À LA UNE CETTE SEMAINE

FREDERICTON, N.-B. – La vie d’Arcade est le premier jeu vidéo de l’Acadie moderne, ou de l’Acadie tout simplement. Créé par Chad Comeau de la Baie Sainte-Marie, ce jeu autobiographique reflète la culture acadienne d’aujourd’hui. Il met en vedette le personnage d’Arcade Comeau, un jeune Acadien qui vit des aventures tout en étant confronté aux notions d’identité liées à la culture acadienne.

Joueurs de jeux vidéo, réjouissez-vous! Il y a enfin un jeu vidéo conçu en acadien par un Acadien. 

C’est grâce à Chad Comeau, un jeune Acadien originaire de Meteghan, que La vie d’Arcade a vu le jour. Selon Chad, c’est en fait grâce à sa grand-mère, car c’est elle qui l’a initié aux jeux vidéo. Amateur de ces jeux durant la majeure partie de sa vie, M. Comeau n’a pas choisi d’en faire une carrière, du moins pas pour l’instant. Il habite présentement à Fredericton, où il travaille en traduction pour le gouvernement provincial. Il peut donc se consacrer à son passe-temps préféré uniquement les soirs et les fins de semaine.

En quoi consiste exactement La vie d’Arcade? Et comment est-ce qu’on y joue? Contrairement aux jeux vidéo plus classiques, il n’y a pas de gagnant. Le jeu s’inscrit dans l’univers des Art Games, c’est-à-dire des jeux qui ont un objectif artistique plutôt que compétitif. Il existe toute une sous-culture de ce genre de jeux, qui sont maintenant considérés comme des œuvres d’expression artistique. 

Dans La vie d’Arcade, le personnage principal, Arcade Comeau, doit répondre à différentes questions qui touchent à des notions d’identité culturelle dans le cours de sa vie quotidienne. Ayant grandi dans une situation linguistique minoritaire, l’auteur du jeu explique que les conflits et les idéologies présents en Acadie se reflètent dans le jeu, qui est largement inspiré de ses expériences personnelles. « C’est un peu comme un roman interactif, affirme M.Comeau. Arcade doit faire des choix de vie linguistiques, un peu comme j’ai dû le faire. » Un exemple de ces choix serait d’aider une amie à décider si elle devrait poursuivre ses études en français ou en anglais, une décision que doivent prendre fréquemment, voire trop souvent, les jeunes Acadiens et Acadiennes qui veulent faire des études supérieures. Plusieurs personnages apparaissent dans le jeu, tous inspirés de cas réels. Georgette LeBlanc et June Deveau, artistes de la Baie Sainte-Marie, ont assisté Chad dans la création de certains personnages. 

Le jeu a été officiellement lancé le 12 août dernier lors du Grand rassemblement jeunesse, dans le cadre du Congrès mondial acadien. C’est à Pohénégamook, au Québec, devant une salle remplie de jeunes, que Chad Comeau a dévoilé son jeu. Il a également donné des ateliers au sujet de l’expression artistique dans les jeux vidéo. Les participants ont profité d’une séance de trente minutes pour jouer au nouveau jeu, ce qui n’était pas suffisant selon M.Comeau. Le jeu a remporté un grand succès, à un tel point que Chad a été traité de star et a conquis son fan-club. 

Le jeu La vie d’Arcade est offert gratuitement sur le site web de Chad Comeau : http://www.fringfrangblog.com/

Amusez-vous bien!

HALIFAX – Le Conseil communautaire du Grand-Havre est très heureux du déroulement de la dix-septième édition de la coupe Acadiana, tournoi de golf amical tenu à Halifax du 3 au 8 août 2014. L’événement a attiré 114 golfeurs et 38 accompagnateurs en provenance de la France, de la Belgique, de la Louisiane, du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard, du Québec et de la Nouvelle-Écosse. Il a remporté un grand succès.

Rappelons que le premier tournoi officiel de la coupe Acadiana a eu lieu en 1998, à Poitiers, en France. L’idée de ce rassemblement international et amical avait été lancée l’année précédente par Philippe Gustin, du Centre international de Lafayette (Louisiane). La première rencontre ayant été fort appréciée, le tournoi est depuis repris chaque année, en alternance dans un des pays participants, soient le Canada, les États-Unis, la France et la Belgique.

Auparavant, chaque équipe défendait sa région géographique. Les organisateurs de la coupe Acadiana 2014 ont cherché une façon de multiplier les nouvelles rencontres pour permettre une meilleure fraternisation. Ils ont donc formé deux équipes, Évangéline et Gabriel, avec des joueurs de différentes régions. « Les golfeurs étaient reconnaissants de ce changement et aimeraient que ça se poursuive aux prochains tournois. Pour la postérité, soulignons que l’équipe Évangéline a gagné par deux points », a déclaré Jules Chiasson, président du comité organisateur 2014.

