À LA UNE CETTE SEMAINE

Le projet Régénération musicale est un projet de la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle‑Écosse (FéCANE). Ce projet consiste à remettre des chansons de la culture acadienne à l’avant-scène en demandant à des artistes en émergence de la Nouvelle-Écosse de réinterpréter ces grands classiques du patrimoine musical. Ces chansons ont été recueillies lors d’une tournée provinciale l’année dernière et ont été choisies par la FéCANE ainsi que les 13 participants qui interpréteront ces chansons à leur manière. Les réinterprétations seront enregistrées dans un studio professionnel dans le but de produire un album-compilation. Au cours des prochaines semaines, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse par le biais de la journaliste Natalie Robichaud, ira à la rencontre des participants du projet de Régénération musicale. 

 

Boudreau/Vanier – Halifax

Ce duo francophone joue ensemble depuis longtemps, mais ce n’est depuis quelques années seulement qu’ils paraissent ensemble sur scène sous le nom de Boudreau/Vanier. David Vanier, originaire de Montréal, et Ryan Boudreau, originaire de l’Isle-Madame au Cap-Breton, se sont rencontrés sur la scène musicale à Halifax. Tous les deux font de la musique depuis très longtemps. En 2014, ils ont enregistré un album complet de compositions originales. David s’occupe plutôt de l’écriture des textes, tandis que Ryan s’occupe de la composition musicale. Selon David, leurs chansons sont plus ou moins éclectiques, et on y retrouve des influences de musique traditionnelle, country, et française. 

Nommé dans deux catégories l’année dernière lors de la Nova Scotia Music Week, le duo espère enregistrer un deuxième album cette année et en profiter pour faire quelques petites tournées et festivals pendant l’été. En ce qui concerne sa participation au projet Régénération musicale, Boudreau/Vanier interprétera la chanson Le Canot d’écorce. Les deux chansons apporteront un style contemporain et moderne. Ils se disent très contents d’avoir l’occasion de participer « à ce projet fort intéressant, car c’est une manière de faire redécouvrir des vieilles chansons, ce qui contribue à un renouvellement du patrimoine ». David précise : « La musique traditionnelle française redécouverte par le grand public ne peut qu’améliorer la sauvegarde des traditions et de la culture acadienne. » 

 

Nathalie Ladouceur –  Halifax

Nathalie Ladouceur est originaire de la vallée de l’Outaouais au Québec. La Nouvelle-Écosse fait partie de son patrimoine depuis maintenant sept ans. Elle a toujours eu la musique dans l’âme et s’est mise au chant et à la guitare à l’âge de neuf ans. C’est la musique country qui passionne Nathalie et c’est le style qu’elle poursuit à travers sa carrière musicale. Elle a déjà deux albums d’enregistrés et un troisième est en cours, avec une sortie prévue au printemps. Contrairement à ses autres albums, ce dernier va offrir un nouveau son country pop/rock. En plus de son nouvel album, Nathalie se prépare pour une tournée dans l’Ouest canadien où elle présentera une vingtaine de spectacles. 

C’est la chanson traditionnelle Au Chant de l’Alouette que Nathalie a choisie pour le projet Régénération musicale. C’est une chanson qu’elle a beaucoup chantée et qu’elle aime chanter. Son interprétation, nous dit-elle, « ne sera pas traditionnelle et va ressembler à mon nouveau son ». Elle se dit très contente de faire partie du projet de la FéCANE. « C’est superbe de se retrouver comme ça avec d’autres artistes, c’est une façon de se faire connaître, et ça peut mener à d’autres collaborations. C’est certainement une façon de mettre une autre corde à mon arc », affirme la chanteuse. 

