À LA UNE CETTE SEMAINE

La Société nationale de l’Acadie (SNA) a décerné la Médaille Léger-Comeau, la plus haute distinction offerte par le peuple acadien, à May Bouchard, en soirée, à la Salle des retraités à Chéticamp. La Médaille a été remise à Mme Bouchard par René Cormier, président de la SNA, pour souligner les accomplissements exceptionnels de la lauréate qui a consacré une grande partie de sa vie aux démarches remarquables de revitalisation de la communauté acadienne de la Nouvelle-Écosse. Lors de la cérémonie, May Bouchard a reçu les témoignages de Sylvain Soulard, son beau-fils, de son amie et collègue, Laurette Deveau, et de sa petite-fille, Marie-Hélène Fennell. Au grand plaisir de l’audience, ils ont retracé tour à tour le parcours professionnel, personnel et familial d’une grande Acadienne. « Cette grande dame, authentique et humble de cœur, est un véritable trésor national vivant en Acadie. Son dévouement exemplaire pour la culture acadienne, l’éducation en français en Nouvelle-Écosse, les femmes, les personnes aînées et les nombreuses causes qui lui tiennent à cœur sont inestimables. Habitée d’une joie de vivre exceptionnelle, May Bouchard est un modèle d’engagement et une source d’inspiration pour les Acadiennes et les Acadiens de toutes les générations. La SNA est honorée de remettre la Médaille Léger-Comeau à cette femme d’action », explique René Cormier. L’artiste bien connu, Ronald Bourgeois, a été désigné maître de cérémonie pour l’occasion. L’artiste-peintre, Christine Benoit, a créé une œuvre personnalisée durant la cérémonie, qui a été remise à Mme Bouchard en fin de soirée. Les Bougraisses, un groupe de quatre jeunes filles, ont interprété avec brio trois chansons, dont l’une en compagnie de Joanne Bouchard, la fille cadette de la lauréate. Rappelons que la Médaille Léger-Comeau est une distinction unique en son genre qui, depuis plus de 25 ans, a récompensé plusieurs personnalités qui se sont distinguées par leur contribution remarquable à l’Acadie.

HALIFAX : Le mercredi 1er juin, lors d’un premier événement de lancement, le nouveau nom de Radio Halifax Métro a été dévoilé à la communauté. Pour commencer, le groupe Radio Radio s’est rendu disponible pour un concert éclair puis après la présentation de la nouvelle image, les artistes Clara Dugas, Ronald Bourgeois, Boudreau-Vanier et Sonia Losier sont montés sur scène.

Le nouveau nom Oui 98 a été choisi par le conseil d’administration. Oui 98, c’est ma radio, c’est notre radio. Oui 98 c’est la radio de la communauté. C’est un mot que tout le monde comprend, quelle que soit la langue maternelle. Oui, est rassembleur. Oui c’est « we ».

De nombreux bénévoles de la radio, membres des organismes communautaires francophones, artistes de la région et donateurs étaient présents pour assister à cet événement qui célèbre le renouveau de la radio.

Depuis plusieurs années, la seule radio communautaire francophone haligonienne traînait une dette importante (au-delà de 100 000 $). Une grande partie de cette dette (60 000 $) était redevable à Revenu Canada. Avec l’aide et le soutien de la communauté (principalement sous la forme de prêts de particuliers et avec l’aide du Conseil communautaire du Grand-Havre), la radio a pu payer ses dettes à Revenu Canada.

Grâce aux deux journées de planification stratégique animées par Serge Parent et Roland Bryar, des experts-conseils mandatés par Ronald Bourgeois et le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse, Oui 98 FM a pu discuter de l’avenir de la radio et de la stratégie à adopter pour le futur. 

Du côté programmation, le projet Jeunes Acadiens en direct a vu des radios mobiles installées dans les écoles du Conseil scolaire acadien provincial afin de permettre aux élèves de créer et produire leurs propres émissions. Ce projet reprend grâce au financement de Patrimoine canadien. Tendez l’oreille, nos jeunes seront à nouveau bientôt en ondes. D’autre part, un financement du Fonds canadien de la radio communautaire (FCRC), a permis à Oui 98 d’embaucher Yaye Peukassa afin qu’il anime à partir du 1er juillet, les émissions matinales Bonjour Halifax de 6 h à 9 h.

Mais Oui 98 est toujours à la recherche de soutien, que ce soit pour l’animation, la gestion de la radio ou pour une commandite. Entreprises, vous pouvez faire de la publicité en français, en ondes, à Halifax!

Oui 98 est un instrument de diffusion d’informations et de promotion des activités des membres de la communauté, ce qui apporte à tous les francophones et francophiles une visibilité dans la municipalité régionale de Halifax.