Aujourd’hui, le volet culturel et touristique constitue un élément essentiel de la rencontre, les participants voulant découvrir le patrimoine historique des régions visitées. Pendant que les golfeurs évoluaient sur les différents terrains, les accompagnateurs ont eu droit à plusieurs visites organisées, notamment au Musée national d’immigration, au Musée maritime, à la Citadelle de Halifax, à Lunenburg et à Peggy’s Cove, ainsi qu’une croisière à bord du Silva. Une journée a été consacrée à une sortie culturelle pour toute la délégation. Les participants ont alors visité des vignobles dans la vallée de l’Annapolis, ainsi que le site historique national de Grand-Pré. Après quoi, ils ont dégusté des fruits de mer au Old Orchard Inn, à Wolfville.

Le même soir, environ 175 personnes ont assisté au spectacle double de l’auteur-compositeur-interprète acadien Ronald Bourgeois et de l’artiste Nathalie Ladouceur. Soulignons que M. Bourgeois est néo-écossais alors que Mme Ladouceur, native de Gatineau, a adopté la Nouvelle-Écosse il y a quelques années. M. Bourgeois a ému les spectateurs en interprétant des chansons de son répertoire qui traitent de la Louisiane, tandis que Mme Ladouceur et ses cinq musiciens ont réussi à les faire danser.

L’organisation de la coupe Acadiana 2014 a mobilisé plusieurs personnes de la région. Outre le travail assidu de la coordonnatrice, Isabelle Foisy, le comité organisateur, composé de Jules Chiasson, Roger Arsenault, Bertrand Losier, Ronald Bourgeois, Rhéal Poirier et Donald Kenny, s’est réuni régulièrement pendant deux ans. Deux sous-comités ont de plus été formés pour le programme des golfeurs et des accompagnateurs. Finalement, environ 25 bénévoles ont offert leur temps lors de l’événement.

« Les participants ont passé une très belle semaine à Halifax. Certains ont d’ailleurs déclaré que l’édition 2014 avait bénéficié de la meilleure organisation depuis l’existence de la coupe », a rapporté fièrement M. Chiasson. Selon l’estimation préliminaire du comité organisateur, la coupe Acadiana aurait généré plus de 400 000 $ dans l’économie de Halifax.

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    WOLFVILLE – C’est dans une atmosphère amicale et détendue qu’une dizaine de bénévoles des Amis de Grand-Pré ont participé, le vendredi 30 mai dernier, au nettoyage de la cour et des jardins du cimetière Sainte-Famille à Falmouth.

    Pendant l’après-midi, plusieurs Amis étaient présents, dont Susan Surette-Draper (présidente) et Ernie Draper de Port Williams, Ken Belfountain de Kentville, Félix et Lucille Amirault de Kingston ainsi que Derek Allerton de Wolfville. Les travaux de nettoyage et d’aménagement des parterres de fleurs et du terrain profiteront aux personnes qui se rendront au cimetière pendant la saison estivale.

    Les 19 et 28 juillet prochains, les gens pourront se renseigner sur cette histoire locale fascinante et participer à la Journée de commémoration du Grand Dérangement. Dans le cadre des Causeries à Grand-Pré du samedi 19 juillet 2014, Talva Jacobson, archéologue et artiste céramique, fera sa toute première présentation publique sur le processus de la reconstruction du crâne de l’enfant acadien trouvé lors des fouilles en 1996. De plus, le dévoilement de la brique posée par les Amis de Grand-Pré à la mémoire d’Angèle Arsenault, décédée le 25 février dernier, aura lieu vers 15 h 30 le 28 juillet, lors du pèlerinage commémorant la Déportation. D’autres briques seront dévoilées à la même cérémonie au cimetière Sainte-Famille.

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    Une enquête réalisée en 2010 a révélé que plus de 13 millions de Canadiens ont fait du bénévolat au cours de cette année-là. La Nouvelle-Écosse a compté près de 500 000 bénévoles, ce qui représente 54 % de la population. « Sans le travail des bénévoles, il n’y aurait pas de développement communautaire francophone dans la municipalité régionale de Halifax. Tous les organismes de la communauté fonctionnent grâce à l’aide et à la contribution des bénévoles », a déclaré Jules Chiasson, directeur du CCGH.

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  • L'hiver a causé d'importants dégâts en Nouvelle-Écosse

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    Le phare de la Pointe, construit en 1874, était devenu un lieu historique sur le campus de l’Université Sainte-Anne, juste à côté. Il s’agissait d’un des derniers phares en bois dans la province. Le vent a démoli la structure et une bonne partie s’est retrouvée sur le côté de la falaise tout près. C’était un lieu de rencontre pour les étudiants ainsi que pour les promeneurs le long du sentier qui s’étend le long de la côte jusqu’au petit bois derrière l’Université.

    L’église Sainte-Marie, la plus grande église en bois en Amérique du Nord, s’élève à 185 pieds (56,4 mètres) de haut et comprend un ballast de 40 tonnes de roches pour résister aux éléments. Le dommage a été fait à une face des quatre pics à 150 pieds de haut, celui qui pointe vers le campus de l’Université Sainte-Anne. « La face de la pointe indique un petit pic détaché aux deux tiers de sa hauteur, a expliqué André Valotaire, coordonnateur de la paroisse Sainte-Marie. Un autre coup de vent ou la pluie pourrait le détacher. Le vent de la tempête a élevé le morceau détaché de 3 pouces. Il y a une ouverture vers l’extérieur. Ça tient par un ou deux clous au haut et le pic pourrait tomber n’importe quand. »

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