JonahMeltWave – 

Baie Sainte-Marie/Dartmouth

Pour ce projet, JonahMeltWave (Jonah Guimond) se joint à Justine Boulianne, tous les deux étant originaires de la Baie Sainte-Marie. Justine habite à la Baie, et Jonah habite à Dartmouth où il fréquente le collège communautaire de la Nouvelle-Écosse (NSCC) dans le programme Music Business. L’année prochaine, il fréquentera la même école mais dans le programme Recording Arts. Justine est spécialisée en jazz vocal et Jonah, en musique électronique. Il fait aussi partie du duo Néo avec qui il présente un spectacle au Festival du Voyageur cette année à Winnipeg.

Pour sa contribution à Régénération musicale, JonahMeltWave s’attaque à ce qui est possiblement une des plus vieilles chansons du répertoire acadien : l’Ave Maris Stella. Ensemble, Jonah et Justine vont entreprendre leur propre version de l’hymne national acadien, qui gardera son côté traditionnel, mais qui combinera également un peu de pop québécoise des années 1980 sur laquelle on peut danser. Pour JonahMeltWave, ce projet ne sort pas de l’ordinaire car il a l’habitude de reprendre des chansons dans ses remix, comme il a déjà fait lors du dernier Frogstock avec la chanson Louise et son soldat. « Ça valorise la culture, des projets comme celui-ci, c’est cool! », affirme l’artiste.

 

Michelle Deveau – Chéticamp

Michelle est originaire de Chéticamp où elle fréquente l’École NDA. Elle est présentement en 11e année et elle consacre beaucoup de son temps à sa musique. Depuis que Michelle a dix ans, elle fait partie des productions du Conseil des arts de Chéticamp. Elle écrit ses propres chansons depuis l’âge de onze ans. Elle est membre de la troupe de danse locale, la Swing du Suête, et elle enseigne la danse à l’autre troupe de danse pour les petits, la Petite brise. En plus de jouer du piano, de la guitare et du violon, cette jeune musicienne donne également des leçons de musique privées. 

En 2014, elle a lancé son premier album intitulé Bleu, blanc et rouge. C’est un mélange de chansons originales et traditionnelles. Elle en fait la promotion avec quelques petites tournées en région acadienne et elle fera également partie du festival Trails, Tales and Tunes à Terre-Neuve avec sa cousine Nicole LeBlanc, aussi participante au projet Régénération musicale. Comme contribution au projet, Michelle interprétera la chanson Ah! Quelle tristesse. Elle l’a déjà interprétée en spectacle avec le Conseil des arts de Chéticamp et elle l’aime bien. Pour elle, ce projet « est une excellente façon de déterrer les vieilles chansons traditionnelles et de faire travailler les artistes francophones de la Nouvelle-Écosse ».

 
 

 

SAULNIERVILLE : Une  cérémonie marquant l’ouverture officielle du Laboratoire d’innovation en science et en industrie et du Laboratoire Nova Ouest a eu lieu à Saulnierville le samedi 15 novembre. Une cinquantaine de personnes ont assisté à cette journée historique pour l’Université Sainte-Anne et le Laboratoire Nova Ouest. Noël Després a présidé la cérémonie. Noël Després est l’ancien président du conseil des gouverneurs de l’Université Sainte-Anne et il est actuellement le directeur général de Comeau’s Sea Foods.

M. Després a souhaité la bienvenue à la foule. Il a reconnu la présence des personnes suivantes : Greg Kerr, député fédéral de Nova-Ouest; Gordon Wilson, député provincial de Clare-Digby; Brian Comeau, représentant du préfet de la municipalité de Clare; Linda Gregory, préfet de la municipalité de Digby; Phil Mooney, conseiller de la ville de Yarmouth; Lisa Richard, représentante de l’Agence de promotion économique du Canada Atlantique (l’APECA), et Stéphane Cyr, consultant pour le projet. M. Després a expliqué à la foule avoir toujours rêvé des laboratoires actuels. Grâce à l’engagement des gouvernements provincial et fédéral et avec l’appui de l’Université Sainte-Anne, ce rêve est devenu une réalité. Après ses commentaires, M. Després a invité Greg Kerr à prendre la parole.

