

BEDFORD : Le Réseau Santé a accueilli 65 participants le jeudi 12 mai à une soirée de réseautage pour les professionnels de la santé francophones de la région de Halifax, qui s’est tenue à Dartmouth. Parmi les personnes présentes, on y comptait des infirmières, dentistes, physiothérapeutes, médecins, ostéopathes et orthophonistes, entre autres.

Lors de la soirée, les participants ont pu échanger avec d’autres professionnels de la santé et intervenants francophones de la région et en apprendre plus au sujet du Réseau Santé et de ses projets. Les participants ont aussi bénéficié d’une présentation sur l’offre active des services en français par Emilie O’Regan Martens, professeure et responsable du programme de soins infirmiers auxiliaires à l’Université Sainte-Anne. Une performance musicale de Sonier Losier et Danille d’Eon a été présentée après le souper.

L’activité a été très appréciée par les participants : 

« C’était une soirée inspirante. Je suis fière de faire partie du réseau », a dit la Dre Melanie Fredette, dentiste exerçant à Halifax.

« La soirée a été un grand succès pour moi. Dans une province majoritairement anglophone, avoir l’occasion de faire du réseautage avec d’autres professionnels de la santé francophones est primordial et bénéficie non seulement à moi-même en tant que professionnelle de la santé, mais aussi à mes patients francophones et acadiens. Un gros merci au Réseau Santé de l’avoir organisée! », a relaté Lisa Spinney-Hutton, orthophoniste exerçant dans la région de Halifax.

Le Réseau Santé tient à remercier toutes les personnes qui ont pris part à la soirée et qui ont contribué à son organisation et son succès et spécialement le comité de la région centrale.

« Les professionnels de la santé sont des partenaires clés dans l’offre des services en français. Un grand merci de votre participation et pour tout ce que vous faites pour offrir des services adaptés aux besoins de la communauté acadienne et francophone », a déclaré Paul d’Entremont, président du Réseau Santé.

Les personnes qui s’intéressent à participer à de futures activités de réseautage du Réseau Santé dans la région de Halifax peuvent communiquer avec Judy Aymar, coordonnatrice de la région centrale, à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou au 902-425-7119.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Avant l’arrivée des finissants 2016, Patrice Boulianne et la fanfare régionale de Clare ont diverti la foule avec leur musique. À 14 h, la fanfare a joué Pompes et circonstances, pièce suivie de l’hymne national. Suite à l’entrée des finissants et des dignitaires, Hughie Batherson, vice-recteur au recrutement et aux partenariats, a agi comme maître de cérémonie. Après avoir souhaité la bienvenue à tous, M. Batherson a invité le père Maurice LeBlanc, c.j.m., à faire la prière d’ouverture. Le père LeBlanc, comme on le sait, est un ancien élève et un ancien professeur de l’Université Sainte-Anne.

M. Batherson a par la suite invité le recteur Allister Surette et la chancelière Aldéa Landry à présenter les diplômes aux finissants et finissantes de 2016. Cette année, 83 diplômes ont été décernés aux finissants dans les disciplines suivantes : diplôme en administration des affaires; diplôme préparatoire en sciences de la santé; diplôme en sciences pré-vétérinaires; baccalauréat en service social - Université Laurentienne; baccalauréat ès arts; baccalauréat ès arts avec majeure en anglais; baccalauréat ès arts avec majeure en histoire; baccalauréat ès sciences; baccalauréat ès sciences avec majeure en biologie; baccalauréat en administration des affaires; baccalauréat en administration des affaires - programme coopératif; baccalauréat en administration des affaires -commerce international; baccalauréat ès arts avec majeure en français/baccalauréat en éducation; baccalauréat ès arts avec majeure en histoire/baccalauréat en éducation; baccalauréat ès sciences/baccalauréat en éducation; baccalauréat en éducation; maîtrise en éducation. Outre les 83 diplômes remis pendant cette collation, l’Université Sainte-Anne avait décerné sept diplômes en novembre 2015.

Suite à la présentation des diplômes aux finissants, l’université a décerné un doctorat honorifique à Noël Després. C’est Louis E. Deveau qui a présenté Noël Després.

