À LA UNE CETTE SEMAINE

« On suit le voyage par satellite, explique le concepteur du projet, Louis Paquin, des Productions Rivard. La communication n’est pas très bonne, mais on reçoit des rapports d’activités. Six semaines en haute mer, c’est plus difficile que ce que les gens avaient imaginé. »

Les participants ont tous été malades, chacun leur tour et parfois tous en même temps. Ils sont sur le bateau 24 heures par jour, sans pilote automatique. « Le focus de chacun, c’est d’améliorer les conditions de vie pour tolérer leur situation. Malade ou non, tu ne peux pas aller nulle part. »

Le groupe aurait connu des jours merveilleux. Mais le 5 juillet, une tempête a forcé l’équipage à tout attacher et fermer, laissant dériver au gré du vent l’embarcation de 180 pieds, munie d’une coque en fer, 12 450 pieds carrés de voile et d’un moteur de 690 forces.

Le Picton Castle a quitté La Rochelle le 4 juin avec à son bord 31 membres d’équipage, 10 passagers ayant des ancêtres parmi les colonisateurs du Canada au 18e siècle et une équipe de tournage de 6 personnes. Ce projet est le plus ambitieux des 20 ans de la maison de production manitobaine.

Le but de l’expédition est de revivre la grande migration fondatrice de la francophonie d’Amérique. Le choix du lieu de départ s’est imposé étant donné le rôle clé de La Rochelle dans la colonisation du pays. La diffusion de la téléréalité de dix épisodes sur les ondes de Radio-Canada suivra en 2017, marquant le 150e du Canada.

Les dix passagers ont été choisis à l’issue d’un concours national ayant attiré 1 200 soumissions. La traductrice de Néguac (Nouveau-Brunswick) et mère de deux enfants, Christine Savoie, ainsi que l’enseignant de Saint-Boniface (Manitoba), Tristan Fréchette, ont obtenu une place. Les huit autres participants sont québécois. 

« Le gros défi du tournage, poursuit Louis Paquin, est de suivre l’énergie du groupe. On a imaginé des scénarios, mais on ne leur dit pas quoi faire. On les laisse vivre l’expérience et on essaie de la capter. C’est comme ça que le public peut s’attacher aux participants. »

La série se veut à la fois un divertissement et un apprentissage du fonctionnement du navire, précise-t-il. « On veut montrer la vie des colons de l’époque et le quotidien de la vie en mer. Les participants sont intégrés aux quarts de travail. »

On suivra les voyageurs jusqu’à leur accueil prévu en sol canadien. Premier arrêt : Caraquet, 15 juillet. Destination : Québec, 25 juillet.

Richard Landry

PORT-ROYAL : Avec une gamme d’activités, les célébrations du 75e anniversaire de la reconstruction de l’Habitation de Champlain à Port-Royal, organisées par Parcs Canada et la Historical Association of Annapolis Royal, ont eu lieu le dimanche 3 juillet. La reconstruction a été ouverte officiellement en 1941 et était réalisée selon les plans de Samuel de Champlain qu’il a dessinés pendant son séjour à l’Habitation lors de son arrivée sur le site en 1605. On estime qu’environ 500 visiteurs au parc ont assisté aux fêtes.

Il y a 75 ans, environ 1 000 personnes avaient participé à l’ouverture officielle de l’Habitation de Port-Royal, a noté Lillian Stewart, gestionnaire locale des lieux historiques de Parcs Canada. Elle a expliqué le travail des bénévoles qui ont permis de réaliser ce projet, surtout le dévouement et les connaissances des artisans les plus habiles de la région 300 ans après la construction du premier site. Selon elle, le site est devenu le plus authentique possible.

Joël Doucet de Mavillette, interprète au service de Parcs Canada depuis 35 ans, dont depuis 30 au site de Port-Royal, a accueilli les visiteurs avec l’équipe du site. Il estime qu’aujourd’hui, il y a plus d’activités pour les jeunes, pour les parents aussi, afin de les intéresser davantage à leur histoire. Il y a des visites des écoles et des programmes comme le guide Explorateurs et le Club Parka ainsi que des visites aux écoles. Les jeunes étaient au rendez-vous lors des célébrations d’anniversaire.

Au programme le 3 juillet dernier (l’ouverture officielle du site a eu lieu le 4 juillet 1941), il y avait la pièce Harriette, une vignette historique, qui a présenté l’effort de Harriette Taber Richardson et a été mise en scène par l’Annapolis District Drama Group. Harriette a commencé les démarches pour voir à la reconstruction de l’Habitation de Port-Royal il y a 90 ans. Il y avait aussi un spectacle musical avec l’orchestre communautaire d’Annapolis Basin, des discours d’occasion, le chant de rassemblement de la Première nation de Bear River (avec Judy Pearson et Robbie McEwan) et le cri officiel du crieur public de la ville d’Annapolis Royal (Peter Davies). 

Occasion rare, la province de la Nouvelle-Écosse a permis aux organisateurs d’accorder des certificats de l’Ordre de Bon Temps à tous les visiteurs au parc qui le voulaient. L’adhésion à l’Ordre de Bon Temps est ouverte normalement aux visiteurs qui font la promesse de bien parler de leur visite dans la province et d’y revenir. En tout, 289 certificats ont été décernés aux Néo-Écossais et visiteurs.

Lilian Stewart, directrice des sites de Parcs Canada au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, était maîtresse de cérémonie. Elle a noté comment le dévouement et les connaissances des artisans à l’époque ont réalisé un projet important. Le préfet de la municipalité du comté d’Annapolis, Reg Ritchie, a noté qu’il y a eu plusieurs « premiers » dans la région, mais aucun aussi important que Port-Royal. « Deux sociétés, les Français et les Mi’kmaq, ont créé une amitié qui n’était pas connue ailleurs, c’est le symbolisme de l’amitié. Nous sommes capables 75 ans plus tard de célébrer le site et sa signification », a-t-il dit. Il a souhaité la bienvenue aux visiteurs dans la région. 