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    WOLFVILLE – C’est dans une atmosphère amicale et détendue qu’une dizaine de bénévoles des Amis de Grand-Pré ont participé, le vendredi 30 mai dernier, au nettoyage de la cour et des jardins du cimetière Sainte-Famille à Falmouth.

    Pendant l’après-midi, plusieurs Amis étaient présents, dont Susan Surette-Draper (présidente) et Ernie Draper de Port Williams, Ken Belfountain de Kentville, Félix et Lucille Amirault de Kingston ainsi que Derek Allerton de Wolfville. Les travaux de nettoyage et d’aménagement des parterres de fleurs et du terrain profiteront aux personnes qui se rendront au cimetière pendant la saison estivale.

    Les 19 et 28 juillet prochains, les gens pourront se renseigner sur cette histoire locale fascinante et participer à la Journée de commémoration du Grand Dérangement. Dans le cadre des Causeries à Grand-Pré du samedi 19 juillet 2014, Talva Jacobson, archéologue et artiste céramique, fera sa toute première présentation publique sur le processus de la reconstruction du crâne de l’enfant acadien trouvé lors des fouilles en 1996. De plus, le dévoilement de la brique posée par les Amis de Grand-Pré à la mémoire d’Angèle Arsenault, décédée le 25 février dernier, aura lieu vers 15 h 30 le 28 juillet, lors du pèlerinage commémorant la Déportation. D’autres briques seront dévoilées à la même cérémonie au cimetière Sainte-Famille.

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    DARTMOUTH – Le Gala annuel de reconnaissance des bénévoles 2013-2014, organisé par le Conseil communautaire du Grand-Havre (CCGH), s’est tenu le 24 mai dernier. Dix-huit organismes de la grande région de Halifax ont souligné l’implication de leurs bénévoles.
    Une enquête réalisée en 2010 a révélé que plus de 13 millions de Canadiens ont fait du bénévolat au cours de cette année-là. La Nouvelle-Écosse a compté près de 500 000 bénévoles, ce qui représente 54 % de la population. « Sans le travail des bénévoles, il n’y aurait pas de développement communautaire francophone dans la municipalité régionale de Halifax. Tous les organismes de la communauté fonctionnent grâce à l’aide et à la contribution des bénévoles », a déclaré Jules Chiasson, directeur du CCGH.

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    POINTE-de-l’ÉGLISE – Le député de Nova-Ouest, Greg Kerr a annoncé le mardi 22 avril dernier un investissement de 482 920 $ du gouvernement du Canada dans ce projet de recherche, de développement et d’innovation dans la municipalité de Clare. Le ministère provincial du Développement économique et rural et du Tourisme investit quant à lui 75 000 $ dans la création de ce nouveau laboratoire à Saulnierville et de deux serres sur le campus de la Pointe-de-l’Église.

    Le projet est le fruit d’une collaboration stratégique des secteurs public et privé afin de stimuler la recherche et l’innovation en milieu rural en Nouvelle-Écosse. Il fait suite aux conclusions de la récente commission Ivany (recteur d’Acadia University), notamment quant à l’engagement de doubler les fonds pour la recherche dans les universités et les collèges ainsi que de trouver des approches durables et à valeur ajoutée pour les industries traditionnelles.

  • L'hiver a causé d'importants dégâts en Nouvelle-Écosse

    POINTE-de-l’ÉGLISE − Le blizzard du mercredi 26 mars avec des vents s’élevant à quelque 153 kilomètres à l’heure a laissé ses traces à Pointe-de-l’Église. En plus de démolir le phare it, les vents ont endommagé, entre autres, un des quatre pics de l’église Sainte-Marie à proximité.

    Le phare de la Pointe, construit en 1874, était devenu un lieu historique sur le campus de l’Université Sainte-Anne, juste à côté. Il s’agissait d’un des derniers phares en bois dans la province. Le vent a démoli la structure et une bonne partie s’est retrouvée sur le côté de la falaise tout près. C’était un lieu de rencontre pour les étudiants ainsi que pour les promeneurs le long du sentier qui s’étend le long de la côte jusqu’au petit bois derrière l’Université.

    L’église Sainte-Marie, la plus grande église en bois en Amérique du Nord, s’élève à 185 pieds (56,4 mètres) de haut et comprend un ballast de 40 tonnes de roches pour résister aux éléments. Le dommage a été fait à une face des quatre pics à 150 pieds de haut, celui qui pointe vers le campus de l’Université Sainte-Anne. « La face de la pointe indique un petit pic détaché aux deux tiers de sa hauteur, a expliqué André Valotaire, coordonnateur de la paroisse Sainte-Marie. Un autre coup de vent ou la pluie pourrait le détacher. Le vent de la tempête a élevé le morceau détaché de 3 pouces. Il y a une ouverture vers l’extérieur. Ça tient par un ou deux clous au haut et le pic pourrait tomber n’importe quand. »

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