Noël Després est originaire de Moncton au Nouveau-Brunswick. Il a obtenu un baccalauréat ès arts (sociologie)en 1973 de l’Université Sainte-Anne. Il a été capitaine dans les Forces canadiennes de 1974 à 1978 et il a servi à titre d’agent de la paix à Chypre en 1976. Noël Després est connu pour ses réussites dans le monde des affaires et pour ses nombreux engagements communautaires. À l’heure actuelle, il est le président et chef de la direction de Comeau’s Sea Foods, une entreprise dynamique qui récolte, transforme et commercialise des produits de la mer et qui est reconnue comme une pierre angulaire de l’économie régionale du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. L’Université Sainte-Anne lui a décerné un doctorat honorifique en sciences administratives. Dans son discours aux finissants, M. Després a parlé de l’importance du travail d’équipe. Il a invité les finissants à mieux se connaître, à se respecter les uns les autres et à ne jamais avoir peur de s’entourer des gens qui peuvent les inspirer pour créer un monde meilleur.

Après la présentation du doctorat honorifique, Kenneth Deveau, vice-recteur à l’enseignement et recherche, a procédé à la remise des honneurs et prix spéciaux.

La collation des grades s’est terminée avec trois discours de la part d’Allister Surette, Michelle Talbot et Aldéa Landry.

Allister Surette a noté que cette convocation était la 125de l’institution et que cette journée était une journée de transition. En effet, cette collation des grades marquait la fin des études universitaires pour certains étudiants et le début d’une nouvelle expérience pour d’autres. M. Surette a parlé de la fierté qu’il éprouve à l’égard de son institution qui continue à recruter de nouveaux étudiants et qui continue à offrir des programmes de qualité.

Michelle Talbot a prononcé le discours d’adieu au nom des finissants. Originaire de Sydney en Nouvelle-Écosse, Mme Talbot a obtenu son B.A./B.Éd. avec majeure en histoire après six ans à l’Université Sainte-Anne. Dans un discours empreint d’humour et d’anecdotes sérieuses, Mme Talbot a louangé l’institution et son personnel pour la formation qu’elle y a reçue. Elle a surtout apprécié l’esprit de famille que l’université offre à ses étudiants.

Aldéa Landry, la chancelière de l’Université Sainte-Anne, a été la dernière personne à s’adresser à la foule. Mme Landry a félicité les finissants et elle leur a rappelé que ceux qui terminent des études postsecondaires ont une meilleure chance de trouver des emplois mieux rémunérés. Mme Landry a conclu en parlant de l’importance des valeurs acquises pendant les études postsecondaires.

La collation des grades s’est terminée sur les notes de l’hymne national des Acadiens, l’Ave Maris Stella et par la sortie des dignitaires. A suivi une réception à la cafétéria de l’Université.

La BUTTE : Ça y est. Le recensement 2016 est enclenché. L’engouement est palpable – et non ce n’est pas de l’ironie – tellement palpable, en fait, que le site de Statistiques Canada a été fermé, le jour même, pour cause de maintenance. Trop d’affluence, en peu de temps, ce n’était pas prévu. Sur Twitter, les gens y sont allés de 140 caractères bien sentis permettant au mot-clic #Recensementde2016, de devenir viral à l’échelle nationale en peu de temps. 

Bon coup pour la collecte de données et chapeau au gouvernement Trudeau, parce que rejoindre la population aussi massivement, ce n’est pas donné à tout le monde. De toute manière, le gouvernement Trudeau est en train de passer maître dans l’art d’utiliser les réseaux sociaux et, franchement, je trouve que c’est assez rafraîchissant, et ce, tant pour ma génération que pour les précédentes. 

Comment ne pas avoir envie de remplir son questionnaire quand Statistiques Canada nous y incite à grands coups de référence à la série Harry Potter. Qui ne rêve pas secrètement de recevoir ledit questionnaire directement livré par une chouette. Hedwige ou un autre, rendu là, je n’ai pas de préférence! C’est un bon coup de la part du gestionnaire de communauté de la page Facebook de l’organisme. Et c’est certainement ce genre de bon coup qui aide à attirer l’attention et à donner le coup de pouce nécessaire entre s’y intéresser ou non. 

