À LA UNE CETTE SEMAINE

Norbert LeBlanc

HALIFAX : La Cour d’appel de la Nouvelle-Écosse a siégé le mardi 20 septembre et pendant l’avant-midi du mercredi 21 septembre pour écouter les arguments de la Couronne et de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE) au sujet de la constitutionnalité du rapport final de la commission des frontières électorales en Nouvelle-Écosse paru en 2012. Une vingtaine d’observateurs ont assisté à cette séance de la cour d’appel qui a eu lieu après plusieurs années d’attente.

Cinq juges étaient rassemblés pour écouter les arguments des deux parties. Les cinq juges étaient : Jamie W. S. Saunders, juge surnuméraire; Linda Lee Oland, juge surnuméraire; Joel E. Fichaud; Cindy A. Bourgeois; et Peter Bryson. L’avocat pour le gouvernement était Me Edward Gores.  Me Gores était appuyé par Debbie Smith. L’avocat pour la FANE était Me Michel Doucet qui était appuyé par Me Réjean Aucoin. Me Réal Boudreau était présent comme avocat de FANE et il s’occupait de la logistique du cas.

La séance s’est déroulée comme suit. Me Edward Gores a été la première personne à s’adresser à la Cour, pendant l’avant-midi du 20 septembre. L’après-midi, Me Michel Doucet a présenté ses arguments. Pendant les deux présentations, les juges ont posé des questions afin d’obtenir précisions et interprétations. La séance s’est terminée vers 16 h 30 et a recommencé le mercredi matin avec des précisions et des réfutations de la part de Me Doucet. Par la suite, Me Réjean Aucoin a fait une présentation sur la représentation efficace et sur la création du CSAP par le gouvernement provincial. La dernière personne à présenter des arguments a été Me Edward Gores.

Une grande partie des présentations et des discussions ont porté sur la commission indépendante des frontières électorales et les conditions de son mandat. La première commission indépendante a eu lieu en 1991 et 1992; la deuxième commission a eu lieu dix ans plus tard et a été créée par le gouvernement précédent. Les avocats de la FANE ont clairement souligné que les deux premières commissions électorales ont voulu maintenir les circonscriptions protégées qui représentaient les populations minoritaires de Clare, Argyle, Richmond et Preston. Les arguments que les deux équipes d’avocats ont présentés se concentraient sur la dernière commission indépendante. D’un côté les avocats de la Couronne sont convaincus que les conditions de leur mandat les obligeaient à respecter une parité d’électeurs avec une variance de plus ou moins 25 %. Les avocats de la FANE ont maintenu que les conditions du mandat de cette commission avaient été conçues comme guide. De grandes discussions ont par la suite eu lieu sur la représentation efficace et sur le respect de la Charte des droits et libertés. Les deux équipes d’avocats se sont reportées à la décision Carter comme précédent pour appuyer leur cause.

Il importe de noter que l’équipe de la FANE était très bien préparée et très professionnelle dans sa présentation. La séance s’est terminée sur les remerciements des juges. Ces derniers se réservent le droit de prendre le temps nécessaire pour présenter leur rapport.

Norbert LeBlanc

PUBNICO-OUEST : Une belle cérémonie a eu lieu pour annoncer que les éditions du Courrier de la Nouvelle-Écosse des années 1937 à 2002 sont maintenant en ligne et qu’elles sont disponibles pour n’importe qui dans le monde. Le lancement de ce nouveau service a eu lieu au Musée des Acadiens des Pubnicos devant une quarantaine de personnes. Lois Yorke, archiviste provinciale et directrice des archives de la Nouvelle-Écosse, a animé la cérémonie.

Mme Yorke a souhaité la bienvenue aux nombreuses personnes présentes en leur rappelant que ce projet n’aurait pas été possible il y a vingt ans à peine. Grâce à la technologie moderne, il a été possible de numériser plus de 67 000 pages de l’ancien Courrier et de mettre ces informations en ligne pour ceux et celles qui s’intéressent à l’histoire des Acadiens de nos communautés. Suite à ces commentaires d’introduction, Mme Yorke a présenté une courte vidéo de l’honorable Tony Ince, ministre des Communautés, de la Culture et du Patrimoine pour la province de la Nouvelle-Écosse. M. Ince a parlé de l’importance de sauvegarder nos souvenirs du passé et de se rappeler les contributions des journalistes d’autrefois.

Suite aux commentaires de Mme Yorke et du ministre Ince, Michel Samson, le ministre des Affaires acadiennes a pris la parole. M. Samson a parlé de Désiré d’Eon, le fondateur du Petit Courrier et il a informé la foule que sa première presse à imprimer était située dans le sous-sol du Musée des Acadiens. Il a d’ailleurs invité les gens à s’y rendre et à voir cet outil qui a été à l’origine du lancement des premières éditions du Petit Courrier. Il a conclu en soulignant l’importance de l’ensemble des anciennes éditions du Petit Courrier.

Denise Comeau Desautels, la rédactrice en chef du Courrier, a par la suite exprimé sa satisfaction de voir le journal maintenant en ligne. Mme Comeau Desautels s’est dite très fière du beau travail accompli par les pigistes un peu partout dans la province.

Janine Saulnier, la présidente de la Société de presse acadienne, a rappelé que l’an prochain Le Courrier de la Nouvelle-Écosse va fêter son 80e anniversaire et que Le Courrier a besoin de l’appui de toute la communauté pour assurer sa pérennité.

Cyrille LeBlanc a été invité par Mme Yorke à prendre la parole. M. LeBlanc a parlé de son engagement avec Le Courrier. Il nous a confié qu’il s’est d’abord impliqué dans les années 1968-1969. Il a vécu une partie importante de l’histoire du Petit Courrier et il était présent lorsque Le Petit Courrier est devenu Le Courrier de la Nouvelle-Écosse. M. LeBlanc a décidé de vendre ses actions en 1987; après 15 ans avec Le Courrier, il a décidé de tenter d’autres expériences.

Le père Maurice LeBlanc a été la dernière personne à prendre la parole. Le père LeBlanc qui possède toutes les éditions du Courrier de 1937 à aujourd’hui a dit que la première édition du journal avait été imprimée le 10 février 1937 et le 17 février 1937. Il a indiqué qu’au début Le Petit Courrier était renommé pour ses petites nouvelles; le format a maintenant changé pour répondre aux besoins du peuple.

La cérémonie s’est terminée par une réception.

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