Le maire d’Annapolis Royal, Michael Tomkins, a de son côté souligné que Port-Royal signifie le début de ce qu’est le Canada aujourd’hui. « C’est le lieu du premier peuple dans le besoin secouru par les aborigènes. C’est la création du Canada », selon lui. Il a invité les participants à apprécier et à vivre l’histoire.

Alan Melanson, ancien président de la Historical Association of Annapolis Royal, et son épouse, Durline, présidente actuelle, ont présenté leurs réflexions sur le site historique. Alan y a travaillé pendant de nombreuses années. Il a expliqué que les Associates of Port-Royal ont ramassé des fonds et acheté la ferme où se situe le site qui était en vente pour 1 900 $. Tout a commencé en 1925. Le groupe a eu recours auxservices de l’architecte reconnu de Toronto, Charles Jeffries pour la reconstruction de l’Habitation.

Samuel de Champlain, rôle joué par Wayne Melanson, était de retour pour revoir la reconstruction de l’Habitation qu’il avait construite en 1605. « Le site n’a pas changé en 400 ans, selon Champlain. Nous avions un rêve d’établir une colonie française au Nouveau-Monde et nous nous sommes établis ici. Mais, comme Harriette Taber Richardson, nous avions des défis à trouver le financement de la France. La reconstruction ressemble beaucoup à l’Habitation de 1605 qui a été brûlée par les Anglais. Je jurerais que ce soit la même. J’ai dressé les plans. Ces menuisiers sont à féliciter, je suis fier que nous en ayons encore qui soient bons. Charles Jeffries a dressé les plans de l’intérieur que je n’avais pas dessinés. » Il a félicité tout le monde qui a contribué au rêve de Harriette.

Pour sa part, Gordon Wilson, député de Clare-Digby, parlant au nom du premier ministre Stephen McNeil, a noté qu’il est important d’illustrer les constructions et méthodes utilisées par les premiers Acadiens dans la région. Il a indiqué qu’il a rencontré là des gens de la Louisiane.

Enfin, Julie Tompa, directrice de l’unité de gestion à Parcs Canada, a salué les participants. « Nos lieux historiques nationaux reflètent le patrimoine riche et varié de notre nation et offrent à la population canadienne une occasion d’apprendre davantage au sujet de notre histoire diversifiée. La reconstruction de l’Habitation a vraiment constitué le point culminant des efforts de la communauté pour recréer cet établissement historique. »

La coupe cérémoniale du gâteau a suivi ainsi que la musique d’ambiance de Harvey Marcotte. Il y avait aussi le circuit du Bon Temps, une variété de kiosques offerte par Taste of Nova Scotia. Les kiosques offraient des produits de : Comeau’s Sea Foods, Bear River Vineyards, Planter’s Ridge, Meadowbrook Meat Market, Still Fire, 28 Drinks, Bullwark Craft Cider et Flex Flour.

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    POINTE-de-l’ÉGLISE – Le député de Nova-Ouest, Greg Kerr a annoncé le mardi 22 avril dernier un investissement de 482 920 $ du gouvernement du Canada dans ce projet de recherche, de développement et d’innovation dans la municipalité de Clare. Le ministère provincial du Développement économique et rural et du Tourisme investit quant à lui 75 000 $ dans la création de ce nouveau laboratoire à Saulnierville et de deux serres sur le campus de la Pointe-de-l’Église.

    Le projet est le fruit d’une collaboration stratégique des secteurs public et privé afin de stimuler la recherche et l’innovation en milieu rural en Nouvelle-Écosse. Il fait suite aux conclusions de la récente commission Ivany (recteur d’Acadia University), notamment quant à l’engagement de doubler les fonds pour la recherche dans les universités et les collèges ainsi que de trouver des approches durables et à valeur ajoutée pour les industries traditionnelles.

  • L'hiver a causé d'importants dégâts en Nouvelle-Écosse

    POINTE-de-l’ÉGLISE − Le blizzard du mercredi 26 mars avec des vents s’élevant à quelque 153 kilomètres à l’heure a laissé ses traces à Pointe-de-l’Église. En plus de démolir le phare it, les vents ont endommagé, entre autres, un des quatre pics de l’église Sainte-Marie à proximité.

    Le phare de la Pointe, construit en 1874, était devenu un lieu historique sur le campus de l’Université Sainte-Anne, juste à côté. Il s’agissait d’un des derniers phares en bois dans la province. Le vent a démoli la structure et une bonne partie s’est retrouvée sur le côté de la falaise tout près. C’était un lieu de rencontre pour les étudiants ainsi que pour les promeneurs le long du sentier qui s’étend le long de la côte jusqu’au petit bois derrière l’Université.

    L’église Sainte-Marie, la plus grande église en bois en Amérique du Nord, s’élève à 185 pieds (56,4 mètres) de haut et comprend un ballast de 40 tonnes de roches pour résister aux éléments. Le dommage a été fait à une face des quatre pics à 150 pieds de haut, celui qui pointe vers le campus de l’Université Sainte-Anne. « La face de la pointe indique un petit pic détaché aux deux tiers de sa hauteur, a expliqué André Valotaire, coordonnateur de la paroisse Sainte-Marie. Un autre coup de vent ou la pluie pourrait le détacher. Le vent de la tempête a élevé le morceau détaché de 3 pouces. Il y a une ouverture vers l’extérieur. Ça tient par un ou deux clous au haut et le pic pourrait tomber n’importe quand. »

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