Les efforts de la FANE

Sur la page Facebook de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, une vidéo d’une durée d’une minute a été publiée le 26 avril dernier, mettant en vedette – si on peut l’exprimer ainsi – sa directrice générale Marie-Claude Rioux. L’intention était là. Sans aucun doute. Le message est essentiel, voire primordial pour la communauté francophone acadienne. Il importe de remplir le recensement adéquatement, de cocher là où il le faut, d’indiquer que le français est la langue maternelle, si tel est le cas. Le véhicule, par ailleurs, était-il le bon? Je n’en suis pas convaincue. 

Je m’explique. On a vu la popularité du recensement sur internet. On a compris qu’une nouvelle génération de citoyen s’y intéressait, en comprenait l’importance, y voyait non seulement un exercice essentiel, mais un réel devoir. Le recensement est un vrai happening et les réseaux sociaux se sont enflammés. Est-ce que la vidéo de Mme Rioux a de quoi devenir virale? Malheureusement, non. Est-ce le ton est accrocheur? Pas vraiment. Est-ce que le montage est réussi? Absolument pas. 

Je vous entends déjà venir à sa défense et me traiter de folle jeunesse. Vous avez tort. Il n’est pas nécessaire de dépenser des centaines de dollars pour faire fureur sur internet. L’intention était noble. Par contre, je ne pense pas que l’objectif ait été atteint. La communauté acadienne francophone regorge de jeunes talents prospères. Pourquoi n’ont-ils pas été sollicités pour attirer les 18-30 ans, parce que c’est à ce groupe que s’adresse ce genre de publicité, non? J’aurais bien aimé voir Arthur Comeau inviter la communauté à remplir son obligation sur un de ses rythmes uniques à son univers musical. Là, on aurait tenu quelque chose. Si la Gendarmerie Royale du Canada peut devenir virale sur les réseaux sociaux en reprenant une chanson de Drake, la FANE le pouvait très bien, elle aussi. 

Cochez « français »

La langue maternelle est la « langue qu’un locuteur a acquise dès l’enfance, généralement la langue en usage dans le pays d’origine du locuteur. » C’est simple, vous parlez français à la maison, vos parents parlent français, vous cochez « français ». Même si vous êtes bilingues, même si vous parlez autant en anglais qu’en français avec vos proches et vos amis. Ce n’est pas une campagne anti anglophone. Non. C’est le moment – enfin - de démontrer au gouvernement fédéral l’importance et la présence du français langue première en Nouvelle-Écosse. Ce sera alors l’occasion pour le gouvernement de déterminer les services à recevoir dans cette langue et d’améliorer, d’une certaine manière, la qualité de ceux-ci. Il ne faut pas négliger ce genre de questionnaire, l’impact sur nos services en serait trop affecté et ce serait tragique. 

 

La BUTTE : C’était en 2014. Lucien Comeau et la communauté acadienne francophone ont enfin obtenu ce pour quoi ils se battaient depuis plus de 10 ans : des excuses. Le maire de Halifax ayant d’ailleurs, à l’époque, publiquement assumé la responsabilité du tort causé. Qu’était-il ce tort? Pour bien comprendre, il faut d’abord se replonger en 1996, année de la création de la Municipalité régionale de Halifax, et ensuite, en 2003, alors que débutait le long processus de contestation d’un citoyen soucieux de recevoir « sa juste part ». 

La base du problème résulte de la création, en 1996, de la Municipalité régionale de Halifax, fusion de tous les ordres de gouvernement à l’intérieur du comté de Halifax. Lors de cette fusion, il a été décidé, dans la Loi municipale, qu’une surtaxe serait prélevée chez les contribuables, afin de continuer à offrir du financement supplémentaire aux établissements scolaires, lequel financement était disponible avant ladite fusion. 

La même année, le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) a aussi vu le jour et les écoles de Halifax qui en faisaient partie ne bénéficiaient pas de ces fonds, puisque rien dans la Loi n’obligeait la municipalité en leur en remettre. Donc, les établissements d’enseignement français langue première ne touchaient aucune somme supplémentaire. En effet, la Municipalité régionale de Halifax administrait la taxe et la redistribuait uniquement au Halifax regional school board (HRSB), lequel gérait toutes les autres écoles publiques du secteur, soit celles d’enseignement anglais langue première. 