Greg Kerr a commencé son discours en qualifiant cette journée de spéciale. Il s’est dit satisfait d’avoir travaillé en partenariat avec la province de la Nouvelle-Écosse à la réalisation de ce projet.

Dans un communiqué de presse de l’APECA, les contributions des différents niveaux de gouvernement ont été annoncées. « Le gouvernement du Canada a appuyé cette collaboration, annoncée en avril en octroyant 482 920$ du Fonds des collectivités innovatrices de l’APECA. Pour sa part, le ministère du Développement économique et rural et du Tourisme de la Nouvelle-Écosse a contribué pour 100 000 $ au projet. »

Suite aux commentaires du député fédéral, le député provincial Gordon Wilson s’est excusé de l’absence de Stephen McNeil, le premier ministre de la province. M. Wilson a indiqué que le premier ministre a dû annuler sa participation à cette cérémonie à la dernière minute pour des motifs personnels. M. Wilson s’est dit heureux de constater le rapprochement de l’Université Sainte-Anne avec le Laboratoire Nova-Ouest. Il a déclaré que son gouvernement souhaite que les universités de la province continuent à collaborer avec les communautés et les industries en vue de l’avancement de la recherche, du développement et de l’innovation.

La prochaine personne à s’adresser à la foule a été Allister Surette, le recteur de l’Université Sainte-Anne. M. Surette a profité de l’occasion pour parler de la planification stratégique de l’Université. Il est d’avis que l’Université doit s’engager dans la communauté et il voit ce projet comme une étape importante dans le volet du développement économique. M. Surette a terminé en remerciant Noël Després et Kenneth Deveau pour leur excellente collaboration dans la réalisation de ce projet.

La cérémonie s’est terminée par une présentation PowerPoint de la part de Mohammadi Kaouass. M. Kaouass a présenté la raison d’être de ces deux laboratoires et leur importance pour l’Université et la communauté.

Après les discours, les participants ont eu l’occasion de faire une courte visite des différentes sections des laboratoires avec l’explication de la recherche accomplie dans chaque laboratoire.

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    Le projet est le fruit d’une collaboration stratégique des secteurs public et privé afin de stimuler la recherche et l’innovation en milieu rural en Nouvelle-Écosse. Il fait suite aux conclusions de la récente commission Ivany (recteur d’Acadia University), notamment quant à l’engagement de doubler les fonds pour la recherche dans les universités et les collèges ainsi que de trouver des approches durables et à valeur ajoutée pour les industries traditionnelles.

  • L'hiver a causé d'importants dégâts en Nouvelle-Écosse

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    Le phare de la Pointe, construit en 1874, était devenu un lieu historique sur le campus de l’Université Sainte-Anne, juste à côté. Il s’agissait d’un des derniers phares en bois dans la province. Le vent a démoli la structure et une bonne partie s’est retrouvée sur le côté de la falaise tout près. C’était un lieu de rencontre pour les étudiants ainsi que pour les promeneurs le long du sentier qui s’étend le long de la côte jusqu’au petit bois derrière l’Université.

    L’église Sainte-Marie, la plus grande église en bois en Amérique du Nord, s’élève à 185 pieds (56,4 mètres) de haut et comprend un ballast de 40 tonnes de roches pour résister aux éléments. Le dommage a été fait à une face des quatre pics à 150 pieds de haut, celui qui pointe vers le campus de l’Université Sainte-Anne. « La face de la pointe indique un petit pic détaché aux deux tiers de sa hauteur, a expliqué André Valotaire, coordonnateur de la paroisse Sainte-Marie. Un autre coup de vent ou la pluie pourrait le détacher. Le vent de la tempête a élevé le morceau détaché de 3 pouces. Il y a une ouverture vers l’extérieur. Ça tient par un ou deux clous au haut et le pic pourrait tomber n’importe quand. »

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