Entrée en scène de Lucien Comeau

M. Comeau est un Acadien, un parent et aussi un contribuable. À l’époque, ses enfants étaient inscrits dans un établissement d’enseignement du français langue première, à Dartmouth, membre du CSAP, lequel recevait son financement global du ministère de l’Éducation de la Nouvelle-Écosse, ainsi que la municipalité. Dans les deux cas, des taxes étaient payées aux différents paliers gouvernementaux, en plus de la surtaxe scolaire mentionnée précédemment. Lucien Comeau réalise alors qu’aucun des bénéfices qui pourraient résulter de ces fonds supplémentaires n’est remis à l’école que fréquentent ses enfants, ni même à aucune école du CSAP. 

En juin 2003, M. Comeau dépose une plainte à la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse contre la Municipalité régionale de Halifax. Il allègue être victime de discrimination sur la base de son origine ethnique – soit parce qu’il est Acadien francophone –, en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne et de la Charte canadienne des droits et libertés. En juillet 2004, il dépose une autre plainte, cette fois contre la Province de la Nouvelle-Écosse, en invoquant les mêmes motifs : il est un contribuable, il paie ses impôts, ses taxes ainsi que la surtaxe, mais parce que ses enfants sont francophones et fréquentent un établissement du CSAP, ils en sont privés. 

Il importe de spécifier qu’à la même époque un regroupement de parents a aussi décidé de porter plainte, mais avec comme intention précise, la modification de la Loi municipale, afin que les fonds provenant de la surtaxe soient non seulement distribués au HRSB, mais aussi au CSAP. Une requête a été déposée devant la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, mais la Loi a été modifiée avant qu’une audition ait eu lieu. Ainsi, en 2006, la Loi municipale a été modifiée, incluant dorénavant les écoles du CSAP dans la redistribution des fonds. Cela dit, un fait demeure, plus de 10 ans ont passé pendant lesquels des millions de dollars ont été perdus au profit du HRSB. Et il importera d’en rediscuter ultérieurement. 

Les étapes juridiques, une à la fois

Suite au dépôt des plaintes à la Commission des droits de la personne, il a été décidé par cette dernière qu’une Commission d’enquête verrait le jour, afin de faire la lumière sur la question. Cependant, la Municipalité régionale de Halifax était en désaccord avec la décision et a demandé le contrôle judiciaire en s’adressant à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse. Le pourvoi a été entendu en 2009 et le juge a accueilli la demande de la Municipalité et décidé que la Commission n’avait pas la compétence invoquant, notamment, que « la tenue d’une enquête n’aurait aucune utilité (…) ».

Devant cette décision, la Commission et M. Comeau, lui-même, ont interjeté appel. La question était de savoir si une Cour supérieure avait le pouvoir de « couper l’herbe sous le pied » d’un tribunal administratif dans l’exercice même de ses fonctions. En 2010, il a été décidé par la Cour d’appel que le juge de première instance avait erré en droit, en ne tenant pas compte, notamment, de « (…) la grande déférence » dont une cour de justice doit faire preuve à l’égard du grand pouvoir discrétionnaire de la Commission en matière d’examen des plaintes et vis-à-vis de son grand pouvoir discrétionnaire de demander la nomination d’une commission d’enquête (…) ». Le jugement de première instance a été infirmé ordonnant la tenue de ladite Commission d’enquête. 

Cependant, la Municipalité régionale de Halifax, toujours de l’avis contraire, a porté la décision devant la Cour suprême du Canada. En 2012, donc, la Cour suprême, sous la plume du juge Cromwell, a rejeté le pourvoi indiquant qu’une intervention judiciaire n’était pas nécessaire à cette étape du processus administratif. La Commission jouissait d’un fondement suffisant, de par les informations dont elle disposait, pour créer une commission d’enquête. La norme de contrôle judiciaire était, dans ce cas, inapplicable. Huit ans plus tard, et un quasi-retour à la case départ… 

**Pour connaître le dénouement de cette saga et surtout comprendre ce qui a mené la Municipalité régionale de Halifax a admettre le tort causé, lisez la suite la semaine prochaine, alors qu’il sera question de l’approche réparatrice et des gains symboliques de la communauté acadienne francophone. **

archivens